Crash-test #22

Posté par Durf667 le 22 octobre 2012

… plus d’abonné au numéro que vous demandez. Il n’y a plus…

La fureur se fondit sur son sang comme des eaux sauvages s’échappant du barrage écroulé qui les contenait auparavant. Ça brûlait. Un voile passa sur son regard, il avait beau se tenir au milieu du champs de bataille, il se sentait étrangement seul. Il en frissonnait. Puis, le sang se figea dans ses veines, et des lames de métal acérées déchirèrent ses vaisseaux. Ses dents devinrent des crocs de fer. Des os d’acier effilés percèrent sa peau. Il n’était plus qu’un amas d’angles de métal prêts à se planter dans l’ennemi. Alors, il hurla.

Je préfère la fermer.

Tout est bon pour ne pas penser. Livres, séries, films, BD… Tout. Pas envie de penser. Ça fait mal, de penser.

En Enfer, il y a pour chacun un grand hall dans lequel se tiennent tous les gens qu’on a pas aimé correctement. La torture, c’est qu’on les a aimé, mais mal. Et surtout, qu’on les aime encore. Mais mal.

Son refuge était un manoir planté à l’est de la Cité. Des tours étranges s’étiraient en tous sens, sans tenir compte de la gravité. Demian, qui avait déjà été invité en ces murs, savait qu’il ne devait pas s’éloigner du majordome. Les couloirs bougeaient pas mal, dans le coin. Ce qui était le sol d’un vestibule débouchait, une fois une porte franchie, sur le mur ouest d’une salle à manger. Ou sur le plafond d’une bibliothèque, ça dépendait. Ici, il ne fallait jurer de rien. Certaines pièces étaient plus grande à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Il y a erreur. Ce ne sont pas les fantôme qui hantent les vivants. C’est l’inverse.

Vous êtes vous déjà demandé, en partant du principe où votre vie eut été globalement identique à celle que vous avez effectivement vécue, si vous ne seriez pas mort si vous étiez nés ailleurs que dans votre pays ? Par exemple, comment auriez-vous vécu votre adolescence dans un pays très proche socialement, culturellement et politiquement, et où les armes sont en vente libre ?

La balle dans sa tête faisaient sonner tous les détecteurs de métaux. C’était très, très, très agaçant, à la longue.

La plupart des gens ne supportent tout simplement pas le changement.

Bibliothèque de l’Archiviste, il y a tous les livres jamais écrits, dans toutes les langues. Il y a aussi tous les livres qui n’ont pas été écrits, les inachevés comme les même pas commencés. Il y a une salle où les Rêveurs qui se voudraient écrivains mais qui n’ont pas capturé de muse, qui n’arrive pas à s’y mettre, qui bloque sur des pages blanches viennent pleurer devant leurs oeuvres mort-nées. Et il pleurent d’autant plus qu’ils n’ont pas le droits de les lire.

Elle était fasciné par le sang. Surtout celui des autres.

Salut.

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