Ils

Posté par Durf667 le 28 juin 2012

Perdus dans un chaos de sentiments agglomérés à leurs égos et si suintants qu’ils glissent dessus, ils se fendent les os et appellent ça la vie.

Ils réclament un dû virtuel, imaginaire et vain.

Aucun effort n’est consenti, tout fut promis, tout fut trahi, mais qui a dit que quoi que ce soit devait être juste ?

Ils pensent vivre, mais ils consomment,

Ils croient jouir, mais ils empruntent, pour une nuit, une heure, ces corps fébriles trouvés au fond d’un verre.

Ils croient aimer, mais ils s’imposent les illusions et les modèles trouvés au fonds des rêves d’autres qu’eux.

Ils veulent tout, exigent tout, ordonnent qu’on leur cède, sans prendre le temps de prendre des coups.

Sans prendre le temps d’apprendre des coups.

Ils confondent révolte et provocation, ils réclament le respect, ils croient qu’on le leur doit.

Tout doit leur être donné, leurs blessures leur semblent plus profondes. Il n’apprennent plus, ils coulent, ils se noient dans les néons, les écrans, les fosses communes de l’information, les autoroutes remplies de milliards de véhicules vides.

Ils baisent en croyant faire l’amour.

S’ils le pouvaient, ils achèteraient des émotions sous cellophane, saines et inoffensives.

Aimer sans prendre le risque d’un coeur piétiné, se souler sans gueule de bois.

Ils ne comprennent pas que la valeur de toute chose est aussi dans son prix.

Le monde est remplis de contraintes et leurs révoltes indignées se cachent dans les replis de ce qui leur résiste.

Ce qui les insupporte.

Comment le monde ose-t-il ne pas se plier à leurs volontés ?

Alors, ils boivent, alors ils dansent, alors ils se jettent les uns sur les autres, se carambolent, se télescopent, chacun est la blessure de l’autre.

Alors ils votent non pas pour un candidat, mais contre la terre entière, ulcéré par l’idée de ne pas être tyrans eux-même.

Alors ils se gavent de molécules, ils se masturbent sur leurs salaires, ils font des gosses comme on joue au sims.

Ils n’ont pas à évoluer, on leur a toujours dit qu’ils étaient déjà parfaits. Du moins, c’est ce qu’ils ont compris.

Ils sont, comme nous tous, des flocons de neiges uniques et merveilleux. Mais ils n’ont rien à foutre des autres flocons.

Alors ils fondent, seuls, et laissent dans leur tombe une flaque négligeable qui n’arrose qu’une boite vide.

Alors, ils reviennent au néant, et le court épisode de leur vie n’aura servi à rien.

Elle ne fut importante que pour eux-même.

Une vie n’a de sens que celui qu’on lui donne.

Et ils n’ont jamais rien donné.

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