• Accueil
  • > Archives pour février 2012

Fable : L’homme qui boyait trop.

Posté par Durf667 le 21 février 2012

De rebours, mal en ligne, il boyait beaucoup trop.

De gros gargouillons brûrulaients dans ses tripouilles.

C’était son arbitrude d’abusager de chouille,

D’éthyler son cerchef. Mais là, entred’eux rots

Il pensistait à croiver en son contrôlage,

En sa gestitution de ses activultures.

Encore, il certitait que ses palabratures

Gardaient la sensition que proveut le langage.

À la Lune, il crilait : « Qu’obgardes-tu, blancasse ? »,

« Parcusez-moi, meugle homme ! » en trébuscant un arbre.

« Vous, garmante choiselle, vous êtes accorte aimarbre »,

Tenstant d’enlanguer le flicier qui l’embarcasse

Pour qu’il termisse sa nuitude en dégrision,

Une bossine en prisme sur sa testimage.

Alors, jeunitude, écoutend ces palabrages :

Quand le con va au vin, et ben, il reste con.

PS : Je tiens à remercier pour ce texte Lewis Caroll et l’ensemble de la poésie Vogone, qui m’ont bien inspiré, sur ce coup. En vous remerciant, z’êtes fort aimables.

Publié dans Chanson, Poemes, Tous les textes | Pas de Commentaire »

Un sonnet. Hommage à Baudelaire (encore un…)

Posté par Durf667 le 10 février 2012

La nuit fait ressembler le plus sordide rade

Au palais d’un sultan, à la chambre au trésor

Cachée dans la montagne. Si j’y réside encore

C’est que le jour atroce a des couleurs si fades

.

Qu’elles agressent mon œil. Dehors tout est si crade

Que j’en vomis parfois quand m’observe l’aurore

Méprisante. Il est vrai que tout s’habille d’or

Sous le voile éthylique. Le bar n’est qu’ambassade

.

De Dionysos là où Apollon règne en maître,

Impitoyable et fier, il nous refuse d’être

Plus qu’un instant incontrôlables mais damnés.

.

Il tient la laisse, la lâche pour une nuit de dingue,

Jusqu’à la suivante, il tolère que la bringue

Ne soit qu’un passage, un délire déjà mort-né.

 

Publié dans Poemes, Tous les textes | Pas de Commentaire »

Crash-test #15

Posté par Durf667 le 9 février 2012

Le loup n’a pas forcément besoin de se jeter sur sa proie toutes griffes dehors, les crocs en avant. Pas besoin non plus de hurler ou de grogner pour se faire entendre. Parfois, blessé, il murmure. On entend à peine ses paroles derrière le bruit de ses chaines.

Il est des journées qui se terminent avant d’avoir vraiment commencé.

« Que fais-tu, encore réveillé, à cette heure ?

-Je ne dors jamais. »

C’est un peu comme s’il se tenait bien droit, immobile, sur un support en équilibre précaire. Le moindre mouvement provoquerait… provoquerait quelque chose. Tant qu’il ne bouge pas, rien ne se passe. Et il peut profiter de la vue.

Et qu’en est-il des anges qui, quand Lucifer rassembla ses troupes contre celles menées par Mikael au nom de l’Unique, refusèrent de choisir un camp ?

« T’as eu des news de Marianne ?

-Elle s’est suicidée la semaine dernière.

- Encore ? »

Merci d’être improbable.

Au commencement, il n’y avait rien. Et puis, soudain, sans raison, il y eut quelque chose. La merde commença quand ce quelque chose, par la suite, ressentit le besoin d’exister.

Il se sentait comme une assiette en porcelaine dans un magasin d’éléphants. Comme une blonde dans une librairie. Comme une ballerine dans un pogo.

Je ne sais pas ce qui est pire. Une éternité de souffrances en Enfer, ou une éternité de Rien dans les Limbes.

« J’ai mal au crâne. Putain, que j’ai mal au crâne. Ça fait bientôt deux mois que j’ai mal au crâne. En permanence. Même la nuit. »

Dans la version d’Hésiode de la création du monde, les premières divinités, les premiers concepts à apparaître sont Chaos, Gaïa, Tartare, Éros, Nyx et Érèbe. Le Vide, la Terre, les Entrailles de la Terre, le Désir, la Nuit et les Ténèbres. Tout ce qui est et existe provient d’un ou de plusieurs de ces concepts.

« Ferme t’Hegel : Nietzsche ta mère !

-Fais gaffe ! Schopenhauer de rien, moi ! »

L’ Amour.

Le Scientifique n’en parle pas.

Le Mystique en parle car il est certain de savoir ce que c’est.

Le Philosophe en parle car il est certain qu’il pourra, ce faisant, savoir ce que c’est.

L’Artiste en parle car il est certain de ne jamais savoir ce que c’est.

Si le Christ avait subi le supplice du pal au lieu de celui de la crucifixion, est-ce que les bonnes sœurs et les curés auraient tous des godes autour du cou ?

Publié dans Crash-test, Tous les textes | Pas de Commentaire »

 

lepoetesolidaire |
Mots ecrit pour apaiser les... |
Mes poèmes qui retrace ma vie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le cercle des mots disparus
| vivre et souffrir pour écrire
| histoireentoutgenre