Le récif

De petits reflux acides lui rongent les os du crâne

Un larsen inaudible caresse le cuir

Le déchire

Des lambeaux de peau sous les ongles

Les yeux dans les paumes

Effrayé par la lune ironique qui le scrute du haut de son estrade

Ah ! Qu’elle est belle la statue bien posée sur son socle !

La lumière est chargée de poussière

Poussiéreuse aussi, la caboche électrique

C’est d’un rien qu’il s’étonne

Il s’étire comme un chat écorché

Le violon sans corde s’éclate sur le lino

Copeaux de sons fantômes

De chansons non jouées

D’histoire non racontées

Tout continue pourtant

L’os est rongé, strié

Par les loups et les ombres

La moelle coule sur ses genoux à vif

Des limaces écarlates

Le visage caché par les coraux

Il s’endort sous la pluie

Il attend que le vent change

Et quand enfin la nuit l’embrasse et le console

Ce n’est pas le sommeil qui vient

Mais l’oubli.

À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

Voir tous les articles de Durf667

Inscrivez vous

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

lepoetesolidaire |
Mots ecrit pour apaiser les... |
Mes poèmes qui retrace ma vie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le cercle des mots disparus
| vivre et souffrir pour écrire
| histoireentoutgenre