Discothèque punk idéale subjective et assumée

25 avril 2011

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Il ne peut en rester que 10

 

Durf667

 

À la demande générale de l’ensemble de mes lectrices se prénommant Laurence et dont le pseudo est Poppy, j’ai présentement l’insigne honneur et l’incommensurable avantage de vous proposer ici une modeste liste comprenant une sélection de ce que j’estime être 10 des meilleurs albums de punk-rock ou assimilé à jamais m’être passé par les oreilles (mais il est vrai que je leur en ai fait subir de belles…)

Il est évident que ça n’engage que moi, mais c’est mon avis, et je le partage, ce qui tombe bien, vu que mon avis est justement celui auquel j’ai le plus communément tendance à me ranger quand on me le demande.

 

Préambule

 

Sont exclus de cette liste des albums et artistes de haute tenue, dont certains que l’auteur tient en très haute estime. Comme il a bien fallu faire un choix, on a choisi arbitrairement de faire débuter le punk en 1975, ce qui nous prive ici, entre autre, des groupes garage des années 60, d’Iggy Pop, du Velvet Underground et du MC5, entre autres. Que leurs noms soient vénérés loués jusqu’à la 56498148748926178148168ème génération. De même, point ici de post-punk, de new-wave, de no-wave, de grunge et leurs amis, point non plus de la frange la plus « cool » du mouvement originel, donc, pas de Talking Heads, de Television ou de Blondie. Et il y a forcément des mises de côté impardonnables. Que les Sex Pistols, Patti Smith, les Dead Boys et tant d’autres me pardonnent (même si je pense qu’ils ‘en foutent).

 

Les grands anciens

 

The Ramones – Ramones (1976)

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Parmi les tout premiers à dégainer, les quatre faux frangins avaient déjà tout compris. 1, 2, 3, 4, et c’est parti, trois accords, c’est presque trop. Tout dans cet album, le premier, tout est déjà là, l’urgence, la fausse stupidité, les mélodies pop noyées dans la saturation hardcore. Imités un milliard de fois, ils n’accédèrent jamais totalement au succès qu’ils méritaient, ne sortant quasiment jamais de leur minuscule van (les groupes français connaissent ça), mais déclenchèrent des vocations partout où ils allèrent. Peut-être le groupe le plus cool de tous les temps.

HEY ! HO ! LET’S GO !

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The Clash – The Clash (1977)

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Ou l’entrée de la politique dans le mouvement. Le Clash donne une certaine parole aux ouvriers et à la jeunesse au chômage de la Grande-Bretagne pré-Thatcher (une des ennemies préférée des punks anglais) et grave sur le vinyle le malaise post-hippy de cette révolution des fleurs qui a échoué. L’ennui et le désespoir sont toujours là, l’Angleterre s’enfonce dans un chaos que ces jeunes punks vont repeindre en lettres fluos et habiller de fringues bondages et de slogans marxistes. Le Clash en profitera pour sortir ensuite certains des meilleurs disques de ce changement de décennie.

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Johnny Thunders & The Heartbreakers – L.A.M.F (1977)

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Un des grands oubliés de l’histoire… Johnny Thunders, déjà présent dès 1972 avec les New-York Dolls, avait pourtant posé les premiers jalons de ce que deviendrait la scène punk. Outrances, provocations, no-future, drogues, sexe, rock n’roll… Représentant la Classe déglinguée à l’état pur, Johnny avait une sale tendance à tout foutre en l’air malgré son talent énorme et ses compositions comptant parmi les meilleures du genre. Le pendant nihilistes et réellement auto-destructeur du punk des origines. Un album de très, très grande classe.

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The Damned – Damned ! Damned ! Damned ! (1977)

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On aurait pu les prendre pour de sales petits imitateurs dess Sex Pistols, si ce n’est que ceux qui eurent le privilège de sortir avant ceux-ci le premier 45 tours punk en Angleterre avaient une sale tendance à savoir jouer. Cet album est un coup de cœur subjectif et personnel, le premier d’un groupe qui, avec Siouxie et ses Banshees, inventera quasiment le rock gothique et la new-wave un peu plus tard, signe ici une petite merveille de sauvagerie incandescente qui n’a pas pris une ride.

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This is Hardcoooooore !

 

Ce fut un crève-cœur de faire une sélection de seulement trois album de hardcore, Oï et/ou street-punk. Que Discharge, Black Flag, Bad Brains et même Bad Religion pour le hardcore mélo, et tant d’autres me pardonnent.

 

Dead Kennedys – Fresh Fruits for Rotten Vegetables (1980)

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Dans les année 80, le mouvement se radicalise. La politique est on ne peut plus présente dans les textes, la musique se veut plus rapide et plus dure. La Californie répond aux starlettes blondasses et aux hippies trentenaires avec Black Flag (L.A., autre excellent groupe) et les Dead Kennedys de San Francisco, dont le chanteur, Jello Biafra, propose de vous emmener en vacances dans le Cambodge de Pol Pot si vous êtes trop bourré pour baiser. Si on met de côté le fait que ce groupe a peut être le meilleur nom jamais trouvé, leur musique préfigure presque, par moment, celle de System of a Down. Sans déconner.

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The Exploited – Punk’s Not Dead (1981)

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Pour des raisons éminemment subjectives et personnelles, j’étais juste obligé de choisir un album de la bande à Wattie Buchan, et j’étais juste obligé de choisir le premier, celui avec les merveilleux et inoubliables « Sex and Violence » et « I believe in Anarchy ». Et puis, il fallait bien dans cette liste un album avec des influences vraiment Oï. (La Oï étant ce style de punk où on a l’impression, arrivé au refrain, que le stade tout entier se met à chanter). Excusez-moi, je pars écraser une larme de nostalgie.

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Minor Threat – Complete Discography (1989)

 

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Minor Threat est peut-être bien le groupe de hardcore ultime… L’histoire du groupe dure trois ans (1980 / 1983), puis Ian McKaye part fonder Fugazi, qui préfigurera toute la scène noise et post-hardcore, justement, à venir. Beaucoup moins bœuf que certains de leur copains, ces new-yorkais posent les jalons du NYxHC et du Straight-Edge (en gros, si on veut détruire le système, ça pourrait être cool qu’on arrête de se détruire nous même à grand coup de drogue et de sexe avec n’importe qui). Un de mes groupes préférés.

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Quelques Français.

 

Bérurier Noir -Même pas mort (2003)

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Alors, évidemment, il fallait un Béru dans cette liste. Si j’ai choisit celui-ci, c’est avant tout pour le DVD de ces concerts (VIVA BERTAGA !) à l’Olympia en 1989 qui voyaient la fin du groupe (et par la même d’une certaine idée de l’alternatif en France) et qui reste une putain de leçon de ce que devrait toujours être le rock n’roll. Et si vous n’avez jamais entendu parler des Bérus, mais qu’est-ce que vous foutez sur ce blog, en fait ?

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Les Shériff – Les 2 doigts dans la prises (1992)

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Encore un live… Encore de la nostalgie… Cet album m’évoque de longue soirées passées avec mon copain Zantar à faire des choses tout sauf intelligentes, alors voilà. Les Shériff, c’est un peu les Ramones du Sud-Ouest. Spéciale dédicace à Manu, batteur des Shériff et chanteur de The Hop-Là, dont j’ai eu l’honneur de faire la première partie avec Dernière Sommation. À la fin, quand il ont repris « Jouer avec le feu », y avait trois trentenaires fous de joie qui sautaient partout devant la scène. En plus Montpellier avait gagné en Ligue 1.

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Et pour finir, c’est étonnant, du subjectif

 

The Distiller – Sing Sing Death House (2002)

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Parce que ça fait plaisir quand le punk californien des années 2000 nous offre autre chose qu’Offspring, Good Charlotte ou Blink 182.

Parce que cet album est putain de bon.

Parce que j’aurai pu choisir Unseen, Anti-Flag ou Rancid.

Parce que Brody Dalle, quoi, bon, RRRRRrrrrRRRRrr, je ne suis qu’un homme.

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À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

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