Poème sans doute écrit il y a 2 ou 3 ans dans le but de sonner comme un slam et retrouvé dans un vieux cahier

Posté par Durf667 le 17 octobre 2014

J’aurais dû finir par m’y faire,

Je devrais arrêter de m’en faire

Pour ce qui me pourrit l’atmosphère.

Je devrais crever par terre,

C’est pas mon millénaire.

 

Je devrais embrasser mon flingue

Avant de devenir vraiment dingue,

De me noyer dans une seringue

Dans ce caniveau où je valdingue,

Cradingue

 

Comme tout ses bâtards silencieux

Qui ont du mépris plein les yeux…

Ils se croient mieux.

Les affreux.

J’y foutrais le feu

 

Si j’étais plus perdu que ça,

Plus violent que ça,

Plus sûr de moi.

 

Mais je suis une loque.

Je vaux pas le prix d’une breloque.

Sale époque…

 

Ouais, je suis un gros loser,

Le king des perdants, sale chômeur

Trop niqué pour se donner le cœur

D’arrêter les erreurs,

De me faire la faveur

D’arrêter d’avoir peur,

De créer les couleurs

Dans ma vie monochrome et sans chaleur.

 

Mais j’ai le courage de rien.

Chaque jour je m’abstiens

D’essayer chaque matin

 

De commencer quelque chose.

De continuer quelque chose.

De faire quelque chose.

 

Mais non tout ce que je fais c’est de broyer ma prose,

Jamais rose.

Et je cause,

Et je cause,

Et je cause.

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Fragments d’étoile ou : La complainte de Samaël pour son amour perdu.

Posté par Durf667 le 9 octobre 2014

Ceci est un vieux texte que j’avais fini par oublier. Je viens de le retravailler quelque peu et vous le propose donc dans la foulée. Des poutous.

 

 

Mille ans de souvenirs,

Cela paraît bien peu.

Je sais le crime dont on m’accuse,

Je sais pourquoi on me vénère,

Mais rien n’est aussi pur,

Rien n’est aussi glacial,

Rien ne vaut mes raisons,

Je suis seul à savoir.

 

Je suis le dix-septième arcane, je suis celui qui crût.

Je suis celui qui chut.

Les rêves sont des traîtres,

Ils sont tout ce qu’il me reste.

Je suis la raison du mal

Et l’antibiotique.

Car pour rester vivant,

Il faut bien que le cœur batte.

 

Je ne sais plus ton nom,

Mon seul et véritable

Amour.

Tu es morte à Thülé, et seul tes yeux

Demeurent face aux miens.

Seul ton souffle survit encore entre mes lèvres,

Et je t’attends

Toujours.

 

Je n’aspire à rien d’autre

Qu’à me sentir en vie,

Célébrer ce qui reste

De peur de le perdre

Encore.

 

Samaël, Lucifer, Orphée, Ulysse, et tant d’autres

Noms.

Je suis ce qui restait dans la boîte,

Ce que Pandore laissa.

Espoir.

Toujours je me relève,

Je ne sais faire que ça.

Entendez mes paroles,

Fils et filles de la foi,

Fragments d’étoile.

Ceci est notre hymne.

 

Ne rêvons pas trop loin,

La laisse est bien trop courte.

Des milliers de visages se retournent sur nos pas.

Nous sommes le rempart enfermant

Les névroses,

Le sacrifice obligatoire.

Nous rêvons pour les autres.

Condamnés à faillir, à encore essayer,

A nous cogner aux murs,

Mais à les ébrécher.

 

Je suis archange et diable,

Le début et la fin,

Le moteur de vos vies.

Espoir.

La fatigue n’est rien si je suis encore là.

Et je resterai vivant

Car moi aussi j’espère.

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Bartolomeo Beretta

Posté par Durf667 le 3 octobre 2014

J’aime bien me promener. Me promener avec mon flingue dans la poche. Les gens ne le savent pas, mais j’ai mon flingue dans la poche. La crosse se réchauffe dans ma paume. J’aime pas les gens. Ils sont stupides, les gens. Mais moi, j’ai un truc en plus. J’ai mon flingue dans ma poche.

C’est un chouette flingue. Un Beretta 92. L’entreprise Beretta a été fondée en 1526 par Bartolomeo Beretta. C’est toujours un de ses descendant direct qui la dirige. C’est pour ça que j’ai un Beretta 92. J’aime bien. Les gens ne le savent pas, ça. Ils sont stupides, les gens. Avoir un Beretta 92 dans ma poche et savoir ça, c’est bien la preuve que je leur suis supérieur. Ils ne savent pas ce que je sais. Et ils n’ont pas de flingue dans la poche. Avec la crosse qui se réchauffe dans ma paume.

Ils ne me regardent pas quand nous nous croisons au milieu d’un passage clouté. Ils ne savent pas que j’ai un flingue dans ma poche, avec la crosse qui se réchauffe dans ma poche. Sinon, ils me regarderaient. Moi, je les regarde. Moi je sais, et eux, ils ne savent pas. Ils ne savent pas que j’ai un flingue dans la poche. Ils ne savent pas que c’est un Beretta 92. Ils ne savent pas que l’entreprise Beretta a été fondée en 1526 par Bartolomeo Beretta. Ils ne savent rien. Moi, je sais.

Les gens ne me regardent pas quand je les croise sur le trottoir devant la galerie marchande. Moi, je les regarde. Ils sont laids. Tous. Moi aussi, je suis laid. Mais moi, j’ai un flingue dans ma poche. Avec la crosse qui se réchauffe. Et ils ne le savent pas. Ils ne savent pas que je pourrais les rendre beaux. Étalés sur quinze mètres de trottoirs. Rouges. Parce que moi, j’ai un flingue dans la poche. Un Beretta 92.

Les gens sont laids et ignorants. Ils ne savent pas qu’ils sont laids. Ils ne savent pas qu’ils ne savent rien. Moi, je sais. Je sais que j’ai un Beretta 92 dans la poche. Avec la crosse qui se réchauffe dans ma paume. Je sais que l’ entreprise Beretta a été fondée en 1526 par Bartolomeo Beretta. Je sais que c’est toujours un de ses descendant direct qui la dirige. Je sais qu’ils sont laids, et moi aussi. Je sais que pourrais les rendre beaux, et moi aussi. Étalés sur quinze mètres. Je sais aussi que je les hais. Et moi aussi, je me hais. Tout le monde est digne de haine. Tout le monde est méprisable. Et moi aussi.

Car moi, je hais. C’est ce que je fais tout le temps. Ça ne me demande pas d’effort. C’est facile. Il me suffit de me laisser aller. Je n’ai qu’à me rappeler qu’ils sont laids et ignorants, les gens. Et moi aussi, je suis laid et ignorant. Mais moins qu’eux. Et moi aussi, je me hais. Mais moins qu’eux. Parce que moi, je sais. Je sais que l’ entreprise Beretta a été fondée en 1526 par Bartolomeo Beretta. Je sais que c’est toujours un de ses descendant direct qui la dirige. Je sais que j’ai un Beretta 92 dans la poche. Je sais qu’un jour, je m’en servirai.

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La chasse est ouverte.

Posté par Durf667 le 29 septembre 2014

Les ordres sont donnés,

Les mesures sont prises.

La glande est terminée,

L’inquiétude est de mise.

Car la chasse est ouverte,

Les chômeurs comme gibier.

Car des cervelles expertes

Ont décidé de nier

 

Que l’argent qui leur manque

Dort aux îles Caïmans,

Que les thunes qu’ils planquent,

Ces richards dégoutants,

Devraient remplir les caisses

Qu’ils nous assurent vides.

Chômeurs tenus en laisse,

Les sanctions sont rapides.

 

Il est bien plus facile

De montrer les sans-voix,

Car le peuple docile

Ne croit que ce qu’il voit.

Pauvres boucs émissaires !

Crève de faim, et tais-toi !

Ils nous déclarent la guerre !

Ils nous laissent aux abois !

 

Ils nous disent parasites,

Profiteurs du système

Qui nous tue, pas trop vite.

C’est la misère qu’ils sèment.

Sache que la vraie vermine,

Dans ses palaces de rêve,

Elle ne crie pas famine.

Elle rit quand toi, tu crèves.

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Encore facile.

Posté par Durf667 le 10 août 2014

Je suis la balle

Dans ma tête, celle

Qui allait trop lentement. Je ne l’ai

Pas sentie.

Je suis mort

Bien souvent, déjà.

Si souvent

Que je ne m’en souvient pas.

Et des alexandrins glissent de mes phalanges.

Des façons de pensées toutes faites s’y rangent.

Comme si j’étais con.

Comme si, en fait,

Je ne savais penser.

Et je ne le sais pas, je le fais, et c’est tout.

Rien ne sert de chercher, toute réponse est bonne.

Il y a tant de questions.

Et s’il faut les poser, il ne faut pas

Y répondre.

Ne même pas chercher.

Les réponses sont vraies. Mais personne

Ne pose les bonnes questions.

Il demandent « Pourquoi ? »

Il devraient dire : « Comment.

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