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Crash-test #20

Posté par Durf667 le 30 juillet 2012

Je ne crois plus en Dieu, je l’ai rencontré hier.

 

Ne cherche pas qui tu es, tu le sais déjà. La question est plutôt : qui veux-tu être ?

 

L’homme qui se projette dans l’avenir sans laisser le présent se réaliser pleinement ne fait que se projeter dans un mur.

 

C’est un de ces monomaniaques qui sacrifient leur vie entière à une seule chose jugée négligeable par la majorité. Il a liquidé depuis longtemps la plupart des liens sociaux, économiques ou autres qui l’incluaient dans un paradigme qu’il juge ne pas être intéressant. Il passe donc toutes ses journées à programmer les mouvements d’un sprite pour le faire progresser au plus vite, au plus efficace, au plus esthétique, à travers les différents niveaux d’un jeu vidéo. Il en connait toute l’architecture, toutes les failles, tous les aspects. Il les optimise dans un but purement trivial. Pas parce que c’est important, mais parce qu’il peut le faire. Quand il aura fait le tour de ce jeu donné, il passera à un autre. Il y reviendra peut-être quand ça performance aura été améliorée par un des ses semblables, quand un nouveau bug sera trouvé. Pour la beauté du geste. Sinon, il bosse à la poste, il prend des cuites occasionnelles avec les quelques potes qu’il lui reste, de temps en temps, il rencontre une fille.

 

La seule façon d’être un saint, c’est de se laisser mourir de faim, de soif, c’est de se dessécher.

 

Elle se baladait, aujourd’hui. De tête en tête, d’esprit en esprit, elle goutait du bout des lèvres la vie des autres, avant de s’en désintéresser comme on change de chaine la nuit sur le câble.

 

Dans ses rêves, il y avait des chaînes, du nylon déchiré, du mascara qui coule et des cris silencieux.

 

Un jour de grand soleil, d’écrasante chaleur, l’ambiance sous les arbres d’une forêt libre a quelque-chose de subaquatique.

 

Je ne crois pas en l’indivisibilité de l’âme humaine. Je ne crois pas à la confortable idée d’un esprit éternel transparaissant derrière les voiles de nos émotions, sentiments, état d’âmes, humeurs. Je crois, avec terreur et respect, au nombre infini des différents et éphémères aspects de nous-même qui ne cache derrière eux rien d’autre que l’atman, l’étincelle divine, le trésor caché, c’est à dire le néant.

 

C’est pas parce que je reviens de Bretagne que je vais caler des korrigans toutes les deux phrases.

 

Vu l’état des âmes de nos jours, je me demande si, vu que la psychologie inversée fonctionne pas trop mal, un penseur, un intellectuel efficace ne devrait pas se mettre à pratiquer la philosophie inversée.

 

Le paradoxe de la Réalité : toute chose est à la fois d’une incroyable complexité et d’une simplicité confondante.

 

Nous cherchons le Un. Le plus petit dénominateur commun. Toujours. Nous divisons pour analyser. Nous divisons la société en classes, la matière en particules, les concepts en idées, nous nous divisons nous-même. Nous ne devrions pas diviser. Nous devrions chercher l’Infini. Multiplier.

 

Désolé, c’est contraire à mes options philosophiques.

 

Quand on voit le nombre de moyens de communication que l’humain a développé, depuis le langage jusqu’à la cybernétique, depuis l’art jusqu’à la propagande, on constate qu’ils sont tous imparfaits. Sinon, ils ne serait pas si nombreux. Chercher à communiquer, c’est prouver l’impossibilité pour les êtres de jamais parvenir à vraiment se comprendre.

 

L’expérience humaine est remplie de chemins impossibles. Et il faut tous les prendre.

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Sonnet (qu’un au revoir).

Posté par Durf667 le 3 juillet 2012

Je poste ce texte juste au cas où je ne pourrais pas vous en livrer d’autres d’ici la réalisation de l’évènement ci-dessous évoqué. Mais il est tout de même possible que je vous balance deux ou trois merdouilles d’ici-là, on sait jamais. Enfin, au cas où, des bisous et à bientôt, je vous aime tous, sauf toi, là-bas.

(Et s’il y en a qui se pose la question, oui, j’ai écrit ce texte uniquement parce que son titre s’est imposé à moi comme ça, pim, j’avais rien demandé. Laaaalaaaaalaaaaaaaaa.)

 

 

Je m’assois à mon poste, écris ces quelques lignes

Afin que vous sachiez si tant est que, parfois,

Vous veniez sur ce blog me faire l’honneur insigne

De lire ce que j’écris. C’est pour quoi je me dois

 

De vous informer. Il est temps de vous le dire :

Je déménage, et donc, je ne sais quand la vie

Me ramènera là où vous mène l’envie

De lire ce que je laisse. Je reviendrai écrire

 

Quand mon cher FAI, m’offrira, une digne

Connexion, qui j’espère, me permettra, ma foi,

De vous livrer mes lignes, de nous faire réfléchir,

 

Ensemble, si vous me laissez presser les vignes

De mon cerveau malade, leur vin est, je le crois,

Sinon d’un très bon cru, loin d’en être des pires.

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