Crash-test #6

28 août 2011

Crash-test, Tous les textes

Enfin, l’été est terminé. C’est pas trop tôt.


Il savait qu’il avait un défaut rédhibitoire, à savoir son manque affligeant de confiance en lui-même et ses capacités. Mais mis à part ça, il savait également valoir bien plus que ce type, avec sa belle gueule, ses belles paroles et son sourire de beau gosse de merde.


Demain, il pleut.


La nuit n’a pas de fin. Le jour lutte, mais les volets clos lui interdisent de pénétrer dans la petite chambre en désordre. La poussière danse dans le bâillement d’un rayon pâle.

Livres et cartons s’entassent dans les recoins assombris. Deux mouches se disputent au plafond. L’homme est à son bureau, encombré de papiers, de crayons, de paquets de cigarettes vides et de tasses de café séché. Le visage éclairé par l’écran de l’ordinateur, il fixe d’un regard fiévreux un flacon de délicat cristal.


« Si on suit ton raisonnement, tout ceux qui sont pas né au Darfour ou en Afghanistan ont qu’à fermer leur gueule ?

  • Exactement. »


Elle espérait encore qu’il continuait de temps en temps à passer sur son facebook, sur son blog, à demander de ses nouvelles à leurs amis communs.

Elle espérait qu’il en avait encore quelque choses à foutre.


L’esprit humain est prévisible, analysable, observable. Il est aussi trompeur, tortueux et incompréhensible.


« Mais t’attends quoi d’elle, en fait ?

  • Je sais pas. Peut-être qu’elle se décide enfin à tomber amoureuse, histoire que je sois obligé de passer à autre chose.

  • Mais c’est que tu l’aimes toujours, ou tu veux juste la sauter ?

  • En quoi l’un empêcherait l’autre ?

  • C’est une réponse ça ?

  • On s’en fout des réponses, la vérité imprègne les questions. »


I won’t be drinking anymore…

I won’t be drinking anymore…

I said it once… Said it a thousand times before…

I won’t be drinking anymore…

It’s not a lie,

A drunkard promise,

It’ll just take some time…

Take some time…

Take my hand

And bring me to the end

Of this tears I hate to love.


« Ben tu comprends, pour draguer, j’ai connu mieux. Bonjour mademoiselle, vous faites quoi dans la vie ? Moi, je suis nettoyeur de scène de crime. »


Albrecht était un gnome des plus ordinaires. Il était issu de la branche cadette de la famille Boggan par sa mère, qui avait épousé un épicier de la Cité, bon sujet d’Obéron et épicier dans le souk des jardins suspendus. Il avait d’ailleurs hérité de la boutique de son père, qu’il avait fait prospéré en se spécialisant dans l’approvisionnement de diverses liqueurs, alcools, drogues et psychotropes venus des quatre coins des réalités.


Il était une fois un petit électricien. Son travail consistait à fabriquer des petits interrupteurs sur le cœur des gens quand ils tombaient amoureux. Comme ça, même quand cet amour disparaissait, qu’il fallait le mettre sur off, l’interrupteur était toujours là. À jamais.


Demander de l’aide est tout autant une preuve de faiblesse que de force.


Essaye, essaye, essaye encore, et n’oublie pas de mourir.

 

À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

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