Arcane VIIII : L’Hermite

Posté par Durf667 le 5 juillet 2011

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Parfois

L’extérieur agresse.

Je suis tellement mieux chez moi.

Le soleil tape, le ciel est bleu, mais je ne le sais pas.

Les stores resteront fermés.

Dehors blesse.

Ici, à l’intérieur, il n’y a que moi,

Et c’est bien suffisant.


J’étais loin. Ailleurs.

On ne peux pas rester loin longtemps,

C’est comme un phénomène de marée.

Ça va, ça vient, ça avance, ça reflue.

Là-bas, rien n’attaque, mais on peux quand même s’y blesser.

On ne sait jamais ce qu’on va y trouver.

C’est là,

Ou pas.

Et il faut faire avec.



* *

*


Elle se dit que le ciel est le même partout, qu’il suffit de le regarder pour se rapprocher spirituellement de ceux qui nous manquent, pour se dire qu’ils regardent peut-être le même ciel. Après tout, il n’y en a qu’un, de ciel.

Son corps reste assis dans fauteuil, un rayon de soleil lui cuit l’épaule, mais peu lui importe. Le ciel appelle son esprit, là où ce qu’elle n’a pas se trouve. L’odeur du café, la fumée de sa gauloise, la chaleur sur son épaule, le bleu dans la fenêtre l’entraine ailleurs, vers un lieu peut-être imaginaire, mais pourtant bel et bien réel.



* *

*


Je cherche qui ? Quoi ? Est-ce que je cherche, d’ailleurs ? Qui suis-je ? Que suis-je ? Suis-je quelque chose ? Pourquoi ? Comment ? Est-on sensé être quelque chose ? Quelles sont les réponses ? Suis-je prêt à les entendre ? Est-ce que ça servira à quelque chose ? Que faire d’autre ?



* *

*


Il y a une lumière, loin, là-bas, à l’intérieur. Elle éclaire tout. Elle dit tout.

Certains l’ignorent, et passe à coté, ne sauront jamais, le royaume des cieux leur appartient.

Certains la voient, et cherchent à l’atteindre.

Certains ne la trouvent jamais.

Certains ne supportent pas ce qu’elle met en évidence.

Certains ont peur de voir.

Certains sont aveugles.

Et moi, je ne sais plus si mes rétines sont brûlées ou si je n’ai jamais vu.



* *

*


Parfois

L’extérieur agresse, mais le dehors existe pourtant.

Je suis mieux chez moi, pour l’instant, mais ça ne durera pas.

On ne fuit pas éternellement.

Dehors blesse, parfois, mais dehors apporte bien d’autre chose que la douleur.

Ici, à l’intérieur, il n’y a que moi,

Et c’est suffisant, pour l’instant.

Mais « moi » n’est intéressant que face ou aux cotés des autres.


J’étais loin. Ailleurs.

Et je reviens.

On ne peux pas rester loin longtemps,

C’est comme un phénomène de marée.

Ça va, ça vient, ça avance, ça reflue.

Là-bas, rien n’attaque, mais on peux quand même s’y blesser.

Je ne suis pas sûr de ce que j’y ai trouvé.

C’est là.

Et il me faut faire avec.


Le combat reprend.

J’en sais plus.

Je crois.

En tout cas ce qui fait « moi »,

Aussi confus que ce soit,

Je l’ai entraperçu.

Je serai toujours « ça », « moi ».

Quoi que ce soit.

La lanterne éclaire le chemin.

L’Hermite sait, mais ne dis rien.

Il indique le chemin.

C’est déjà ça.



* *

*


Ce n’est pas une source constante de lumière. Plus un flash qui éclaire ce qui est dans l’obscurité. Il faut être attentif pour bien saisir ce qu’il dévoile. Il faut le chérir, ce que tu vois, car c’est « toi ». ou du moins une partie. À présent, je ne suis pas certain de ce que j’ai vu cette fois-ci.

Je ne suis pas sûr que ça me plaise.

Mais c’est là.

Mon chemin est moins sombre.

Je suis de retour.

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C’est comment qu’on freine ?

Posté par Durf667 le 7 mai 2011

C’est ce genre de journées improductives au possible, quand la démotivation le dispute au rejet global de toute tentative de même essayer de se motiver à quelque action que ce soit. Au départ, j’étais parti, je voulais, j’avais l’intention de rédiger un article sur le nihilisme, le pessimisme et le cynisme. J’avais rassemblé la doc, étayé mes argument, préparé mes exemples, mais en fait, non. Je le garde sur l’oreille, je le fumerai plus tard. L’idée était justement de prouver que ce n’est pas parce que l’on adopte des options philosophiques qu’on pourrait qualifier de pessimistes, voire de morbides, qu’on ne peut pas en dégager un chemin de vie finalement pas si noir que ça. L’abandon de l’espérance n’est-il pas un des premier pas essentiel de la démarche bouddhiste vers le nîrvana ?


Enfin, c’était l’idée, vous voyez le genre.


J’ai passé la nuit à me réveiller toutes les heures, tiraillé par un malaise non-identifié encore, mais bel et bien présent, sinon réel. J’étais tiraillé entre l’envie de dormir et celle de griller un bon gros fusible. Je n’ai finalement fait ni l’un, ni l’autre.


Et je me traine depuis ce matin, depuis ce moment où les idées noirâtres (si encore elles avaient pu se décider à s’obscurcir complètement ! Mais non…) occupèrent trop de mon esprit pour ne pas y macérer en un magma gluant de conneries oiseuses à peine dignes d’un ado en pleine crise pseudo-lautréamontaise. Je me traine, mon corps refuse de s’éveiller, mais mon esprit ne veut pas se décider à s’endormir. J’ai faim, mais j’ai la gerbe. J’ai envie de voir du monde, mais je pressens que la présence d’un autre être humain dans mon entourage me serait potentiellement insupportable. En tout cas pour l’instant.


Il me reste l’écriture. Je n’ai rien à dire. J’ai essayé de continuer la lecture de ce bouquin de Stefan Zweig que j’ai commencé hier, mais non, mon cerveau refuse de s’intéresser à quoi que ce soit. Ouvrons les vannes.


J’ai envoyé ma psy se faire foutre. J’ai encore les médocs sur le bureau qui me regardent fixement au moment où j’écris. Sur une échelle de 1 à 10, 1 étant le moment où on se retrouve, par exemple, à se taillader le bras avec un couteau, ou pire, à regarder des séries AB en bouffant des bretzels à longueur de journée sur le canapé, et 10 représentant ces moment de grâce où le monde entier vous appartient, où la femme que vous aimez depuis deux ans en secret s’abandonne enfin dans vos bras, où que vous soulevez la coupe d’Europe devant des milliers de spectateurs ; sur une échelle de 1 à 10, donc, mon humeur avait un peu trop tendance à varier de 2 ou 3 à 7ou 8, et les oscillations commençaient à devenir dangereuses. D’où la psy. Mais là, ça fait un peu trop longtemps que je me traine à un niveau de 5 perpétuel. Et je m’emmerde. Et j’ai donc envoyé la psy se faire foutre. Je sais pas si c’est la décision la plus intelligente ou la plus stupide que j’ai prise récemment. En tout cas, c’est soit l’un, soit l’autre.


Parmi les changements qui se sont produits en moi pendant la période où elle me suivait, il en est un qui me laisse dubitatif. Je crois avoir totalement abandonné l’idée de faire fonctionner un jour un couple dont je serais l’un des deux éléments. Ça m’apparait aujourd’hui comme une impossibilité scientifique. Je me sens comme un alchimiste qui, après avoir lu un traité de Lavoisier, aurait enfin compris qu’il ne changerait jamais le plomb en or. Il y a encore quelques mois, ce constat, vrai ou erroné, m’aurait plongé, au mieux, dans d’interminables débats intérieurs et inspiré une profonde tristesse, voire une révolte sincère. Aujourd’hui, à l’extrême limite, je me demande si j’en ai vraiment quelque chose à foutre. Ça n’arrivera pas, point-barre. Je ne sais pas si c’est un signe de sagesse ou de stupidité.


Je me suis pris en pleine gueule l’absolue inutilité de toute tentative de faire quoi que ce soit de sa vie. Est-ce que j’aurais trop lu Cioran et Schopenhauer ? Mais bon, tant que je suis pas mort, il faut bien passer le temps.


Le suicide n’est pas une option. Ça, c’est une certitude. Dans un monde aussi pourri que celui dans lequel nous vivons, je ne m’oppose pas à l’auto-annihilation radicale d’un point de vu moral ou éthique. Non. C’est juste que si je me flingue, c’est eux qui gagnent. Je serais bien emmerdé pour définir ou nommer ces « eux », mais je ne vois pas comment mieux l’exprimer. Le monde est dégueulasse, mais je ne vois pas en quoi le laisse entre « leurs » mains et en me foutant en l’air pourrait le rendre meilleur. Et puis, il y a tellement de cons heureux de leur petits bonheurs satisfaits de connards bouffis de leurs certitudes que ça me fait plaisir de rester là, et de leur balancer mes doutes, mon éthique et ma tristesse en pleine gueule, même si ça ne sert, finalement, à pas grand chose. Mais rien ne sert à rien.


Qu’est-ce que je vais faire de mon samedi soir ? Il est prévu que je vois certaines personnes, mais ça devrait aller. Celles-ci, tout comme moi, portent le signe de Caïn sur le front. Nous serons entre nous. Je vais sans doute me faire engueuler d’avoir arrêté la psy. Ou peut-être pas. On verra.

Je vais sans doute avoir envie de tenter d’oublier ma solitude métaphysique dans les bras d’une petite. Et, comme d’habitude, je vais sans doute rentrer chez moi seul avant même le coup d’envoi officieux de la soirée, trop misanthrope pour supporter longtemps les apparences de joie et de bien-être affichés par les noctambules. Trop timide et asocial pour ne serait-ce qu’oser offrir un verre à qui que ce soit. Mais on ne sait jamais.


Je repense à une chanson de Bashung. « C’est comment qu’on freine ? J’voudrais descendre de là… »

Ouais. Si seulement il étais possible de descendre de la planète juste cinq minutes, histoire de souffler, de savoir ce qu’on y fout, avant de remonter. Mais bon. Ça ne marche pas comme ça.

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Le Père, le Fils, Le Saint- Esprit. La Raison, le Corps et l’Âme. Drugs, Sex, Rock n’Roll

Posté par Durf667 le 1 mai 2011

 

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Mon esprit fonctionne mal. J’ai toujours été le genre de gars à trop réfléchir. Ma raison, en ce moment, est en roue libre, du genre à me pousser à faire des erreurs de débutant ou à m’empêcher de commettre celle qui me seraient profitables plus tard. Elle s’est mise au service de ma dépression. J’ai l’impression d’appréhender mieux que les autres les réalités profondes de l’existence, et elles sont toutes assez pessimistes. Je n’ai jamais eu besoin de personne, ni de rien, pour me sentir plus intelligent et éclairé que mes semblables. Appelez-ça de l’arrogance, de la psychose ou du génie, je me plante et je le sais, mais… Je peux voir la Matrice.


Mon corps est brisé. J’en ai jamais pris trop soin. Je manque de sommeil, de nourriture saine. Mes poumons travaillent trop à filtrer les atmosphères viciées que j’inhale quotidiennement. Les muscles de mon dos sont déchirés des cervicales aux lombaires (et pas à cause d’activités physiques impliquant une promiscuité propre à dérégler les productions de dopamine et d’endorphine de mon organisme avec un spécimen de mon espèce de sexe opposé au mien, à mon grand dam). J’ai beaucoup vomi, hier. Je devrais en prendre plus soin, de ce corps. Après tout, c’est le seul que j’ai.


Il me reste mon âme. Au moins, quand sa voix se fait entendre, quand je daigne enfin l’écouter, elle fonctionne plutôt bien.


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Et maintenant, un peu de culture. Merci Wikipédia.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonctions_tripartites_indo-européennes :


Le concept des fonctions tripartites indo-européennes fut développé par Georges Dumézil. Ses travaux montrent que les schémas mentaux de tous les peuples indo-Européens, qu’ils soient Grecs, Arméniens, Celtes, Indo-iraniens, Baltes, Germains, Slaves ou Latins, présentent un trait commun : l’organisation de la société selon trois fonctions primordiales. On retrouve cette structure essentiellement dans les mythes, mais également dans les structures narratives, et dans l’organisation sociale – théorie des ordres : « ceux qui prient » (oratores), « ceux qui combattent » (bellatores) et « ceux qui travaillent » (laboratores) d’Adalbéron de Laon.

  • La première fonction, dite fonction sacerdotale, est liée au sacré.
Aussi nommée fonction souveraine, on la retrouve avec les druides celtes, la caste des brahmanes indiens, ou encore les flamines romains. Cette fonction correspond aux divinités liées à la magie.
  • La deuxième fonction, dite fonction guerrière, est liée à défense du peuple.
On peut la considérer comme regroupant ce que l’on appellerait la noblesse d’épée, représentée, par exemple, par les chevaliersmédiévaux, les guerriers, les soldats. On retrouve cette fonction dans la seconde caste en Inde : les kshatriyas (aussi – râjanya). C’est au sein de cette fonction que l’on retrouve aussi le principe du Chef, du roi, du râja. D’ailleurs, découlant de cela, dans la Rome antique, pour être empereur, il faut avoir été sénateur, et pour cela être citoyen romain — ce qui ne signifie pas forcément être habitant de Rome, mais surtout jouir du statut d’homme libre de l’Empire romain, donc avoir le droit de vote. Pour être citoyen, il faut avoir été soldat, donc guerrier. Cette fonction correspond aux divinités liées à la force physique.
  • La troisième fonction, dite fonction productrice, est liée à la fécondité.
Elle regroupe les agriculteurs, éleveurs, artisans, et les commerçants. Elle correspond à la troisième caste de l’Inde : les vaisya (aussi – ârya), et aux divinités liées à la paix, à l’amour et la prospérité.

C’est par le biais de la mythologie comparée que Dumézil a mis en lumière l’existence d’un tel schéma. Par exemple, il est notable que la plus vieille triade (ensemble de trois dieux supérieurs) de la mythologie romaine, dite triade précapitoline, comprend Jupiter, MarsQuirinus, lesquels occupent clairement chacun une des trois fonctions.


Fin de la parenthèse culturelle. Il n’y en aura pas d’autre. On est pas sur Arte.


Je rajouterais personnellement :


La fonction guerrière, de nature apollinienne, cerveau gauche, correspond également à l’idée d’un certain dépassement de la condition humaine. C’est l’épée qui repousse et détruit ce qui est considéré comme néfaste. Ce n’est pas que le muscle brutal, c’est aussi la violence de l’intellect contre l’illogique et le mystérieux. La science contre l’obscurantisme, mais aussi la raison contre l’émotion. Regardez Sheldon dans « The Big Bang Theory ».

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Son organe est le cerveau, « Au nom du Père… », le signe de croix touche le front. Les drogues, alcools et substances peuvent la transcender ou la détruire.


La fonction productrice, de nature dionysiaque, cerveau droit. Le corps. La (pro-)création, la sensation, l’émotion. C’est la coupe, le Graal, qui reçoit, contient la vie avant de la donner. Ce sont aussi les tripes, le labyrinthe de nos intestins et de nos circonvolutions cérébrales où nous attends le minotaure de l’auto-destruction. Les mystères du corps et sa formidable puissance de jouissances et de douleurs contre la rationalisation excessive de nos vies. Ouais, j’en vois dans l’assistance qui comprennent de quoi je parle.

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Ses organes sont le sexe et les tripes, « … et du Fils… », le signe de croix touche l’abdomen. Les rapport sexuels et la gastronomie peuvent lui donner son vrai sens comme le vider de toutes substances.


La fonction sacerdotale est liée à notre âme. C’est celle de la quête de sens (alors qu’il n’y en a pas), de la recherche intérieure. C’est ce qui, pris entre les deux aspirations opposées de la guerre et de la fertilité, d’Apollon et de Dionysos, du cerveau et du sexe, cherche à créer un lien. C’est ce qui nous fait sortir de Nous , et qui nous Y enfonce le plus profondément. C’est le domaine de l’éthique, du sacré, de l’empathie, du rapport au monde et à l’Autre. Du rapport à Soi-même. C’est ce qui nous donne une vrai place en ce monde. Il semble qu’il y ait pénurie d’âme, de nos jour.

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Son organe est le cœur, « … et du Saint-Esprit. », le signe de croix traverse le cœur. Chacun donne un nom, ou pas, à ce qui se cache derrière son cœur. Personnellement, pour le jeu de mot, je l’appelle rock n’roll, mais c’est parce que je suis un sale punk irrécupérable. Comme de juste, cela, quel que soit son nom, peut tout autant nous tuer que nous révéler.



Et donc ?


Et donc, me voilà, punk crasseux, marinant dans le même T-shirt depuis trois jours, victime d’un dérèglement systémique de ces trois fonctions. Je pose mon corps négligé comme un rempart entre moi et l’agression permanente du monde extérieur. Je suis trop fatigué ou malade pour sortir, trop soucieux pour me réjouir du bien qui se présente, trop blessé pour résister à la tentation de le repousser.


Je m’en voudrai, plus tard.


Il y a du mieux à l’horizon. Je n’arrive pas, pour le moment, à convaincre ma raison de se réjouir totalement d’une opportunité éventuelle de mettre mes aptitudes créatives et intellectuelles au service de ma vie professionnelle et sociale.

Mon corps s’effraie, s’excite et s’interroge à l’idée de possibles aventures hédoniques. Il a faim, soif, il veut s’enivrer. Mais la fatigue, le malaise et les douleurs le saisissent, le paralysent comme le froid mordant cloue au sol, dans la neige, celui qui rampe, épuisé, vers le feu qui pourrait le sauver et qu’il voit, si proche et si loin.

Mon âme s’est repliée sur elle-même.


Mais ce n’est que passager. Il est un carburant commun au trois organes. La rage. C’est la rage que je vais mettre au service de ma sainte trinité personnelle. La rage fera de mois un guerrier, un amant et un prêtre. La rage. Je crois que la rage, c’est tout ce qui reste quand on est sur le point de céder à la tentation de tout perdre. Car le peu que l’on a encore est alors inaccessible. Sauf la rage. Toujours la rage.


La rage.

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Discothèque punk idéale subjective et assumée

Posté par Durf667 le 25 avril 2011

Il ne peut en rester que 10

 

Durf667

 

À la demande générale de l’ensemble de mes lectrices se prénommant Laurence et dont le pseudo est Poppy, j’ai présentement l’insigne honneur et l’incommensurable avantage de vous proposer ici une modeste liste comprenant une sélection de ce que j’estime être 10 des meilleurs albums de punk-rock ou assimilé à jamais m’être passé par les oreilles (mais il est vrai que je leur en ai fait subir de belles…)

Il est évident que ça n’engage que moi, mais c’est mon avis, et je le partage, ce qui tombe bien, vu que mon avis est justement celui auquel j’ai le plus communément tendance à me ranger quand on me le demande.

 

Préambule

 

Sont exclus de cette liste des albums et artistes de haute tenue, dont certains que l’auteur tient en très haute estime. Comme il a bien fallu faire un choix, on a choisi arbitrairement de faire débuter le punk en 1975, ce qui nous prive ici, entre autre, des groupes garage des années 60, d’Iggy Pop, du Velvet Underground et du MC5, entre autres. Que leurs noms soient vénérés loués jusqu’à la 56498148748926178148168ème génération. De même, point ici de post-punk, de new-wave, de no-wave, de grunge et leurs amis, point non plus de la frange la plus « cool » du mouvement originel, donc, pas de Talking Heads, de Television ou de Blondie. Et il y a forcément des mises de côté impardonnables. Que les Sex Pistols, Patti Smith, les Dead Boys et tant d’autres me pardonnent (même si je pense qu’ils ‘en foutent).

 

Les grands anciens

 

The Ramones – Ramones (1976)

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Parmi les tout premiers à dégainer, les quatre faux frangins avaient déjà tout compris. 1, 2, 3, 4, et c’est parti, trois accords, c’est presque trop. Tout dans cet album, le premier, tout est déjà là, l’urgence, la fausse stupidité, les mélodies pop noyées dans la saturation hardcore. Imités un milliard de fois, ils n’accédèrent jamais totalement au succès qu’ils méritaient, ne sortant quasiment jamais de leur minuscule van (les groupes français connaissent ça), mais déclenchèrent des vocations partout où ils allèrent. Peut-être le groupe le plus cool de tous les temps.

HEY ! HO ! LET’S GO !

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The Clash – The Clash (1977)

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Ou l’entrée de la politique dans le mouvement. Le Clash donne une certaine parole aux ouvriers et à la jeunesse au chômage de la Grande-Bretagne pré-Thatcher (une des ennemies préférée des punks anglais) et grave sur le vinyle le malaise post-hippy de cette révolution des fleurs qui a échoué. L’ennui et le désespoir sont toujours là, l’Angleterre s’enfonce dans un chaos que ces jeunes punks vont repeindre en lettres fluos et habiller de fringues bondages et de slogans marxistes. Le Clash en profitera pour sortir ensuite certains des meilleurs disques de ce changement de décennie.

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Johnny Thunders & The Heartbreakers – L.A.M.F (1977)

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Un des grands oubliés de l’histoire… Johnny Thunders, déjà présent dès 1972 avec les New-York Dolls, avait pourtant posé les premiers jalons de ce que deviendrait la scène punk. Outrances, provocations, no-future, drogues, sexe, rock n’roll… Représentant la Classe déglinguée à l’état pur, Johnny avait une sale tendance à tout foutre en l’air malgré son talent énorme et ses compositions comptant parmi les meilleures du genre. Le pendant nihilistes et réellement auto-destructeur du punk des origines. Un album de très, très grande classe.

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The Damned – Damned ! Damned ! Damned ! (1977)

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On aurait pu les prendre pour de sales petits imitateurs dess Sex Pistols, si ce n’est que ceux qui eurent le privilège de sortir avant ceux-ci le premier 45 tours punk en Angleterre avaient une sale tendance à savoir jouer. Cet album est un coup de cœur subjectif et personnel, le premier d’un groupe qui, avec Siouxie et ses Banshees, inventera quasiment le rock gothique et la new-wave un peu plus tard, signe ici une petite merveille de sauvagerie incandescente qui n’a pas pris une ride.

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This is Hardcoooooore !

 

Ce fut un crève-cœur de faire une sélection de seulement trois album de hardcore, Oï et/ou street-punk. Que Discharge, Black Flag, Bad Brains et même Bad Religion pour le hardcore mélo, et tant d’autres me pardonnent.

 

Dead Kennedys – Fresh Fruits for Rotten Vegetables (1980)

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Dans les année 80, le mouvement se radicalise. La politique est on ne peut plus présente dans les textes, la musique se veut plus rapide et plus dure. La Californie répond aux starlettes blondasses et aux hippies trentenaires avec Black Flag (L.A., autre excellent groupe) et les Dead Kennedys de San Francisco, dont le chanteur, Jello Biafra, propose de vous emmener en vacances dans le Cambodge de Pol Pot si vous êtes trop bourré pour baiser. Si on met de côté le fait que ce groupe a peut être le meilleur nom jamais trouvé, leur musique préfigure presque, par moment, celle de System of a Down. Sans déconner.

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The Exploited – Punk’s Not Dead (1981)

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Pour des raisons éminemment subjectives et personnelles, j’étais juste obligé de choisir un album de la bande à Wattie Buchan, et j’étais juste obligé de choisir le premier, celui avec les merveilleux et inoubliables « Sex and Violence » et « I believe in Anarchy ». Et puis, il fallait bien dans cette liste un album avec des influences vraiment Oï. (La Oï étant ce style de punk où on a l’impression, arrivé au refrain, que le stade tout entier se met à chanter). Excusez-moi, je pars écraser une larme de nostalgie.

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Minor Threat – Complete Discography (1989)

 

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Minor Threat est peut-être bien le groupe de hardcore ultime… L’histoire du groupe dure trois ans (1980 / 1983), puis Ian McKaye part fonder Fugazi, qui préfigurera toute la scène noise et post-hardcore, justement, à venir. Beaucoup moins bœuf que certains de leur copains, ces new-yorkais posent les jalons du NYxHC et du Straight-Edge (en gros, si on veut détruire le système, ça pourrait être cool qu’on arrête de se détruire nous même à grand coup de drogue et de sexe avec n’importe qui). Un de mes groupes préférés.

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Quelques Français.

 

Bérurier Noir -Même pas mort (2003)

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Alors, évidemment, il fallait un Béru dans cette liste. Si j’ai choisit celui-ci, c’est avant tout pour le DVD de ces concerts (VIVA BERTAGA !) à l’Olympia en 1989 qui voyaient la fin du groupe (et par la même d’une certaine idée de l’alternatif en France) et qui reste une putain de leçon de ce que devrait toujours être le rock n’roll. Et si vous n’avez jamais entendu parler des Bérus, mais qu’est-ce que vous foutez sur ce blog, en fait ?

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Les Shériff – Les 2 doigts dans la prises (1992)

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Encore un live… Encore de la nostalgie… Cet album m’évoque de longue soirées passées avec mon copain Zantar à faire des choses tout sauf intelligentes, alors voilà. Les Shériff, c’est un peu les Ramones du Sud-Ouest. Spéciale dédicace à Manu, batteur des Shériff et chanteur de The Hop-Là, dont j’ai eu l’honneur de faire la première partie avec Dernière Sommation. À la fin, quand il ont repris « Jouer avec le feu », y avait trois trentenaires fous de joie qui sautaient partout devant la scène. En plus Montpellier avait gagné en Ligue 1.

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Et pour finir, c’est étonnant, du subjectif

 

The Distiller – Sing Sing Death House (2002)

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Parce que ça fait plaisir quand le punk californien des années 2000 nous offre autre chose qu’Offspring, Good Charlotte ou Blink 182.

Parce que cet album est putain de bon.

Parce que j’aurai pu choisir Unseen, Anti-Flag ou Rancid.

Parce que Brody Dalle, quoi, bon, RRRRRrrrrRRRRrr, je ne suis qu’un homme.

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Écologie du trentenaire alternatif désespéré

Posté par Durf667 le 13 avril 2011

Le trentenaire alternatif désespéré… Que voilà un beau sujet d’étude. Commençons donc par le début (c’est mieux, ça évite les digressions oiseuses en milieu de phrase. Notez, j’apprécie les digressions oiseuses en milieu de phrase. Mais ça a tendance à perdre le lecteur. Hors, il me déplairait de perdre le lecteur. Surtout à ce stade prématuré de mon exposé. Mais j’aime les digressions oiseuses. C’est dit.) Commençons donc par le début, disais-je, avant d’être grossièrement interrompu par moi-même.


Il ne sera pas ici question du trentenaire désenchanté-bobo-parisien mis en lumière récemment par les média, ne serait-ce que parce que, c’est bien connu, Paname est le centre du monde civilisé. D’autres en ont parlé mieux que moi, par exemple Xavier de Moulins et Nicolas Rey, dans deux excellents romans ( respectivement « Un coup à prendre » et « Un léger passage à vide ») que je n’ai pas lu parce que je ne suis ni parisien, ni bobo, bien que trentenaire, je vous l’accorde, mais je ne leur rends peut-être pas justice, je sais, c’est mal, les préjugés. D’autant plus qu’ils sont tous les deux parus chez Le Diable Vauvert, ce qui est une preuve de qualité, et je ne dis pas ça uniquement parce que je n’ai pas encore perdu tout espoir de leur soumettre un jour un manuscrit. Non, pas uniquement.


Non, il sera ici question du trentenaire alternatif désespéré à tendance provinciale, voire franchement rurale par moment. Ça tombe bien, j’en ai justement un sous la main.


Taxonomie et étymologie


Selon de savants calculs, le trentenaire aurait dans les environs de trente ans. À une vache près, c’est pas une science exacte. Ce qui semblerait vouloir dire qu’il soit né aux alentours de 1980. Si, si, je vous assure. Une réflexion rapide nous permet donc à deux constats édifiants. 1 : il a grandit avec le club Dorothée. Goldorak était son pote, il faisait des kaméhaméha devant la glace et il regardait Candy en cachette pour pas se faire casser la gueule à l’école. 2 : Pile à l’adolescence, quand il a commencé à s’intéresser à la musique, Kurt Cobain nous à lâché. Ce qui lui a laissé le choix entre le néo-métal, le punk à roulette, le déluge reggae-ska-festif de l’époque, les rave-parties et la Grande Découverte du Rap. C’est quand même pas de pot. (Je rappelle à toutes fins utiles qu’il y a « alternatif » dans la dénomination de cet animal étrange. Sinon, c’est vrai, il lui restait Céline Dion et/ou 2Unlimited.)


Ça, c’était donc pour le côté alternatif. Voyons à présent le côté désespéré. On peut difficilement trouver une origine unique sinon à ce désespoir, du moins de ce désenchantement. On va faire comme si la société/les parents/les profs/Hollywood/les sitcoms AB (rayez-les-mentions-inutiles-et-rajoutez-celles-que-vous-voulez) avaient trop promis à ces jeunes crétins pauvres petites choses sensibles et que la dure réalité de l’âge adulte les avaient irrémédiablement broyés entre les mâchoires de la désillusion sociale et des impossibles romances disneyiennes.


En résumé, quand il était petit, le trentenaire alternatif désespéré voulait être Chateaubriand ou rien. Ça a peut-être réussi à une poignée, genre ceux qui sont devenus Victor Hugo, mais l’écrasante majorité est quand même devenu rien, justement. C’est ballot.


Généralités


Le trentenaire alternatif désespéré se subdivise en différentes sous-espèces qu’il serait trop longues d’énumérer ici. Citons simplement les plus connues : le geek (yeux injectés de sang, cornes sous les doigts, t-shirt Punisher), le métalleux (cheveux longs, perfecto, t-shirt Carpathian Forest), le keupon (rangers, canette de kro, t-shirt Crass), le babos (dreadlocks, veste en laine, paquet d’OCB). À noter que l’espèce dite « grunge », très répandue en des temps reculés semble s’être éteinte au tournant du millénaire avec leurs vingt ans, remplacés dans leur rôle de dépressifs du lycée par les néo-goth, toujours plus glamour, ce qui est toujours ça de gagné.


Il existe bien d’autre sous-catégories, ne vous y trompez pas, on pourrait citer le hipster à lunettes (celui qui écoutait Blur et Suede au lycée) ou le théatreux cinéphage (celui qui s’était inscrit au conservatoire parce qu’on embrassait pour de vrai avec la langue mais que ça n’aidait pas plus que ça à pécho), par exemple. En fait, toutes les catégories de trentenaires auxquelles vous pouvez pensez contiennent en leur sein leur lot de dépressifs. De plus, il est évident que les frontières entre ces différents domaines d’activités sont poreuses et que certains se définissent par plusieurs, voire par de nombreuses de ces petites cases. Mais là, il faut reconnaître, qu’ils cherchent, aussi… Ils pourraient quand même faire des efforts.


Un mythe récurrent rapporte que le trentenaire alternatif désespéré possède un sens de l’hygiène corporelle tout à fait personnel. Alors là, je m’insurge. Bon, il faut reconnaître que c’est vrai pour certains. De même, la rumeur selon laquelle il serait notoirement handicapé administrativement parlant (comment ça, il fallait que je renvoie ce papier à la sécu il y a six mois ?) est largement pas exagérée du tout.


Habitat


N’importe quel studio de 20 mètres carrés suffit au trentenaire alternatif désespéré. Surtout au geek, pour peu qu’il puisse pirater le wi-fi du voisin. Après, il n’a pas trop le choix, le trentenaire alternatif désespéré a souvent poursuivi très (trop) longtemps ses études parce que les bourses, c’est pratique, ce qui le rend bien souvent inapte à toute activité professionnelle productive. Il se rattrape en se faisant passer pour un artiste, comme en écrivant des articles sur les trentenaires alternatifs désespérés, par exemple.


Comme il n’a de trentenaire que l’âge et le nom, l’appartement en question est souvent une projection en trois dimension de son esprit post-adolescent resté bloqué à une époque où le monde et lui étaient plus jeunes et beaux. Étaient plus jeunes, donc. Posters de rock n’roll et affiches de films sur les murs sont donc monnaie courante, ainsi que des images avec des filles peu vêtues dessus (souvent les seules qui acceptent de pénétrer dans ces lieux maudits, d’ailleurs), des cendriers, pleins, des canettes, vides, des cartons de pizzas, vides ou pleins, ça dépend.

Gros plan sur ce à quoi peut ressembler l'habitat d'un trentaltdesep.

Sinon, il peut arriver que les trentenaires alternatifs désespérés (vous aussi, vous en avez marre de tomber sur ces trois mots toutes les deux lignes ?) se rassemblent en petits groupes appelés « collocations » par les ethnologues. C’est parce qu’ils ont souvent vu plus de 62158765156 fois chaque épisode de Friends, et qu’ils espèrent que ce coup-ci, ce sera peut-être à eux d’être le Joey de la bande.

En parlant de sitcom américaine, le trentenaire alternatif désespéré aime souvent « How I met Your Mother », uniquement parce que Ted Mosby est lui-même un trentenaire désespéré, et qu’il est même un tout petit peu alternatif (un type qui craque sur les filles bassistes ne peut pas être foncièrement mauvais.)


Nourriture


Pizzas. Kebabs. Nouilles. Lardons. Burgers. Bières. Surtout bières, en fait.


Reproduction


La bonne blague ! Pourquoi croyiez-vous donc qu’il fût désespéré ?

En fait, on peut diviser le le trenten… (non, sérieux, même moi, j’en ai marre…), le trentaltdesesp (non, en fait c’est pas mieux. Bref.) en deux catégories :

  • Celui qui traverse un désert sentimental, émotionnel et sexuel d’apparence infini, que nous appellerons le coureur de fond, parce qu’il a pas fini d’en chier, le pauvre. Ce type là a en général trop idéalisé la gens féminine dans sa jeunesse et il faudrait vraiment lui dire que si, les filles font caca, aussi.

  • Celui qui finalement se démerde pas si mal avec les femmes, mais qui n’arrive pas à les garder, et que nous appellerons Bob. J’aime bien, comme nom, Bob.

Les deux ont en commun de voir leur potes se caser un par un et de les voir même, pour certains, faire des mômes. Les traitres.


Dernières remarques


Il va de soi que je pourrais vous entretenir encore longtemps de ces entités étranges. Pauvres bêtes… vous en connaissez certainement. Y’en a partout ! Je n’ai pas envie de me lancer dans des explications sociologiques sur les pourquois et les comments de leurs existences, comme je le disais, d’autres l’ont déjà fait, Walt Disney m’a tuer, le complexe du nice guy, la-société-elle-est-méchante-elle-fabrique-des-inadaptés-c’est-quand-même-un-monde-ma-bonne-dame, tout ça, tout ça. Je pourrais. Mais j’ai pas envie. Et si le cœur du schmilblick résidait là-dedans ?


Car il est clair que le trentenaire alternatif désespéré pourrait ne plus l’être, désespéré, s’il s’en donnait les moyen. Mais le veut-il vraiment ?


Le rôle qu’il s’est donné (ou qu’on lui a imposé, peu importe), n’est finalement que celui de repoussoir. Il y en a toujours eu, des repoussoirs. Les sociétés, pour fonctionner, en ont toujours eu besoin. On présente des modèles de réussite, mais également des modèles d’échec. Le cas qui nous occupe ici (le trentenaire alternatif désespéré, pour les deux qui discutent, dans le fond) n’est rien d’autre qu’un modèle d’échec destiné à édifier petits et grands sur le nécessaire formatage des individus. Heureusement qu’il y a des exemples de réussites hors format, tiens. Il y en a même plein.


Mais ce pauvre trentenaire alternatif désespéré est enfermé dans un cercle vicieux, genre, « j’y arriverai jamais, donc je tente rien, donc il se passe rien, donc je déprime, donc j’ai envie que ça change, mais je finis par me dire que j’y arriverai jamais ». Il est une victime de la société de consommation (ce qui, pour quelqu’un qui se veut justement « alternatif » dans un sens ou un autre est quand même un comble !), c’est sûr, mais il s’est fait avoir, elle l’a convaincu qu’il ne pourra pas s’en sortir. Pauvre nouille. Il est surtout une victime de lui-même, du coup.


Sur ce, vous m’excuserez, il faut que j’aille m’auto-botter le cul.

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