Un sonnet. Hommage à Baudelaire (encore un…)

10 février 2012

Poemes, Tous les textes

La nuit fait ressembler le plus sordide rade

Au palais d’un sultan, à la chambre au trésor

Cachée dans la montagne. Si j’y réside encore

C’est que le jour atroce a des couleurs si fades

.

Qu’elles agressent mon œil. Dehors tout est si crade

Que j’en vomis parfois quand m’observe l’aurore

Méprisante. Il est vrai que tout s’habille d’or

Sous le voile éthylique. Le bar n’est qu’ambassade

.

De Dionysos là où Apollon règne en maître,

Impitoyable et fier, il nous refuse d’être

Plus qu’un instant incontrôlables mais damnés.

.

Il tient la laisse, la lâche pour une nuit de dingue,

Jusqu’à la suivante, il tolère que la bringue

Ne soit qu’un passage, un délire déjà mort-né.

 

À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

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