Ronces. (Sonnet)

8 juillet 2014

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La forêt est profonde, et les ronces sauvages

Déchiquettent la peau du rêveur égaré,

Et la Lune est absente, les étoiles, effrayées,

Ont fui les environs de cet endroit sans âge.

 

Les pas se font pesants, les plaies suintent la rage

Les épaules avachies de ce corps fatigué

Portent le poids des fautes. Les larmes des nuées

Trempent l’âme, et la boue la salit, la ravage.

 

Où est-elle, la clairière, où le marcheur s’endort

Sans craindre la nuit froide, là ou il peut partir

En songe de ce piège d’épines où le froid mord

 

Le corps, l’esprit, l’espoir, les tétanise, et pire,

Les détruit tout à fait ? Mais quand il faut souffrir,

C’est aussi pour mûrir et espérer encore.

À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

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