Recueil de citations anti-appoliniennes, ou La fin du monde est pour ce soir depuis 2000 ans (au moins).

10 octobre 2011

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« Pouvez-vous résister à de si doux penchants,
Et, dans ces tristes lieux, consumer vos beaux ans? »

Pétrone, Le satyricon (Ier siècle.)

 

 

 

« Si la chair est venue à l’existence à cause de l’esprit, c’est une merveille ; mais si l’esprit est venu à l’existence à cause de la chair, c’est une merveille de merveille. Et moi, je m’émerveille de ceci : comment cette richesse s’est-elle mise dans cette pauvreté ? »

Le logion 29 de L’Évangile selon Thomas (Texte chrétien gnostique du IVème siècle.)

 

« D’eux il en fut ainsi

que du chèvrefeuille

qui s’était pris au coudrier.

Lorsqu’il y est bien enlacé

et roulé autour du bois,

ensemble ils peuvent bien durer ;

mais si on les sépare,

le coudrier meurt bientôt

et le chèvrefeuille également.

Belle amie, il en est de même de nous :

ni vous sans moi, ni moi sans vous. »

Marie de France, Lai du chèvrefeuille à propos de Tristan et d’Iseut (XIIème siècle.)

 

« La pluie nous a lessivés et lavés
Et le soleil nous a séchés et noircis;
Pies, corbeaux nous ont crevé les yeux,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais un seul instant nous ne sommes assis;
De ci de là, selon que le vent tourne,
Il ne cesse de nous ballotter à son gré,
Plus becquétés d’oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre! »

François Villon, La ballade des pendus (XVème siècle.)

 

« Je veux m’allier au noir désespoir contre mon âme et devenir l’ennemie de moi-même ! »

William Shakespeare, Richard III (1593).

 

« De quelle espèce sont donc tous ces gens, dont l’âme n’a pour assise que l’étiquette, dont toutes les pensées et tous les efforts ne tendent pendant des années qu’à avancer d’un siège vers le haut bout de la table ?»

Goethe, Les souffrances du jeune Werther (1774).

 

« Et si je ris de toute chose ici-bas,

C’est afin de n’en pas pleurer. »

Lord Byron, Don Juan (1819).

 

« Je suis le Ténébreux, le Veuf, l’Inconsolé. »

Gérard de Nerval, El desdichado (1854).

 

« Il est bon d’apprendre quelquefois aux heureux de ce monde, qu’il est des bonheurs supérieurs aux leurs, plus vastes et plus raffinés. »

Charles Baudelaire, Le spleen de Paris (1869).

 

« Les hommes chantent parce qu’ils ont goûté à la mort. »

Tristan Tzara (début du XXème siècle.)

 

« L’Emissionniste n’est pas un être humain. Il est le Virus Humain. (Tout virus procède de cellules détériorées menant une existence parasitaire : il éprouve une affinité spécifique avec la Cellule Mère, et c’est ainsi que les cellules hépatiques délabrées se dirigent vers le berceau de l’hépatite et autres maux. Il en résulte que chaque espèce a son Maitre Virus : l’image pervertie de l’espèce elle-même.)
L’image pervertie de l’Homme évolue de minute en minute, de cellule en cellule… la misère, la haine, la guerre, gendarmes et voleurs, la bureaucratie, la folie, tout les symptômes du Virus Humain. »

William S. Burroughs, Le festin nu (1959).

 

« Dans un monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux. »

Guy Debord, La société du spectacle (1967).

 

« Oh we’re so pretty

Oh ! So pretty

Vacant ! »

Johnny « Rotten » Lydon, Pretty vacant (1976).

À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

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