Dernières volontés d’un nihiliste

Posté par Durf667 le 10 juillet 2014

Quand, les années passées, mon corps aura péri,

Ne viens pas sur ma tombe, ne viens pas pleurer là.

Si mes os y seront, moi, je serai parti.

Non, il ne restera rien de ce qui fut Moi.

 

Je serai dans les yeux de ceux qui m’ont connu,

Je serai dans les cœurs de ceux qui m’ont aimé.

Je serai les regrets de celles que j’ai déçues,

Je serai dans l’écho de mes jeunes années

 

Qui résonnera quand tu verras ces photos,

Déchirées et jaunies, poussiéreuses et vivantes.

Je serai dans ces lignes que je tire de mes maux…

Non, je ne serai rien qu’une présence absente.

 

Je serai dans les murs de ma maison d’enfance,

Je serai dans les présents que je t’aurai fait,

Je serai dans le rire qui te vient quand tu penses

Aux conneries anciennes, aux délires, et jamais

 

Je ne disparaitrai tant que tu survivras.

Car mon corps sera mort, et je ne crois en rien.

Quand tous seront partis, tout de nous périra :

Tout le mal infligé, mais aussi tout le bien.

 

Ne pleurons rien, alors, d’ici quelques décades

Nous serons oubliés, et c’est bien. Car enfin,

Vouloir laisser sa trace, ce n’est là que bravade,

Vanité imbécile. Que laisser ? Et bien, Rien.

 

Quand, les années passées, nos corps auront péri,

Quand nous serons enfin oubliés des Terriens,

Nous auront la paix car rien de nous ne survit.

Quand la tombe nous appelle, que laisser ? Et bien, Rien.

 

rip.php

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Ronces. (Sonnet)

Posté par Durf667 le 8 juillet 2014

La forêt est profonde, et les ronces sauvages

Déchiquettent la peau du rêveur égaré,

Et la Lune est absente, les étoiles, effrayées,

Ont fui les environs de cet endroit sans âge.

 

Les pas se font pesants, les plaies suintent la rage

Les épaules avachies de ce corps fatigué

Portent le poids des fautes. Les larmes des nuées

Trempent l’âme, et la boue la salit, la ravage.

 

Où est-elle, la clairière, où le marcheur s’endort

Sans craindre la nuit froide, là ou il peut partir

En songe de ce piège d’épines où le froid mord

 

Le corps, l’esprit, l’espoir, les tétanise, et pire,

Les détruit tout à fait ? Mais quand il faut souffrir,

C’est aussi pour mûrir et espérer encore.

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Crash-test #28

Posté par Durf667 le 7 juillet 2014

Je ne vois aucune solution. Chaque solution est un nouveau problème.

 

L’Humanité est un bambin aux commandes d’un char d’assaut.

 

« Mais il lui arrive quoi, au boss, au juste ?

  • D’après les rumeurs que j’ai entendu à la cafèt’, ce serait une dépression nerveuse.
  • Sans déconner ?
  • Ben ouais, rapport à je sais pas quoi.
  • C’est nul ! Y a un paquet de mortels qui ont écrit des histoires dont c’était l’intrigue.
  • Ben t’es un démon des arts, c’est normal que tu les ai repéré, ces histoires. Le boss, lui, il a rien dû voir venir.
  • Admettons. Mais c’est quand même un putain de cliché, ça, le Diable qui nous fait une dépression !
  • Fais gaffe, comme tu parles, on dirait que tu perds la Foi…
  • En même temps, pour un démon…
  • Certes. Mais je parlais de la Foi en Satan.
  • Ben apparemment, lui aussi… »

 

 

Je sais, ça fait longtemps que j’avais pas pondu un crash-test.

 

Le prêcheur se jeta dans la foule en hurlant et en vidant le réservoir du lance-flamme. « REPENTEZ-VOUS ! J’AI VU LA VERITE ! ET ELLE N’A AUCUN SENS ! »

 

Il fait des rêves de meurtres, de massacres, de sang et d’entrailles étalées sur le papier peint usé de chambres sordides, de cachots malsains, de rues abandonnées et de gratte-ciels en ruine. Il dormait bien.

 

Je ne vais pas bien, mais mieux que vous, même si vous pensez le contraire.

 

La planète était presque entièrement recouverte d’une forêt constituée d’arbre de plusieurs dizaines de kilomètres de haut. C’était presque un miracle, d’après les exobiologistes de l’expédition, si une espèce animale de type aviaire était parvenue à développer une intelligence comparable à celle des terriens. Ce peuple, installé à la cime des arbres, avait développé une technologie et une culture proche de celles de la Renaissance terrestre, et ce à partir de rien, il ne disposait après tout comme toute matière première que des ressources prodiguées par les arbres et certains animaux. Quand les vieux, le soir sous les étoiles, narraient leurs contes et leurs légendes, ils parlaient avec appréhension d’un lieu interdit et effrayant qu’aucun d’eux n’avaient jamais vu, situé loin en dessous des sommets des arbres, là où ils vivaient. Ils l’appelaient le « Sol ». Les tenants du culte de la Raison, les partisans des Lumières, tenaient pour ainsi dire acquis , d’ailleurs, que ce lieu n’existait pas.

 

Du pain et des jeux pour contrôler les masses. RSA, allocs, salaires, retraites, etc. Roland Garros, Coupe du monde au Brésil, Tour de France.

 

Nabilla n’est pas plus idiote que n’importe quelle courtisane de la cour de Louis XV.

 

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Première limace du « Journal d’échevinage ».

Posté par Durf667 le 9 juin 2014

Il y avait un moment que je n’avais pas posté de texte à contrainte. Je ne dis pas tout de suite de quoi il s’agit, je vous laisse vous racler la soupière. Je suis le mal.

 

Sur la grande parabole qui à minuteur devait quitter New York à désuétude de Buenos-Aires, régnait la vague habituelle du dernier monastère. Les passéismes embarquaient, escortés d’un fourbi d’amiraux ; des portions de télémarketing, le casse-croûte sur l’organdi, jetaient des nomenclatures à travers les salpêtres; on amenait des malpropretés et des flexions, des enflés curieux couraient du haute-contre en basculement de la nécessité, pendant que l’ordonnance accompagnait imperturbablement ce grand spéculoos, sur le pont-levis. Un peu à l’échafaudage de la mozarella, je m’entretenais avec un amiral, sur le pont-levis-promotion, lorsque deux ou trois éclats jaillirent tout près de nous – apparemment, une perspective de marron que les représailles interviewaient et photographiaient encore, juste avant les dépends.

La réponse à ce mystérieux mystère est à présent dans les commentaires de l’article.

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Poe – Update

Posté par Durf667 le 4 juin 2014

J’avais déjà publié un lien vers ce texte, mais l’adresse du blog d’Ardonau a changé, alors le revoici : il s’agit d’une collaboration entre Ardonau, talentueux photographe et moi-même, misérable scribouillard, et c’est disponible sur son blog, sur le thème d’Edgar Allan Poe. J’espère que ça vous plaira.

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