• Accueil
  • > Archives pour octobre 2012

La nuit

Posté par Durf667 le 23 octobre 2012

La nuit,

La rue est vide et plus remplie

Que d’habitude.

Un seul cri d’ivrogne fait plus de bruit que mille pas à l’heure.

 

La nuit,

Les secondes se retourne contre elles-mêmes.

Parfois l’horloge tourne à l’envers.

 

La nuit,

Il n’y plus personne sur terre que moi.

Si je le décide.

Si je me laisse aller.

 

La nuit,

Je suis libre.

 

La nuit,

Des couples qui se déferont demain

S’étreignent sans savoir

Que c’est la dernière fois.

 

La nuit,

La gueule de bois de demain

N’est pas encore là.

 

La nuit,

L’idée même du matin est interdite.

 

La nuit,

Les fourmi diurne ne regardent plus les cigales.

 

La nuit,

On ne voit plus le sol

Quand on tombe.

 

La nuit,

On ne me voit plus.

Je n’existe plus.

Je suis bien.

 

La nuit,

L’atmosphère est tout aussi polluée.

Mais l’air est plus frais.

Moins étouffant.

 

La nuit,

Derrière mes fenêtres,

Je me fous que d’autres vivent à l’extérieur.

 

La nuit,

Il n’y a plus d’extérieur.

 

La nuit,

Le sommeil me fuit parfois,

Mais ce n’est pas grave.

 

La nuit,

Il n’y a que la nuit qui importe.

Publié dans Archive, Poemes, Tous les textes | Pas de Commentaire »

Crash-test #22

Posté par Durf667 le 22 octobre 2012

… plus d’abonné au numéro que vous demandez. Il n’y a plus…

La fureur se fondit sur son sang comme des eaux sauvages s’échappant du barrage écroulé qui les contenait auparavant. Ça brûlait. Un voile passa sur son regard, il avait beau se tenir au milieu du champs de bataille, il se sentait étrangement seul. Il en frissonnait. Puis, le sang se figea dans ses veines, et des lames de métal acérées déchirèrent ses vaisseaux. Ses dents devinrent des crocs de fer. Des os d’acier effilés percèrent sa peau. Il n’était plus qu’un amas d’angles de métal prêts à se planter dans l’ennemi. Alors, il hurla.

Je préfère la fermer.

Tout est bon pour ne pas penser. Livres, séries, films, BD… Tout. Pas envie de penser. Ça fait mal, de penser.

En Enfer, il y a pour chacun un grand hall dans lequel se tiennent tous les gens qu’on a pas aimé correctement. La torture, c’est qu’on les a aimé, mais mal. Et surtout, qu’on les aime encore. Mais mal.

Son refuge était un manoir planté à l’est de la Cité. Des tours étranges s’étiraient en tous sens, sans tenir compte de la gravité. Demian, qui avait déjà été invité en ces murs, savait qu’il ne devait pas s’éloigner du majordome. Les couloirs bougeaient pas mal, dans le coin. Ce qui était le sol d’un vestibule débouchait, une fois une porte franchie, sur le mur ouest d’une salle à manger. Ou sur le plafond d’une bibliothèque, ça dépendait. Ici, il ne fallait jurer de rien. Certaines pièces étaient plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Il y a erreur. Ce ne sont pas les fantôme qui hantent les vivants. C’est l’inverse.

Vous êtes vous déjà demandé, en partant du principe où votre vie eut été globalement identique à celle que vous avez effectivement vécue, si vous ne seriez pas mort si vous étiez nés ailleurs que dans votre pays ? Par exemple, comment auriez-vous vécu votre adolescence dans un pays très proche socialement, culturellement et politiquement, et où les armes sont en vente libre ?

La balle dans sa tête faisaient sonner tous les détecteurs de métaux. C’était très, très, très agaçant, à la longue.

La plupart des gens ne supportent tout simplement pas le changement.

Bibliothèque de l’Archiviste, il y a tous les livres jamais écrits, dans toutes les langues. Il y a aussi tous les livres qui n’ont pas été écrits, les inachevés comme les même pas commencés. Il y a une salle où les Rêveurs qui se voudraient écrivains mais qui n’ont pas capturé de muse, qui n’arrive pas à s’y mettre, qui bloque sur des pages blanches viennent pleurer devant leurs oeuvres mort-nées. Et il pleurent d’autant plus qu’ils n’ont pas le droits de les lire.

Elle était fasciné par le sang. Surtout celui des autres.

Salut.

Publié dans Crash-test, Tous les textes | Pas de Commentaire »

L’Imposteur

Posté par Durf667 le 16 octobre 2012

L’Imposteur, c’est toi. C’est moi.

Nous voulons être.

Nous voulons être ce que nous ne sommes pas.

Nous voulons être ce que nous devrions vouloir devenir.

Nous faisons semblant.

Nous faisons semblant d’y être arrivé.

Nous faisons semblant d’avoir entamé le chemin.

Mais nous avons peur.

L’Imposteur, c’est celui qui sait.

Nous, nous croyons.

Nous espérons.

L’Imposteur croit déjà savoir.

Il a tort.

Nous essayons.

Nous échouons.

L’Imposteur dit avoir déjà réussi.

L’Imposteur ne supporte pas d’être démasqué.

L’Imposteur se présente comme il n’est pas.

L’Imposteur nous empêche de devenir ce qu’il dit être.

L’Imposteur est une des cause de nos échecs.

Il faut être, pas vouloir être.

L’Imposteur nous ment.

L’Imposteur tient la lame sur nos poignets.

L’Imposteur attend nos échecs.

« Essaie, tu l’es déjà ! Essaie ! Échoue ! Meurt ! »

N’essaie pas. Soit.

Publié dans Poemes, Tous les textes, Trucs bizarres | 4 Commentaires »

 

lepoetesolidaire |
Mots ecrit pour apaiser les... |
Mes poèmes qui retrace ma vie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le cercle des mots disparus
| vivre et souffrir pour écrire
| histoireentoutgenre