Crash-test #12

18 décembre 2011

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Ben merde, alors.

Apollon et Dionysos sont posés à une terrasse. Apollon boit un thé vert, Dionysos en est à sa troisième pinte. La discussion est cordiale, mais les deux interlocuteurs ne se comprennent absolument pas. Ça ressemble plus à deux monologues superposés et imbriqués qu’à un réel échange verbal.

C’est à peu près aussi jouissif que se balader dans un marché de noël avec un lance-flamme.

Quand la vie sociale est manifestement un terrain sur le quel on est mal à l’aise, la tentation de la fuir est forte. Et puis, qui a besoin d’une vie sociale quand on a sa page facebook, son twitter, son tumblr…

La bonne blague !

« Incroyable ! Y a des couilles qui ont dû lui pousser entre les jambes pendant la nuit, je vois que ça… »

« Travaille ! Consomme ! Crève !

- Non merci, monsieur. »

Hi ki !

Demian avait enfin trouvé un coin de la Cité où il se sentait bien. Une petite maison avec un jardin dans les faubourgs, on distinguait l’orée du Bois à quelques centaine de mètres.

Il se posait régulièrement au soleil, dans un fauteuil élégamment vétuste, un verre de liqueur sur une table basse.

Il y avait des rats dans les combles, mais ce n’était pas grave, ils avaient formé un groupe de rock, ce qui évitait à Demian de mettre de la musique. Il n’avait qu’à les inviter à partager une mousse de temps en temps et les relations de voisinage établies restaient parfaites.

La recrue s’en sort très honorablement, et laisse entrevoir un potentiel prometteur quant à ses performances à venir.

Ce cerveau est encore en travaux, prière de ne pas gêner le travail des ouvriers.

Joyeuse fête de Yule, joyeuses saturnales, bref joyeuse fête païenne du solstice d’hiver honteusement récupérée par les chrétiens pour pouvoir continuer en s’empiffrer de dinde, de mousseux et tout vomir après s’être offert tout un tas de cadeaux inutiles sans avoir à culpabiliser du gâchis occasionné par la sur-consommation et faire semblant de ne pas remarquer qu’on est passé d’une célébration somme-toute universelle du retour des jours dont la durée croit au profit d’une ode au capitalisme le plus éhonté, mais je veux bien des cadeaux quand même et le foie gras, c’est bon, et putain, c’est moi, ou elle est vachement longue, cette phrase ?

À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

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