7 péchés capitaux

Posté par Durf667 le 28 janvier 2012

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Orgueil.
« Putain ! Regardez-moi cette bande de cons… Ce troupeau pathétique de moutons qu’on mène à l’abattoir. C’est vraiment un ramassis d’abrutis… Moi, j’ai tout compris. Moi, je sais. Pourquoi on ne m’écoute pas ? Moi j’ai les réponses. C’est juste que l’humanité est méprisable. J’ai l’impression qu’il n’y a que moi qui le sais et qui en fais un minimum pour que ça change. Je commence par me changer moi-même. Pour être moins méprisable. Je suis un exemple, bordel ! Mais vous ne voyez rien, n’entendez rien… Bande de cons. »

Avarice.
« Oui ! Je l’ai, ça y est ! Je l’ai ! Il est classe ce smartphone… Bon, j’en ai pas une utilité flagrante, il fait pas grand chose de plus que mon vieil iPhone3. Mais je l’ai ! Il est enfin à moi… Il faut que je fasse gaffe à bien planquer l’iPhone, histoire que mon frère me le pique pas. Quand il a su que j’avais commandé le nouveau, il a osé me demander de le lui filer… Le con ! Il a qu’à s’en payer un lui-même ! Il est à moi, merde, il m’a couté assez cher… Je crois que je vais le planquer dans le placard avec le premier iPad. J’ai reçu le 2 il y a quelques temps. Je m’en sers pas des masses, d’ailleurs. Mais je l’ai.

Envie.
« C’est dégueulasse. Tu les a déjà vu en concert ? Pathétique. Aucune présence. On dirait des porte-manteaux de luxe pour jeans troués et T-shirts crasseux. Aucune classe. Musicalement, c’est pas mieux. D’accord, ils savent jouer. Mais y a aucune émotion dans leur merde. T’as entendu leur démo ? Merde en barre, son pourri, compos à chier. Des solos qui servent à rien, ils s’écoutent jouer. Vraiment, je comprends pas. Tu nous a vu jouer, nous, t’as écouté l’album ? C’est dingue… J’arrive pas à croire qu’ils aient décroché un contrat de trois albums. Ils ont vraiment du guano dans les oreilles, dans ce label. »

Colère.
« FERME TA PUTAIN DE GUEULE, CONNARD ! TU TE PRENDS POUR QUI, POUR QUOI ? POURQUOI TU ME PARLES, T’AS PAS D’AMIS ? JE SUIS PAS TON POTE, ENFOIRÉ, TU VAUX RIEN, DÉGAGE ! DÉGAGE AVANT QUE JE T’ÉCLATE LA GUEULE CONTRE UN MUR ! QUOI ? JE M’EN FOUS QUE TES ARGUMENTS TIENNENT LA ROUTE ! JE M’EN FOUS D’AVOIR TORT ! COMMENT TU OSES ME PARLER ! TU CROIS QUE TU VAUX MIEUX QUE MOI, C’EST ÇA ? RIEN À FOUTRE, CONNARD ! RIEN À FOUTRE ! FERME TA PUTAIN DE GUEULE AVANT QUE JE TE DÉFONCE ! SALE CON… »

Luxure.
« Bon, elle va se décider à dégager, la conasse ? Maintenant que je lui ai fait toutes les saloperies dont j’avais envie, je vois pas ce que je pourrais en tirer de plus. Quoi que je dirais pas nom à une petite pipe. Elle suce pas mal. Et je pourrais la forcer à avaler, cette fois-ci… putain, je rêve… Elle a l’air de vraiment croire que ça m’intéresse, ce qu’elle raconte. Allez, un petit effort. Simulons l’intérêt… J’ai bien envie de cette pipe, finalement. Qu’est-ce qu’elle peut raconter, comme conneries… Rhalala. Idiote. J’ai pas envie de t’écouter, parler, ça crée des liens, et il y a d’autres culs dehors qui n’attendent que ma queue. »

Gourmandise.
« Allez, encore un petit verre… C’est pas sérieux, mais je m’en fous. J’irais gerber tout à l’heure, au pire. Ça fera de la place pour la suite. Putain, que j’aime être bourré ! Allez, cul-sec… Je sens les bulles de la bière éclater et remonter dans la cavité nasale. J’adore ça. Encore un verre. Au point où j’en suis, ça peut plus me faire de mal. Enfin, pas plus que ce que ça m’en a déjà fait… Hé hé ! Putain, je suis bourré… Je kiffe… Chouette ! Le patron m’offre un shooter. Pas besoin de demander ce qu’il y a dedans, on s’en fout. À la tienne, camarade ! Pis sers-moi en donc un demi de plus ! Putain, je vais gerber… Pas grave, ça fera de la place pour la suite. »

Paresse.
« Pourquoi voudriez-vous que je me bouge ? Rien ne sert à rien. À quoi bon se bouger le cul ? Y a aucune chance que ça change quoi que ce soit. Et puis, je suis tellement fatigué… J’en ai marre d’essayer des trucs et d’échouer. Alors, j’essaie plus rien. Je fais de mal à personne. Je préfère rester peinard chez moi, devant la télé, avachi dans mon fauteuil, à bouffer des chips. J’ai encore raté un rendez-vous à Pôle-Emploi, mais j’en ai rien à battre. Pourquoi est-ce qu’on me fout pas la paix. C’est vrai, quoi, je fais pas de mal… Mais non, il faut toujours qu’on vienne m’emmerder. Foutez-moi la paix. »

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