Crash-test #23

17 décembre 2012

Crash-test, Tous les textes

Au commencement, il n’y avait Rien.

Un Rien majuscule, qui ne se définit pas par l’absence de quoi que ce soit, mais par lui-même.

Rien n’était, Rien n’existait.

En fait, le terme de « commencement » est en lui-même impropre à cette situation.

Rien n’existait, et donc, pas même le Temps.

Tout ceci se passait, ou plutôt, ne se passait pas, avant le Temps.

Pour qu’il y ait le temps, il faut qu’il y ait quelque chose pour en subir les effets.

Or, nous l’avons dit, il n’y avait Rien.

 

On peut sagement rester sur la route. Ou on peut choisr de rater le virage.

 

Il y a ce type, dans mes rêves… Il est grand, maigre, à la peau lunaire et tout en lui paraît sombre et mélancolique. Il porte un long manteau de cuir sur ce grand corps au tatouage mouvant. Il n’a aucune patience avec la médiocrité. Je l’ai vu tuer de sa lame nombre des humains les plus petits et vil que je connaisse. Mais ils sont toujours vivants quand je me réveille.

 

À la fin, on passe son temps à le tuer en attendant qu’il nous tue à son tour.

 

Il était sur sa trajectoire, il savait que la destination ne lui plaisait pas, mais il se sentait incapable de faire un pas de côté pour se choisir un nouveau chemin.

 

Le danger, une fois l’absurde identifié et reconnu comme intrinsèquement lié à la notion même d’existence, c’est de sombrer dans la dépression. Pour éviter ça, il faut vivre. Pour vivre, il faut cesser de survivre. Et pour ça, il faut considérer l’éventualité que sa vie puisse partir gravement en live.

 

C’est pas parce que je suis heureux que je vais devenir optimiste. Y a des limites à toutes les bornes.

 

Nous sommes arrivés dans l’âge de la représentation de soi-même. Nous nous présentons au monde, de façon à contrôler notre image auprès des autres, en espérant un jour être ce que nous montrons de nous-même.

 

Mais pourquoi s’inquiéter de la fin du monde ? Elle a déjà eu lieu ! (Le mouvement précataclysmique sera dissous dès la confirmation de cette information.)

 

Peur, frustration, ennui.

 

La Terre n’a pas besoin de l’humanité. En fait, je ne suis pas sûr que l’humanité ait besoin d’elle-même.

 

Mais vous allez les fermer, vos gueules ?

 

Dieu a créé l’homme à son image, Satan a créé le sexe, la drogue et le rock n’roll pour qu’il s’emmerde moins. Puis l’homme a tué Dieu, et Satan se suicida devant tant de conneries. Depuis, chacun vénère des cadavres.

 

 

À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

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