Lettre ouverte à un personnage de nouvelle

Posté par Durf667 le 18 avril 2012

Tu sais quoi ? Tu m’emmerdes. Quelque chose de bien. J’ai pas encore écrit une seule ligne de la nouvelle dont tu es le héros (« héros » ! Laisse-moi rire, si tu savais ce que je te réserve…), dont tu es le personnage principal, donc, et déjà, je peux pas te piffrer.

C’est peut-être ça, le problème. Pour cette histoire, j’ai besoin d’un perso assez pathétique. Je dirais même que j’avais besoin, au départ, quand l’idée générale m’est venue, que tu sois antipathique. Je sais pas. Du coup, même si j’ai changé mon fusil d’épaule depuis, j’ai pas spécialement envie de me pencher sur ton cas. L’esquisse de base, bien qu’invisible, reste trop négative. Je suppose qu’elle me renvoie à une personne que j’étais il y a quelques mois, voire années, et que ça me gonfle de ressasser ces vieilles merdes.

Déjà, ça part mal, je sais pas comment te nommer. C’est important, un nom. Ça donne des indications. C’est une piste (qui peut-s’avérer fausse, d’ailleurs) pour le lecteur. Mais toi, je sais pas, tout les noms que je te trouve sonnent… faux. Joshua, Al, non, c’est pas toi.

Que mes personnages me fassent chier, c’est bon, j’en ai pris l’habitude. Merde, je crois même que je sais que je suis sur la bonne voie quand vous commencer à pas vouloir faire ce dont j’ai besoin pour continuer mon histoire. Ça veut dire que vous accéder à une certaine « réalité », que vous existez un peu en dehors de mon seul cerveau. Ça veut dire que je peux plus vous forcer à rien qui soit en désaccord avec ce que vous êtes. Ça veut dire que vous commencez à être des personnages avec une certaine épaisseur. Mais ça, en général, je le découvre (je vous découvre) au fur et à mesure de l’écriture.

Mais toi, non. Toi, il faut que d’emblée, avant même la première ligne, le premier mot, que tu te refuses à ma plume.

Pourtant, je sais déjà tout de toi.

Enfin, je sais ce qui devrait suffire à commencer à te raconter.

J’ai des pages entière de notes, il y a même des trucs là-dedans qui ne seront peut-être pas dans la nouvelle.

Je sais bien que c’est ma faute.

Je t’ai peut-être imaginé trop… désagréable. Et cette impression reste gravée dans mon esprit, quand bien même je voudrais te rendre plus… aimable. Il faut bien que le lecteur s’identifie un minimum.

C’est ça.

Je crois voir mon erreur.

Je t’ai peint en noir et blanc, et j’ai oublié les nuances de gris.

Erreur de débutant.

Mais je suis un éternel débutant.

Excuse-moi pour ce mouvement d’humeur. C’est pas contre toi.

J’y retourne. Mettre quelques nuances de gris.

Et peut-être même quelques couleurs, qui sait ?

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Crash-test #18

Posté par Durf667 le 16 avril 2012

« On peut pas être bon tout le temps.

- C’est pas où raison pour être mauvais en permanence. »

 

Un cerveau est un flingue chargé.

Alice se dit que quelque chose n’était pas normal, enfin, que quelque chose était anormal d’une façon différente que d’habitude, quand le chapelier et le lièvre ne Mars commencèrent à s’engueuler à propos de leur vote à la présidentielle, l’un défendant un « vote efficace » en faveur de Hollande là où l’autre militait pour un vote « de cœur et de tripes » pour Mélenchon.

C’est une tension, une électricité sous-cutanée permanente qui lui ravage les muscle et lui fait grincer des dents. C’est un spasme en permanente gestation.

« … massacre en Syrie. Et maintenant, les résultats sportifs de ce week-end. Le PSG… »

Auparavant, le Loup s’en prenait également à son Ombre, qui, à présent plus libre du fait des blessures de la bête, obscurcissait le miroir.

Quand on connait l’effet d’un manque de sommeil sur une conscience, on se dit que vraiment, la drogue, c’est trop cher.

Vous avez remarqué, dans un bus, comme les gens font bien attention de ne pas se remarquer les uns les autres, justement ?

Exil.

Quand il était petit et qu’il sortait l’hiver sans son pull, sa maman le réprimandait en lui disant qu’il allait attraper la mort. Depuis, il continue à sortir l’hiver sans pull, mais avec un filet de pêche, des pièges à loup et des chaines. Pour être sûr de pas la rater, au cas où.

« Il faut prendre son temps afin de bien le remplir. » C’est moi, où ça sonne comme le titre d’un porno métaphysique ? (Métaphysique dans son cul, on est d’accord, c’est évident.)

Avez-vous noté comme ce sont souvent les gens les plus torturés qui font les projets les plus débiles ?

Quand les rêves se font plus intéressants que la réalité, quand on s’en souviens exactement, dans tous leurs détails, quand on y contrôle nos actes et nos paroles, alors le soi-disant monde réel ne devient qu’un rêve de plus.

Il avait essayé toute son adolescence de devenir quelque chose qu’il était déjà.

J’ai envisagé très sérieusement d’arrêter l’écriture. Et puis, je me suis dit qu’avant ça, ce serait déjà pas mal de commencer.

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Crash-test #17

Posté par Durf667 le 6 avril 2012

Quand Al se retrouva en Enfer, il réalisa que ce n’était pas la première fois qu’il venait là.

 

Y a des fois, forcément, le doute s’installe. Le doute, c’est bien. Ça permet d’évoluer. Mais ça peut aussi devenir le flingue que tu tiens contre ta tempe.

 

On est trop nombreux. Ça va forcément finir par péter. Et ça sera pas joli.

Qui veux-tu être ?

Personne n’a jamais vu la pièce du labyrinthe où le minotaure avait rangé ses affaire. Un lit contre le mur, un congélo plein d’athéniens, un PC sous Windows 95 avec un modem à 56k. C’est pour ça qu’il était vénère.

Il est des personnes qui resteront à jamais des hypothèses.

À quoi pense un père qui se connecte à youporn et qui tombe sur un vidéo de sa fille ? Est-ce qu’il se dit que c’est mal filmé ?

J’ai toujours eu une sale tendance à trouver les gens paumés touchants. Je les vois un peu comme un symptôme de ce qui déconne dans nos sociétés. S’ils existent, c’est qu’elle ne fonctionne pas si bien que ça, la société. Mais tout lui mettre sur le dos est une connerie. Il serait temps de se bouger le fion. Depuis que je traine avec des gens qui, parfois tout aussi perdus, tentent de trouver des solutions (réalisables ou utopiques, crédibles ou fausses) par eux-même à ce qu’ils estiment déconner, ben mon moral, curieusement, a tendance à mieux se porter.

Il s’est fait largué par sa meuf parce qu’elle avait envoyé « TROMPE » en SMS surtaxé à un service téléphonique foireux.

En fait, il partait du principe que ce qui l’intéressait, LUI, était forcément primordial.

Quand je suis seul, j’ai parfois des doutes. Sinon, je ne me pose même pas la question. Ce qui est, en soi, une réponse.

Je pense pas que ça change quoi que ce soit au fait que ce soit un abruti.

J’écris moins pour le blog, en ce moment, mais c’est parce que, d’une part, j’essaie (j’essaie… J’ai pas dit que je réussissais, hein ?) de bosser des textes qui ne seraient pas destinés à figurer ici (trop longs, entre autre), et d’autre part, il semblerait que le monde réel me rappelle à lui de manière péremptoire, en ce moment.

Le mort se concentrait pour souffler sur les vitres et les miroirs. Mais il n’était pas encore assez fort pour écrire dans la buée avec ses doigts spectraux.

La différence entre radicalisme et terrorisme réside dans le craquement d’une allumette.

Du côté de son père, c’est pas tellement qu’il y avait des fous, c’est surtout qu’il se trimballait une sacrée généalogie de pervers…

À l’arrivée, la seule chose qui compte, c’est […]. Please fill the blank.

L’incertitude est pleine de possibilités.

Je reviendrai de manière subrogative, en tapinant.

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