Auteur des archives | Durf667

À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

Bartolomeo Beretta

3 octobre 2014

0 Commentaire

J’aime bien me promener. Me promener avec mon flingue dans la poche. Les gens ne le savent pas, mais j’ai mon flingue dans la poche. La crosse se réchauffe dans ma paume. J’aime pas les gens. Ils sont stupides, les gens. Mais moi, j’ai un truc en plus. J’ai mon flingue dans ma poche.

C’est un chouette flingue. Un Beretta 92. L’entreprise Beretta a été fondée en 1526 par Bartolomeo Beretta. C’est toujours un de ses descendant direct qui la dirige. C’est pour ça que j’ai un Beretta 92. J’aime bien. Les gens ne le savent pas, ça. Ils sont stupides, les gens. Avoir un Beretta 92 dans ma poche et savoir ça, c’est bien la preuve que je leur suis supérieur. Ils ne savent pas ce que je sais. Et ils n’ont pas de flingue dans la poche. Avec la crosse qui se réchauffe dans ma paume.

Ils ne me regardent pas quand nous nous croisons au milieu d’un passage clouté. Ils ne savent pas que j’ai un flingue dans ma poche, avec la crosse qui se réchauffe dans ma poche. Sinon, ils me regarderaient. Moi, je les regarde. Moi je sais, et eux, ils ne savent pas. Ils ne savent pas que j’ai un flingue dans la poche. Ils ne savent pas que c’est un Beretta 92. Ils ne savent pas que l’entreprise Beretta a été fondée en 1526 par Bartolomeo Beretta. Ils ne savent rien. Moi, je sais.

Les gens ne me regardent pas quand je les croise sur le trottoir devant la galerie marchande. Moi, je les regarde. Ils sont laids. Tous. Moi aussi, je suis laid. Mais moi, j’ai un flingue dans ma poche. Avec la crosse qui se réchauffe. Et ils ne le savent pas. Ils ne savent pas que je pourrais les rendre beaux. Étalés sur quinze mètres de trottoirs. Rouges. Parce que moi, j’ai un flingue dans la poche. Un Beretta 92.

Les gens sont laids et ignorants. Ils ne savent pas qu’ils sont laids. Ils ne savent pas qu’ils ne savent rien. Moi, je sais. Je sais que j’ai un Beretta 92 dans la poche. Avec la crosse qui se réchauffe dans ma paume. Je sais que l’ entreprise Beretta a été fondée en 1526 par Bartolomeo Beretta. Je sais que c’est toujours un de ses descendant direct qui la dirige. Je sais qu’ils sont laids, et moi aussi. Je sais que pourrais les rendre beaux, et moi aussi. Étalés sur quinze mètres. Je sais aussi que je les hais. Et moi aussi, je me hais. Tout le monde est digne de haine. Tout le monde est méprisable. Et moi aussi.

Car moi, je hais. C’est ce que je fais tout le temps. Ça ne me demande pas d’effort. C’est facile. Il me suffit de me laisser aller. Je n’ai qu’à me rappeler qu’ils sont laids et ignorants, les gens. Et moi aussi, je suis laid et ignorant. Mais moins qu’eux. Et moi aussi, je me hais. Mais moins qu’eux. Parce que moi, je sais. Je sais que l’ entreprise Beretta a été fondée en 1526 par Bartolomeo Beretta. Je sais que c’est toujours un de ses descendant direct qui la dirige. Je sais que j’ai un Beretta 92 dans la poche. Je sais qu’un jour, je m’en servirai.

La chasse est ouverte.

29 septembre 2014

0 Commentaire

Les ordres sont donnés,

Les mesures sont prises.

La glande est terminée,

L’inquiétude est de mise.

Car la chasse est ouverte,

Les chômeurs comme gibier.

Car des cervelles expertes

Ont décidé de nier

 

Que l’argent qui leur manque

Dort aux îles Caïmans,

Que les thunes qu’ils planquent,

Ces richards dégoutants,

Devraient remplir les caisses

Qu’ils nous assurent vides.

Chômeurs tenus en laisse,

Les sanctions sont rapides.

 

Il est bien plus facile

De montrer les sans-voix,

Car le peuple docile

Ne croit que ce qu’il voit.

Pauvres boucs émissaires !

Crève de faim, et tais-toi !

Ils nous déclarent la guerre !

Ils nous laissent aux abois !

 

Ils nous disent parasites,

Profiteurs du système

Qui nous tue, pas trop vite.

C’est la misère qu’ils sèment.

Sache que la vraie vermine,

Dans ses palaces de rêve,

Elle ne crie pas famine.

Elle rit quand toi, tu crèves.

Encore facile.

10 août 2014

0 Commentaire

Je suis la balle

Dans ma tête, celle

Qui allait trop lentement. Je ne l’ai

Pas sentie.

Je suis mort

Bien souvent, déjà.

Si souvent

Que je ne m’en souvient pas.

Et des alexandrins glissent de mes phalanges.

Des façons de pensées toutes faites s’y rangent.

Comme si j’étais con.

Comme si, en fait,

Je ne savais penser.

Et je ne le sais pas, je le fais, et c’est tout.

Rien ne sert de chercher, toute réponse est bonne.

Il y a tant de questions.

Et s’il faut les poser, il ne faut pas

Y répondre.

Ne même pas chercher.

Les réponses sont vraies. Mais personne

Ne pose les bonnes questions.

Il demandent « Pourquoi ? »

Il devraient dire : « Comment.

Dernières volontés d’un nihiliste

10 juillet 2014

0 Commentaire

Quand, les années passées, mon corps aura péri,

Ne viens pas sur ma tombe, ne viens pas pleurer là.

Si mes os y seront, moi, je serai parti.

Non, il ne restera rien de ce qui fut Moi.

 

Je serai dans les yeux de ceux qui m’ont connu,

Je serai dans les cœurs de ceux qui m’ont aimé.

Je serai les regrets de celles que j’ai déçues,

Je serai dans l’écho de mes jeunes années

 

Qui résonnera quand tu verras ces photos,

Déchirées et jaunies, poussiéreuses et vivantes.

Je serai dans ces lignes que je tire de mes maux…

Non, je ne serai rien qu’une présence absente.

 

Je serai dans les murs de ma maison d’enfance,

Je serai dans les présents que je t’aurai fait,

Je serai dans le rire qui te vient quand tu penses

Aux conneries anciennes, aux délires, et jamais

 

Je ne disparaitrai tant que tu survivras.

Car mon corps sera mort, et je ne crois en rien.

Quand tous seront partis, tout de nous périra :

Tout le mal infligé, mais aussi tout le bien.

 

Ne pleurons rien, alors, d’ici quelques décades

Nous serons oubliés, et c’est bien. Car enfin,

Vouloir laisser sa trace, ce n’est là que bravade,

Vanité imbécile. Que laisser ? Et bien, Rien.

 

Quand, les années passées, nos corps auront péri,

Quand nous serons enfin oubliés des Terriens,

Nous auront la paix car rien de nous ne survit.

Quand la tombe nous appelle, que laisser ? Et bien, Rien.

 

rip.php

Ronces. (Sonnet)

8 juillet 2014

0 Commentaire

La forêt est profonde, et les ronces sauvages

Déchiquettent la peau du rêveur égaré,

Et la Lune est absente, les étoiles, effrayées,

Ont fui les environs de cet endroit sans âge.

 

Les pas se font pesants, les plaies suintent la rage

Les épaules avachies de ce corps fatigué

Portent le poids des fautes. Les larmes des nuées

Trempent l’âme, et la boue la salit, la ravage.

 

Où est-elle, la clairière, où le marcheur s’endort

Sans craindre la nuit froide, là ou il peut partir

En songe de ce piège d’épines où le froid mord

 

Le corps, l’esprit, l’espoir, les tétanise, et pire,

Les détruit tout à fait ? Mais quand il faut souffrir,

C’est aussi pour mûrir et espérer encore.

Crash-test #28

7 juillet 2014

0 Commentaire

Je ne vois aucune solution. Chaque solution est un nouveau problème.

 

L’Humanité est un bambin aux commandes d’un char d’assaut.

 

« Mais il lui arrive quoi, au boss, au juste ?

  • D’après les rumeurs que j’ai entendu à la cafèt’, ce serait une dépression nerveuse.
  • Sans déconner ?
  • Ben ouais, rapport à je sais pas quoi.
  • C’est nul ! Y a un paquet de mortels qui ont écrit des histoires dont c’était l’intrigue.
  • Ben t’es un démon des arts, c’est normal que tu les ai repéré, ces histoires. Le boss, lui, il a rien dû voir venir.
  • Admettons. Mais c’est quand même un putain de cliché, ça, le Diable qui nous fait une dépression !
  • Fais gaffe, comme tu parles, on dirait que tu perds la Foi…
  • En même temps, pour un démon…
  • Certes. Mais je parlais de la Foi en Satan.
  • Ben apparemment, lui aussi… »

 

 

Je sais, ça fait longtemps que j’avais pas pondu un crash-test.

 

Le prêcheur se jeta dans la foule en hurlant et en vidant le réservoir du lance-flamme. « REPENTEZ-VOUS ! J’AI VU LA VERITE ! ET ELLE N’A AUCUN SENS ! »

 

Il fait des rêves de meurtres, de massacres, de sang et d’entrailles étalées sur le papier peint usé de chambres sordides, de cachots malsains, de rues abandonnées et de gratte-ciels en ruine. Il dormait bien.

 

Je ne vais pas bien, mais mieux que vous, même si vous pensez le contraire.

 

La planète était presque entièrement recouverte d’une forêt constituée d’arbre de plusieurs dizaines de kilomètres de haut. C’était presque un miracle, d’après les exobiologistes de l’expédition, si une espèce animale de type aviaire était parvenue à développer une intelligence comparable à celle des terriens. Ce peuple, installé à la cime des arbres, avait développé une technologie et une culture proche de celles de la Renaissance terrestre, et ce à partir de rien, il ne disposait après tout comme toute matière première que des ressources prodiguées par les arbres et certains animaux. Quand les vieux, le soir sous les étoiles, narraient leurs contes et leurs légendes, ils parlaient avec appréhension d’un lieu interdit et effrayant qu’aucun d’eux n’avaient jamais vu, situé loin en dessous des sommets des arbres, là où ils vivaient. Ils l’appelaient le « Sol ». Les tenants du culte de la Raison, les partisans des Lumières, tenaient pour ainsi dire acquis , d’ailleurs, que ce lieu n’existait pas.

 

Du pain et des jeux pour contrôler les masses. RSA, allocs, salaires, retraites, etc. Roland Garros, Coupe du monde au Brésil, Tour de France.

 

Nabilla n’est pas plus idiote que n’importe quelle courtisane de la cour de Louis XV.

 

Loading, please wait…

Première limace du « Journal d’échevinage ».

9 juin 2014

5 Commentaires

Il y avait un moment que je n’avais pas posté de texte à contrainte. Je ne dis pas tout de suite de quoi il s’agit, je vous laisse vous racler la soupière. Je suis le mal.

 

Sur la grande parabole qui à minuteur devait quitter New York à désuétude de Buenos-Aires, régnait la vague habituelle du dernier monastère. Les passéismes embarquaient, escortés d’un fourbi d’amiraux ; des portions de télémarketing, le casse-croûte sur l’organdi, jetaient des nomenclatures à travers les salpêtres; on amenait des malpropretés et des flexions, des enflés curieux couraient du haute-contre en basculement de la nécessité, pendant que l’ordonnance accompagnait imperturbablement ce grand spéculoos, sur le pont-levis. Un peu à l’échafaudage de la mozarella, je m’entretenais avec un amiral, sur le pont-levis-promotion, lorsque deux ou trois éclats jaillirent tout près de nous – apparemment, une perspective de marron que les représailles interviewaient et photographiaient encore, juste avant les dépends.

La réponse à ce mystérieux mystère est à présent dans les commentaires de l’article.

Poe – Update

4 juin 2014

0 Commentaire

J’avais déjà publié un lien vers ce texte, mais l’adresse du blog d’Ardonau a changé, alors le revoici : il s’agit d’une collaboration entre Ardonau, talentueux photographe et moi-même, misérable scribouillard, et c’est disponible sur son blog, sur le thème d’Edgar Allan Poe. J’espère que ça vous plaira.

Chronique de l’album « Fluids », de Kurt Cobain, sorti en 2014, par Lester Bangs

16 avril 2014

0 Commentaire

Ce texte est un double hommage. D’abord à Kurt Cobain, sans qui, blabla, tout ça, vie pas pareille, lalala. Ensuite à Lester Bangs, dont j’ai humblement tenté sans y parvenir d’imiter le style d’écriture. J’ai donc imaginé qu’ils étaient tous les deux toujours de ce monde, et que Lester critiquait le dernier album de Cobain.

lesterbangs

Alors que j’atteins enfin cet âge merveilleux où les effets de la sénilité qui s’avancent vers moi telle une ambulance qui me roulera dessus dans moins de temps qu’il n’en faut pour épeler Alzheimer sans fautes, cet âge glorieux que je porte dans le blanc de mes cheveux et la sagesse (Argh!) dans le regard, où les jeunes femmes que j’accoste sur les plateaux télé ne me voit plus comme un vieux pervers mais comme un vieux con (ce qui n’est pas forcément mieux, maintenant que j’y pense), voilà donc qu’un nouvel album de Kurt Cobain arrive sur ma platine, mais je soupçonne le rédac’ chef d’avoir refilé le bébé au premier vétéran qui passait par son bureau.

Qui se soucie encore de Cobain en 2014 ? Sans doute un type dans mon genre, toujours à ressasser La Folle Et Incroyable Histoire Du Rock à une époque où les gamins consomme la musique comme les kleenex dont ils se servent pour éponger la merveilleuse expression liquide de leur jeunesse triomphante. Et il y en a toujours pour aimer écouter les histoires de l’oncle Lester. Après tout, jamais autant de groupes de rock n’ont sonné à ce point comme les Troggs ou les Seeds. Je parle de rock, là, me parlez pas de ce qu’on peut parfois entendre dans les boites de jeunes branchés émo-je-sais-pas-quoi, genre pour lequel j’ai largement dépassé l’âge limite recommandé pour y comprendre quelque chose.

Je sais que je suis un vieux con, et je l’étais déjà en 91 quand Nevermind est sorti. L’impression d’avoir non seulement déjà entendu, mais surtout vécu tout ça. Ceux qui se souviennent des années 80 savent à quel point, par exemple, les Guns and Roses n’étaient rien d’autre qu’une imitation musclée d’Aerosmith, qui étaient eux-même une mauvaise copie des New York Dolls. C’est ce moment-là que le rock a choisi pour se citer lui-même en référence. J’en connais qui résume une partie de l’histoire du rock à travers un axe Little Richard/Alice Cooper/Marylin Manson/Lady Gaga, si vous voyez où je veux en venir.

Alors quand Nirvana est arrivé, personne ne les a remarqué. Bleach était un honnête album de bruit qui faisait du bien tellement c’était nul, mais comme beaucoup d’autres trucs de la scène hardcore de l’époque. (Et, oui, je persiste et signe, le hardcore 80′s est le plus souvent nul, j’entends par là : mal joué par des incompétents et dont le simple but est de faire le plus de boucan possible avec un minimum d’accords et de talent. Ce qui est précisément la raison pour laquelle j’aime tellement ça et que je me passe les premiers Melvins au moins une fois par semaine).

Nirvana aurait donc pu rester une jouissive ânerie hardcore de plus. Mais Cobain avait plus d’ambition que ça, entendez : ce type s’est toujours trop pris au sérieux, ce qui fut dommageable à sa propre santé mentale, ce qui est son problème et à la qualité de ses disques, ce qui est le notre. Le mien, en tout cas.

Jusqu’à l’explosion en plein vol de l’avion Nirvana pour des raisons opiacées auxquelles Cobain faillit bien ne pas survivre, Nirvana a donc été le plus grand groupe de rock du monde, merci MTV, et ça a aussi été le dernier. Un carton mondial avec une des chansons les plus bêtes jamais écrite, ce qui n’est pas grave parce que la plupart des cartons mondiaux sont foncièrement idiots, un pétage de plombs en règle diffusé en temps réel dans les flashs info, Cobain était en train de devenir précisément ce qu’il ne voulait pas. Une star. Alors il a sabordé le truc en sortant coup sur coup un recueil d’inédits obscur et In Utero, que j’aime bien parce qu’on sent bien le type tiraillé par sa volonté d’être Michael Stipes et Ian McKaye en même-temps. Il y retrouve aussi un sens du boucan qui avait été perdu sur Nevermind.

La suite est pathétique. Split du groupe. Premier album solo suicidaire, encore du boucan, avec les types de Jesus Lizard, je crois qu’on ne trouve aucune mélodie sur le disque. C’est pourquoi je l’écoute à chaque fois que je me lasse du Metal Machine Music de Lou Reed, c’est à dire jamais. Mais l’intérêt de ce disque était précisément de pousser Geffen à ranger Cobain dans un tiroir pour l’en faire sortir de temps en temps pour qu’il puisse payer la pension alimentaire de Courtney Love.

cobain

D’où cet affreux album de 1998, sobrement intitulé Bitch, et on ne se demande pas du tout pourquoi. Le seul intérêt de ce sous-album de folk molle et bidouillé branchouille pour faire comme Beck, c’est justement la narration par le détail du divorce du type. On n’avait jamais connu Cobain aussi cruel, et beaucoup ne lui ont jamais pardonné de s’être montré aussi impudique et mesquin. Moi, je trouve plus que ça l’humanise, ce qui était précisément son but, histoire de se débarrasser de son statut d’icône. Mais l’album était nul. Voilà.

On connaît tous la suite. Les années 2000 ont vu Cobain alterner boucan majestueux et quête de La Chanson Pop Parfaite. Avec parfois un certain succès. C’est plus ou moins passionnant selon les albums, mais il y a du très bon dedans. Et du très mauvais aussi.

Et donc, Kurt Cobain a sorti un nouvel album. Comme à chaque fois, on se demande s’il a retrouvé la flamme nirvanesque, mais tant que Dave Grohl continuera à faire tourner la machine de guerre hard FM qu’il appelle les Foo Fighters et que Krist Novoselic restera à côté de Tacoma pour y faire pousser des chèvres, ça n’arrivera pas.

Cette fois, l’album rentre dans la catégorie pop saturée un peu beuglée sur les refrains. Il s’intitule Fluids (toujours cette vieille obsession Cobainesque sur le corps et ses excrétions diverses et au combien variées). Il est plutôt bon, mais pas que. Si vous vous intéressez au gars, vous l’achèterez. Si vous aviez 15 ans en 1991, vous l’achèterez. Sinon…

De toute façon, Cobain n’intéresse pas les jeunes qui, de toute façon, téléchargent.

Il n’intéresse plus que les vieux dans mon genre et les nostalgiques de leur adolescence (L’équivalent de l’assurance retraite pour un rocker, c’est la nostalgie de son auditoire pour sa propre adolescence. C’est bien pour ça que les Stones n’enregistrent quasiment plus de nouveaux titres), et ça pourrait bien lui suffire.

Alors, achetez son disque, ou ne l’achetez pas, je pense qu’il s’en fout. Nevermind, comme il disait.

Post-modern Cold-Wave

29 mars 2014

2 Commentaires

Dans la série vieux trucs, comme hier, d’autre paroles de 10 T.S. Réferez-vous à ce texte (oh mon Dieu ! 2 fois le même lien en 2 phrases !) pour plus d’explication.

 

Sometimes you ask me what I am

You know I’m alone and sunburnt

You told me what you used to be

Perfection of the holy things

.

And I still wonder what I am

The spike of time has pierced my heart

.

Sometimes you feel like you are down

Then you realize there is worst (things)

There’s romantism in the fall

Still looking for a gothic love

.

And I still wonder what I am

The spike of time has pierced my heart

.

Crucify

Parricide

Now you can nail me down

Withcraft

Run fast

Now you can nail me down

.

Someone told me : « Ink’s just like blood »

You know I won’t resist the flood

‘Cause we are looking for something

Just a butterfly wing

Bongwater

28 mars 2014

0 Commentaire

Je viens de retrouver les paroles de cette chanson que j’avais composée et écrite aux alentours de 2000/2001 pour mon groupe de l’époque, 10 T. S. C’était un espèce de mélange entre Sonic Youth, Nirvana, The Cure et d’autres trucs rockiformes difficilement identifiables. J’appelais ça de la Cold-wave poost-moderne, à l’époque. Et donc, les voici (attention, english spoken ! ) :

 

The party’s over now and your body smells like mud

The girl ain’t your girlfriend and you want your hair cut

There’s no drug and there’s no fun at all in here

Gotta sleep and think ’bout why you should leave

.

You just want more, but you can’t

Gotta do it but you won’t

.

Making up your face, you’re trying to be cool

You’re an evil soul, but, tell me, what is good ?

You feel proud to be weak, pathetic and dumb

When you are this age, you just want some fun

.

You just want more, but you can’t

Gotta do it but you won’t

Now the party is over

Prepare yourself for the hangover

Becoming an ugly clone

Drinking beer and throwing up stones

But you’re wrong, you’re just tired

Come, jump in the fire

.

Here we’re all again, here we’re all now

When it’s to late to have fun

We all drink bongwater

When it’s to late to be true

There is nothing to do

2048 / Précata Edition

27 mars 2014

0 Commentaire

Toi aussi, profite honteusement de la tendance actuelle pour faire ta propre promo, infâme capitaliste, ordure libérale, attention whore, social-traitre à la solde de ton propre égo !

Voici donc une petite connerie basée sur le jeu 2048 qui cartonne en ce moment si j’en crois la hype et les gazouillis médiatico-buzzophiles. J’en ferai peut-être d’autres si j’ai le temps, l’idée, et l’envie. Disez-moi donc-t-il si ou pas.

-Poe-

19 mars 2014

0 Commentaire

Un nouveau texte (un poème) est disponible sur le blog de Kleanth, talentueux photographe avec qui j’ai collaboré sur le thème d’Edgar Allan Poe. J’espère que ça vous plaira.

Fiche de renseignement suite à demande d’adhésion au courant précataclysmique

21 février 2014

2 Commentaires

 

FICHE DE RENSEIGNEMENTS

 

I/ RENSEIGNEMENTS PERSONNELS :

I.1)

Identité :

Nom : On me nomme Légion, car nous sommes nombreux Prénom : Samaël, Satan, Lucifer, Iblis, Shaïtan, l’Adversaire… J’en ai plein.

Date et lieu de naissance : ? / ? / 4004 av. J.C. (je sais plus la date exacte, ça fait trop longtemps. Je crois que c’était un lundi.)

À : La Cité Eternelle

Nationalité : Je suis de toutes les nations, et d’aucune.

Tél. domicile : J’ai pas de tel. Mais vous pouvez me trouver à n’importe quel croisement, avec un peu de chance. Jouer un morceau de blues peut aider. Demandez à Robert Johnson.

Adresse personnelle : Cité de Dis. Au centre des 7 cercles. Le grand palais biscornu à la Escher. Inratable.

 

I.2)

SITUATION FAMILIALE :

* Vous êtes :

Célibataire

Fiancé(e)

Marié(e)

Divorcé(e)

Veuf

(Barrez les mentions inutiles)

 

* Nom et prénom de votre conjoint : Je préfère pas en parler. Elle me manque. Mais c’est moi qui lui ai appris à reconnaître les plantes, l’agriculture, la technologie et la magie, entre autre. On a eu tout un tas de petits Néphilim. Ça a foutu un sacré merdier.

Niveau d’instruction : Je lui ai tout appris. Sauf certains trucs. Les mortels sont pleins d’imagination.

Fonction : La première sorcière, comme ils disent.

Nbre d’enfants : Trop pour que je me rappelle de tous. Y en a un qui s’appelait Merlin. On en a un peu parlé.

 

* Nom et prénom du père : Lui. Vous savez de Qui je parle. On est un peu en froid.

 

 

II/ FORMATION ET EMPLOI :

II.1) Formation scolaire et universitaire : JE suis le professeur par excellence. Tu veux savoir quoi ? Et t’es sûr de vraiment vouloir le savoir ?

Etablissements  : J’ai appris sur le tas. Le tas de cadavres, parfois aussi, je dois le reconnaître.

Dates  : Je sais plus.

Diplôme obtenu  : Démon en chef, Général des armées infernales, Serpent de L’Eden.

Spécialité  :

Si tu savais… En fait, tu sais déjà. N’est-ce pas ? ;)

 

II.2) Langues parlées et écrites :

Attribuez des notes de 0 à10 suivant le niveau de maîtrise de la langue :

Toutes les langues vivantes et mortes à 10. J’ai une préférence pour l’énochien. Je suis un sentimental. Par contre, j’aime pas l’allemand, ça me rappelle le travail.

 

II.3) Expériences professionnelles:

II.3.a/ Stages : Ange de lumière

Début  : 4004 av. J.C.

Fin  : 3800 av. J.C. ? Je sais plus exactement. C’est quand j’ai rencontré mon ex.

Etablissement  : Le Paradis

Objet et description  : J’étais le plus beau des anges, celui qui devait apporter la Lumière à l’Humanité.

 

II.3.b/ Emploi : Le Diable.

Embauche : Ben juste après que l’autre m’a lourdé.

Départ  : Toujours en poste.

Etablissement : Dis, Enfer, code postal 666. Sinon, je suis partout.

Fonction : Comme je disais auparavant : l’Adversaire, la Bête immonde, le Serpent de l’Eden…

Salaire annuel brut : Quelques centaines de millions d’âmes par an, de nos jours. J’ai du mal à compter.

 

 

II.4) Connaissance en informatique : J’ai inventé Internet Explorer. Non, je déconne. Quoi que…

Choisissez un niveau de Word Excel Access Power point  :

Autres (à préciser)

connaissance

Débutant

Quelques notions pratiques

Maîtrise

Expertise

 

*Avez vous un ordinateur personnel ?

Oui /Non Qui tourne sous linux, évidemment. Je suis vicieux, mais pas à ce point.

 

 

III/ I.4) Etat de Santé :

* Comment jugez-vous votre état de santé ?

Excellent

Mauvais

Satisfaisant

 

* Quelle activité sportive pratiquez-vous ? Tu veux VRAIMENT le savoir, petit coquinou ?

 

*Votre sommeil est :

Profond

Léger

*Combien d’heures dormez-vous ? Je ne dors jamais. Je suis connu pour ça, il paraît.

 

 

IV/ACTIVITES CULTURELLES, POLITIQUES ET SYNDICALES :

IV.1) Avez-vous des préoccupations culturelles ?

Oui

Non

Si oui,lesquelles ? Disons pour être modeste que la plupart des artistes me doivent beaucoup. Pour te dire, certains me devaient même leur syphilis ou leurs overdoses, alors bon…

IV.2) Avez-vous des activités politiques ?

Je suis l’anarchiste par excellence.

IV.3) Etiez -vous membre ou adhérent d’un syndicat ?

J’ai créé le mien.

 

 

 

 

Je soussigné Satan, Certifie que toute mes déclarations

sont sincères et véritables.

Fait à Dis , le 21/02/2014

Signature

(Note de Demian S. Coyote : Illisible. Bizarrement la feuille de renseignement a pris feu au moment de la signature, mais j’ai réussi à l’éteindre rapidement)

Nous vous remercions d’avoir rempli ce dossier.

Nous reprendrons au plus tôt contact avec vous.

 

Page blanche

5 février 2014

0 Commentaire

Le plus grand des deux hommes, celui aux cheveux longs, jette son mégot au sol et l’écrase d’un pied négligent. Petit craquement sec. L’homme baisse les yeux sur sa ranger, la soulève du sol. Les restes de la cigarette reposent au centre d’un petit cratère.

Il s’approche du mur en crépi de la maison, y pose la main. Une pression infime des doigts, et une partie du mur blanc tombe soudain en une fine neige de grains de poussière.

« Hey, le nouveau. Passe-moi le dossier, s’il te plait. »

La Maison est immense. Elle a l’air en travaux. Un échafaudage abandonné défigure la façade. Elle est là, planté au milieu d’un terrain vague. Sous le ciel gris s’étendent les restes d’un jardin. La légère brise emporte avec elle ici le nuage rouge d’un plant de tomates, là, c’est tout un arbre qui devient cendres. Au delà, la Cité d’Obéron impose son écrasante présence à la solitude du lieu.

Le grand homme au cheveux longs ouvre le dossier sur la couverture duquel est imprimé le logo et le nom de la Brigade des Rêveurs.

« OK.

Nom du rêveur : Frédéric Joubert. Connu sous le pseudonyme de « Durf » par la plupart des gens. Profession dans le monde réel : indéterminée. Se dit parfois « artiste ». Moué. J’espère pour lui que ça marche avec les filles, au moins, dans son monde. Vu l’état de la zone, il a pas dû créer grand chose depuis un moment. 

- Mais on est sûr, au moins, qu’il est artiste ? »

Le grand chevelu fusille l’autre du regard.

Silence.

« Quoi que ça veuille dire, oui. Pour le moins, à un moment de sa vie il a dû avoir une activité un tant soit peu créative. Sinon, il n’aurait pas de zone à lui. Il serait comme la majorité des rêveurs, qui ne font que visiter les Grands Rêves chaque nuit, comme la Cité ou le Bois. Ou qui s’égarent dans les rêves d’autres qu’eux, qui ont construit un univers onirique assez récurrent et assez stable pour acquérir une certaine forme de permanence éphémère, comme dit Myrddyn. Ce lieu, par exemple, semble sur le point de tomber en ruine, de disparaître du Songe. Les Rêveurs qui viennent se perdre ici doivent passer de sales nuits »

L’homme est entré dans la maison et en visite les pièces d’un air indifférent. Il arrive dans la cuisine, attrape une cafetière, qu’il met en marche.

« Mais il reste ici des zones de stabilité. Sinon, la cafetière aussi serait tombée en poussière. On va voir si le café est bon. 

- Là ! »

Le nouveau s’est figé et montre de son doigt tremblant un point hors de vue de son compagnon.

« Quoi, dit-il en se précipitant, qu’est-ce que… »

Une pièce qu’il n’a pas encore vu. Le papier peint jaunâtre se décolle. Le plancher craque. Sur un lit aux draps et couvertures étonnamment propres repose un homme très maigre, au teint malade. Des outils médicaux sont posés sur une table en métal.

« N’avance pas ! Reste ou tu es, dit l’homme au cheveux longs. C’est un rêve important de notre client du jour. Un de ceux qui font que cet endroit tient encore debout. Vaut mieux pas chercher à comprendre.

C’est le problème des zones personnelles. Elles contiennent des rêves importants qui ont tendance à se figer, et à figer l’endroit. Pour ce qu’on en sait, les pièces de cette maison pourraient être sur-peuplées de tout un tas de merdes directement sorties de son inconscient.

- Des rêves, comme nous ?

- T’es vraiment un bleu. Oui, comme nous. Mais ils n’ont d’existence qu’à cause de ce type là, ce « Durf ». Tu peux presque être sûr que s’il avait bloqué dans son monde sur les seins de la boulangère, on en pourrait trouver le fantôme du rêve érotique qu’il a fait d’elle cette nuit. Le genre de rêve qui meurent quand les yeux du Rêveurs s’ouvrent. Les gens importants pour lui ont sans doute leur propre chambre ici pour les rêves qu’il fait d’eux. Son meilleur ami, la femme qu’il aime, son patron, s’il avait un travail, pourraient même être ou devenir des rêves relativement stables. À moins qu’ils ne se retrouvent ensemble entre Rêveurs dans la Cité, où ailleurs. Ça arrive plus souvent qu’on croit. »

 

Le café était prêt.

Le nouveau leur sert une tasse chacun, puis suit en courant presque son compagnon qui sort de la maison.

« Et on s’en va déjà ? » demanda le nouveau.

Le grand chevelu boit une gorgée du café.

« Oui, pour l’instant, je sais tout ce qu’il y a à savoir sur la zone de ce Rêveur. 

Le café est excellent. »

Il regarde pour la première fois son jeune ami avec un œil amical.

« Et puis, j’ai un nouvel équipier. »

Et il sourit pour la première fois de la journée.

 

Le tribunal des corbeaux

28 janvier 2014

2 Commentaires

Dans un ciel sans nuage, l’air danse sous le soleil

Un vieil arbre noueux, seul au milieu du champs

Et la terre est brûlée, et le vent est absent

Et une sombre masse descend soudain du ciel

 

Un à un, les corbeaux se posent lourdement

Sur les branches allongées comme les doigts d’une vieille

Puis elle ouvre son bec, cette armée de corneilles

Et le pré se remplit d’un hurlement strident.

 

L’un d’eux attend au sol, se tait, attend son heure

Écoute les reproches, les accusations, sait

Que tout est vrai. Qu’il n’a rien à défendre. La peur

 

Ne lui sert à rien. Il se sait prit dans les rêts

De ses propres lâchetés, de ses propres erreurs

Et ses crimes, il les paie quand ses pairs enragés

 

Tombent telle une nuée de rasoirs et d’enclumes

Et il ne reste rien que du sang et des plumes

Une vie – 2ème tentative de poésie concrète

27 décembre 2013

0 Commentaire

Naître

Grandir

Aprandre

Apprendre

(ctrl+c)

Devenir soi-même

Se trouver

Essayer et échouer

Souffrir

Parler

CRIER

….

Reparler

VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVRE

Aimer, travailler, s’émerveiller, avoir mal, guérir, rencontrer

VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVRE

Vieillir

Mouri…

Big Bro’ – tentative de poésie concrète

23 décembre 2013

0 Commentaire

Pour plus d’info sur la poésie concrète, je trouve cet article pas mal. Mais là, je dois reconnaitre que je suis pas sûr de pas être à côté de la plaque.

 

 

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils vous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis cipatilesta qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirignts sous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils se sont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants sous-informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous inculquent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Ons rigindeats suov firmonten equ tuto av nebi snad el rapdipas picachu kiki légo playmobil.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Piti chant de Nawel (sur un air connu)

22 décembre 2013

0 Commentaire

 

 

santa-31665_1280

 

C’est la belle nuit de Noël

La neige étend son manteau blanc

Tonton est maintenant au Ciel

Sur la neige on voit bien son sang

Avant de fermer ses paupières

L’ambulancier pense à son dessert.

 

« Petit papa Noël

Sur la route, fallait mettre du sel

Du coup, je vais être à la bourre.

Z’ont déjà dû sortir la dinde du four.

 

Mais avant de partir

Je me dis que ça pourrait être pire.

Ce type, qui a fait un tout droit.

Lui c’est sûr qu’il lui restera pas de foie gras.

 

Il me tarde tant que la nuit s’achève

Pour voir si mon beauf m’a laissé

Un fond de bouteille, du fromage de chèvre.

Mais je suis sûr qu’ils ont tout bouffé.

 

Petit papa Noël

Sur la route, fallait mettre du sel

Du coup, je vais être à la bourre.

Z’ont déjà dû sortir la dinde du four. »

Je devrais pas.

4 décembre 2013

0 Commentaire

Je t’aime tellement. Je t’aime tellement

Qu’j't’ai pas sautée dessus, j’sais pas si.

Je t’aime tellement que j’t'ai rien dit

De peur que peut-être tu dise : « oui »

Alors que moi je suis tellement

Perdu qu’j'sais même pas si il faut

Que j’oublie tout ça, si il faut

Qu’j'essaye ou qu’j'arrête. C’est trop tôt.

J’sais rien, tu vas me détester

De poster ces mots, d’les penser

J’devrais fermer ma gueule. Oui, je

Devrais m’poser et réfléchir.

J’devrais savoir que c’est un jeu

J’devrais fermer ma gueule, souffrir.

J’devrais savoir qu’ça sert à rien

D’balancer tout ça sur le net.

Tu vas m’détester de dire ça

Tu vas m’en vouloir. T’as le droit.

J’veux pas qu’tu t’sentes mal. T’as le droit

De penser que je suis qu’un connard

Qui a pas su gérer. Mon cauchemar

Serait qu’tu me détestes sans savoir

Que je m’en veux de pas avoir

Essayé de changer ma tête.

Je suis qu’un con. J’devrais me taire.

Je devrais pas écrire tout ça.

Mais merde. Je t’aime. C’est comme ça.

 

Un jour peut-être j’aurais géré

Toutes ces merdes dans mon pauvr’cerveau.

Et alors, là, et alors là

S’il est encore temps. Si jamais

T’es pas encore trop dégoutée.

Peut-être que…

Peut-être.

 

Je peux pas t’demander m’attendre.

Je peux pas rêver que ces cendres

Brûlent à nouveau. Mais bon voilà,

Je rêve qu’un jour, ben… Ce soit le cas.

 

Je suis un con, car j’aurais dû…

 

Fermer ma gueule.

C’est encore moi

22 novembre 2013

0 Commentaire

C’est encore embrumé que je rampais chez moi

Les yeux fixes et tournés vers mes orbites en marbre

Un repas de famille, une Cène, un combat

Et le corps du pendu se balance à cet Arbre

Une ménagerie de dingues, de Loups, et d’anges

Se déchirent et s’unissent au son des barricades

Ils cherchent à me comprendre en plongeant dans le Gange

Ils me baptisent, me cherchent dans les tréfonds d’un rade.

 

C’est encore épuisé par un sommeil de plomb

Qu’on m’a donné enfin de quoi ne pas penser

En arrêtant un train rempli de guêpes et d’ombres

J’ai glissé sous le trottoir, je m’y suis caché

J’ai revécu encore la fin d’une autre vie

J’ai trouvé la chaleur quand elle fuyait ma main

Je cherche à me connaître en marchant sous la pluie

Tout en espérant le voir, ce soleil, enfin.

 

C’est encore écorché que je m’en suis allé

Tournant autour des donjons et des fariboles

Je sais que j’ai passé des années à creuser

Cherchant l’or et le miel tout en creusant le sol

Je réalise enfin que ce que je cherchais

C’était toucher le ciel et brûler au soleil

Et mes mains saignent encore, et mes nerfs, comme la craie

Sur le grand tableau noir gémissent à mes oreilles.

 

C’est encore apeuré que j’y suis retourné

C’est encore avec eux que je m’y suis perdu

Les anges me l’ont dit d’essayer d’avancer

Dans les veines coulent le sang d’un passé révolu

C’est encore un Eden qu’ils m’ont inséminé

Encore quelques questions sans réponse et sans voix

Pourquoi ne pas partir et se laisser porter ?

Pourquoi toujours chercher ? Et d’ailleurs, chercher quoi ?

Vieillir, ou pas.

10 novembre 2013

0 Commentaire

M’y revoilà à nouveau, mais cette fois, je sais que je n’aurais guère de nouvelles occasions de revenir ici. Le lieu privilégié où mon mal-être adolescent à débordé sur les murs en une mosaïque chaotique de cheveux filasses, de guitares fracassées, de corps portés par un public en noir et blanc.

Combien de rêves pré-pubère englués dans la glace de l’armoire ?

Combien de paroles de chansons jamais composées dans les tiroirs ? De romans jamais terminés ?

Combien de potentiels moi-même morts-nés ?

 

Bientôt, ici, il n’y aura plus rien.

 

Qu’y ai-je laissé, dans cet endroit ? Et aujourd’hui où me voilà contraint, par la force des choses, de trier ces vieilleries, de garder ce qui en vaut la peine, et surtout, surtout, d’en jeter la plupart.

Qu’ai-je donc abandonné de moi-même ?

Quels cadavres sont sortis du placard pour gagner la benne sans plus aucun espoir de résurrection ? Je sais pas.

 

Je sais pas. On a pu dire ici et là que vieillir, c’est souvent accepter de mourir un petit peu.

On oublie quand même qu’il s’agit surtout du meurtre de soi-même. Du moins, en partie. Du moins, une certaine idée de soi-même.

Du moins, et c’est le plus important, vieillir, c’est commettre le meurtre de toutes ces personnes qu’on aurait pu être.

 

Et donc, m’y revoilà.

Des dizaines de moi possibles frappent à la porte de mon présent. Il va falloir que j’en dégomme quelques uns. Reste à choisir lesquels. Je suis encore en train de creuser les fosses pour ceux que j’ai trouvé planqué dans cette piaule d’ado. Ceux qui sont parti à la poubelle sous formes de magazines, de vieux cahiers et de jouets cassés.

Ouais.

Va falloir choisir lesquels abattre, à ceux qui frappent.

Mais là, j’ai pas trop la force.

J’en voit un en particulier dans mon viseur, que j’ai pas envie de buter. Un autre à côté de lui me hurle qu’il le faudrait.

 

Dit comme ça, j’imagine que ce que je raconte peut être interprété de cette façon : « Il nous faut choisir qui nous voulons être ».

Y a de ça.

Mais c’est plus complexe.

 

Je pense qu’on ne choisit jamais vraiment de devenir la personne que nous finissons par être.

C’est bien d’avoir un objectif, encore faut-il l’atteindre. Mais le voyage est plus important que la destination qu’on s’est fixée.

On choisit surtout qui on NE veux PAS être.

Et on y arrive pas toujours, en plus.

 

Quant à moi…

 

Si j’avais une façon de vous présenter le fond de ma pensée, de vous expliquer mon ressenti profond d’une façon qui ne me paraisse ni auto-complaisante, ni par trop désinvolte, je vous en ferais part.

 

Mais là, du coup, je vais la fermer.

Sonnet improvisé en 10 minutes.

14 octobre 2013

0 Commentaire

Je me souviens de tout, j’en ai encore le goût

Au bord des lèvres, et quand, la nuit se fait trop froide,

Quand l’oreiller est bouée, quand le songe est noyade,

J’embrasse ce fantôme qui me paraît si doux.

 

Au plus loin dans les limbes, mon Ombre, qui sait tout,

Écoute les questions, brise les barricades

De mon aveuglement. Et là, elle me taillade

Le cœur. Je voudrais tant savoir, je suis à bout.

 

Il n’est pas de réponse qui me fasse plaisir,

Qui me console ou qui fasse taire mes soupirs.

Il n’y a que la nuit qui me glace le sang,

 

Il n’y a que le froid, qui engourdit mon corps

Il n’y a que les souvenirs de ces moments

Que je garde avec moi, je ne les veux pas morts.

Crash-test #27

13 octobre 2013

0 Commentaire

Je crois en l’infini simplicité de toutes choses. Je crois aussi en l’infini complexité de leurs relations entre elles.

 

Je suis très populaire chez les googlebots.

 

« T’as pas l’air d’aller bien ?

- Non.

- Tu veux en parler ?

- Non.

- T’es sûr ?

- Non. »

 

Plus personne ne lit, mais tout le monde écrit.

 

Quand on ne voit pas de solution, pas d’issue, quand il n’y a pas de chemin évident à prendre, il ne faut surtout pas s’arrêter d’avancer trop longtemps. On peut se poser cinq minutes sur le bas-côté, histoire de respirer, c’est même parfois nécessaire, mais il faut vite se reprendre et continuer sa route. S’arrêter, c’est mourir.

 

L’inertie nourrit l’inertie, consume l’énergie nécessaire pour en sortir. Plus t’es dans la merde, si tu te bouges pas pour en sortir vite, plus t’auras du mal à t’en dégager. Encore faut-il ne pas s’en prendre 12 tonnes d’un seul coup, et encore un peu plus plus tard. Et encore un peu plus…

 

Un antalgique n’a jamais soigné la maladie qui cause la souffrance.

 

Si j’avais des réponses, je me ferais pas chier à écrire. Si j’avais les questions non plus, d’ailleurs.

 

Quoi qu’il arrive, en bien ou en mal, il faut se consoler de vivre en se disant qu’on progresse toujours. Toujours.

 

On a tous eu ce fantasme d’enfoncer une lame dans le ventre gras d’un connard. On a tous eu le fantasme de tirer une balle dans la tête d’une méprisable merde sans même daigner la regarder.

 

Savez-vous qui vous êtes ? Si vous répondez oui, sachez que vous vous plantez.

 

« J’ai l’impression que tu n’écris pas tout ce que tu voudrais exprimer.

- C’est vrai.

- Pourquoi ?

- J’ai peur d’être lu. »

 

Je trouve parfois ces crash-test un peu artificiels.

 

J’voudrais pas que ça ait servi à rien.

Sans-titre

30 septembre 2013

0 Commentaire

En ces jours écorchés

En ces heures désarmées

Je lance un bref appel, je murmure à l’oreille

À mon corps éreinté

À mon cœur épuisé

Qu’ils dorment s’ils le peuvent, qu’ils saignent s’il le veulent

Mais qu’ils restent accrochés à mon âme

 

C’est quand tout est cassé

Quand le ciel s’est baissé

C’est quand rien n’a de sens, dans le vide et l’absence

Qu’on se doit de crier

De pleurer, de chanter

Tout est vain, tout est mort, tout est bien. Vivre encore

C’est tout ce qui reste sous les larmes

 

J’ai tenté, j’ai raté

Je suis las et muet

Mais j’ai vécu si fort que j’ai aimé mon sort

Même si je suis usé

Le meilleur, je l’ai gardé

Dans cet endroit caché, adoré et secret

Où je garde mes trésors et la Flamme

 

À mon corps éreinté

À mon cœur épuisé

Qu’ils dorment s’il le peuvent

12345...7

lepoetesolidaire |
Mots ecrit pour apaiser les... |
Mes poèmes qui retrace ma vie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le cercle des mots disparus
| vivre et souffrir pour écrire
| histoireentoutgenre