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Sonnet sans titre.

Posté par Durf667 le 18 décembre 2012

La vie est un marais où les âmes s’enfoncent,

Où, toujours, le chemin se perd dans les branchages,

Et on erre dans la nuit, on redoute l’orage,

Griffé par les buissons, le brouillard et les ronces.

 

L’atmosphère est obscure, et les sourcils se froncent

Devant les trous d’eau, où l’on tombe, et où l’on nage

Contre un courant nerveux qui inspire la rage.

Continuer à lutter, c’est la seule réponse

 

Possible. Les bêtes rôdent et la pluie nous glace.

Mais toujours nous luttons, toujours nous faisons face.

Personne ne nous aide, nous serons toujours seuls

 

À vivre cette vie, c’est la nôtre, elle nous lasse

Parfois. Mais malgré les chutes, les embûches et les crasses,

Nous nous battrons jusqu’à dormir dans nos linceuls.

 

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Crash-test #23

Posté par Durf667 le 17 décembre 2012

Au commencement, il n’y avait Rien.

Un Rien majuscule, qui ne se définit pas par l’absence de quoi que ce soit, mais par lui-même.

Rien n’était, Rien n’existait.

En fait, le terme de « commencement » est en lui-même impropre à cette situation.

Rien n’existait, et donc, pas même le Temps.

Tout ceci se passait, ou plutôt, ne se passait pas, avant le Temps.

Pour qu’il y ait le temps, il faut qu’il y ait quelque chose pour en subir les effets.

Or, nous l’avons dit, il n’y avait Rien.

 

On peut sagement rester sur la route. Ou on peut choisr de rater le virage.

 

Il y a ce type, dans mes rêves… Il est grand, maigre, à la peau lunaire et tout en lui paraît sombre et mélancolique. Il porte un long manteau de cuir sur ce grand corps au tatouage mouvant. Il n’a aucune patience avec la médiocrité. Je l’ai vu tuer de sa lame nombre des humains les plus petits et vil que je connaisse. Mais ils sont toujours vivants quand je me réveille.

 

À la fin, on passe son temps à le tuer en attendant qu’il nous tue à son tour.

 

Il était sur sa trajectoire, il savait que la destination ne lui plaisait pas, mais il se sentait incapable de faire un pas de côté pour se choisir un nouveau chemin.

 

Le danger, une fois l’absurde identifié et reconnu comme intrinsèquement lié à la notion même d’existence, c’est de sombrer dans la dépression. Pour éviter ça, il faut vivre. Pour vivre, il faut cesser de survivre. Et pour ça, il faut considérer l’éventualité que sa vie puisse partir gravement en live.

 

C’est pas parce que je suis heureux que je vais devenir optimiste. Y a des limites à toutes les bornes.

 

Nous sommes arrivés dans l’âge de la représentation de soi-même. Nous nous présentons au monde, de façon à contrôler notre image auprès des autres, en espérant un jour être ce que nous montrons de nous-même.

 

Mais pourquoi s’inquiéter de la fin du monde ? Elle a déjà eu lieu ! (Le mouvement précataclysmique sera dissous dès la confirmation de cette information.)

 

Peur, frustration, ennui.

 

La Terre n’a pas besoin de l’humanité. En fait, je ne suis pas sûr que l’humanité ait besoin d’elle-même.

 

Mais vous allez les fermer, vos gueules ?

 

Dieu a créé l’homme à son image, Satan a créé le sexe, la drogue et le rock n’roll pour qu’il s’emmerde moins. Puis l’homme a tué Dieu, et Satan se suicida devant tant de conneries. Depuis, chacun vénère des cadavres.

 

 

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