Un sonnet

26 novembre 2011

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 Parfois, en fouillant dans des vieux papiers, on tombe sur des trucs qu’on a oublié avoir écrit. Voici donc un sonnet sorti de je sais pas où, que j’ai quand même un chouïa retravaillé.

 

J’ai vu les belles âmes dévorées par la faim.

J’ai entendu les rires des imbéciles heureux,

Bâtissant leurs empires et gavant les peureux

avec rien. Les infâmes dansent, chantent et crient « Enfin ! 


Les héros sont tous morts, nous pouvons donc dormir ! »

Mais qui restent éveillés, debout, tremblant de froid ?

Pas ceux qui cèdent aux laids messagers de l’effroi.

Pas ceux qui ont peur, pas ceux qui craignent et admirent


Les hérauts de la boue, de la médiocrité.

Nous nous levons encore, ivres, tristes et mourants.

Nous ne sommes pas forts, mais nous serrons les rangs


Contre ces nombreux morts. Notre crime a été

D’espérer à voix haute. Le délit est flagrant :

Le Beau est dans les marges de la société.

À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

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