Et maintenant ?

Posté par Durf667 le 28 avril 2011

Et maintenant, quoi ?


Et maintenant, qui ?


Je l’ai laissée s’échapper comme du sable entre mes doigts. Quand j’y pense, je devrais sans doute mettre cette phrase au pluriel. Je les ai laissées… Ouais, une clope, c’est pas une mauvaise idée.


C’est juste qu’au bout d’un moment, tout être humain doté d’un cerveau normalement fonctionnel et suffisamment opérationnel finit par en venir à des conclusions plutôt nihilistes. C’est pas une posture, c’est un état d’esprit. La condition humaine… J’ai vu la vérité, dit le sage, et elle n’a aucun sens. On se balade dans nos existences étriquées en se disant que toutes les baffes qu’on prend dans la gueule doivent bien servir à quelque chose. Qu’il y a une raison pour qu’on morfle à ce point. La vérité, c’est qu’il n’y en a pas. Relisez Cioran.


Ainsi, donc, voilà.


Tout est absurde. Nous sommes des mouches prises dans du papier collant. Se débattre ne sert à rien. Mais il n’y a que ça à faire, alors, allons-y gaiement. Hosanna, hosanna, et en route pour la joie. Le seul sens qu’il y a à trouver dans tout ce merdier, c’est à nous-même de le lui donner. Histoire de se démerder pour regretter un minimum de choses à la fin du voyage. L’important, c’est pas la destination, c’est le trip.


Comment rendre supportable, l’insupportable ?

Réponse baudelairienne : la défonce, les femmes, la création.

Ouaip. Farpaitement. Ça marche pas trop mal. Le temps du délire. Le temps que ça dure. J’ai parfois l’impression que Dieu a créé l’homme à son image, doué de raison, de la capacité à s’élever au-dessus de sa condition d’asticot juste pour se marrer en le regardant se débattre. Satan, pris de pitié, a créé la drogue, le sexe et le rock n’roll pour qu’on s’emmerde moins. J’ai eu plus d’expériences mystiques contre un corps et une âme aussi perdus que les miens, dans les parfums éthyliques, à l’ombre des ailes d’une symphonie électrique que dans n’importe quel temple.


Et maintenant ?


Maintenant que cet épisode est terminé, quoi ?


L’idée de recommencer tout le bordel m’épuise… Mais il va bien falloir. J’ai pas précisément l’intention de flinguer tout de suite. Pas ce soir, en tout cas.


Je crois que finalement, c’est la fierté, ou l’orgueil, qui fout la merde. L’égo, saloperie ! Regarder l’autre vivre, c’est parfois assez dur… Regarder l’autre souffrir sans toi, c’est pire. Nous voudrions toujours être la cause de toute joie et de toute souffrance chez cet, chez ces autres.


Je m’enivrerai un autre jour. Ce soir, j’ai besoin d’être seul avec ma lucidité, cruelle et froide. Quitte à ressasser des souffrances d’autres temps, des plaisirs d’ailleurs. À quoi tu penses, petit homme ? Ce n’est qu’un perpétuel recommencement. Pourquoi briser des cycles quand ce sont eux qui nous façonnent ?


Il y a de l’espoir. Il y a aussi du vide.

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