Le tribunal des corbeaux

28 janvier 2014

Poemes, Tous les textes

Dans un ciel sans nuage, l’air danse sous le soleil

Un vieil arbre noueux, seul au milieu du champs

Et la terre est brûlée, et le vent est absent

Et une sombre masse descend soudain du ciel

 

Un à un, les corbeaux se posent lourdement

Sur les branches allongées comme les doigts d’une vieille

Puis elle ouvre son bec, cette armée de corneilles

Et le pré se remplit d’un hurlement strident.

 

L’un d’eux attend au sol, se tait, attend son heure

Écoute les reproches, les accusations, sait

Que tout est vrai. Qu’il n’a rien à défendre. La peur

 

Ne lui sert à rien. Il se sait prit dans les rêts

De ses propres lâchetés, de ses propres erreurs

Et ses crimes, il les paie quand ses pairs enragés

 

Tombent telle une nuée de rasoirs et d’enclumes

Et il ne reste rien que du sang et des plumes

À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

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2 Réponses à “Le tribunal des corbeaux”

  1. 010446g Dit :

    Et combien de corneilles
    Tout assoiffées de sang
    Sentiront aux oreilles
    Un puissant sifflement
    En lisant ce poème?

    Décidément, j’aime!

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Radotage (20 mars 2011)

    Répondre

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