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À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

Des astres

1 avril 2018

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Les corps, la gravité,

La pesanteur, le vide.

Les trous noirs-déités

Avalent l’apatride,

Réclament, imposent un dû

Imaginaire ? Réel ?

Ils broient l’individu.

Du poison et du fiel.

Et les corps, dans leur chute,

Attirés malgré eux

Par ces astres, ces brutes,

S’écorchent, se cassent en deux.

Les Cronos-cannibales

Ne peuvent s’empêcher,

Réactions animales,

De prendre et d’arracher

Satellites et planètes

Bien loin de leurs orbites,

Dévorant les comètes,

Interdisant leur fuite.

European Jesus

15 mars 2018

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Comme je savais trop quoi faire, je me suis amusé à détourner les paroles de « American Jesus », de Bad Religion, pour en faire un hymne à la gloire de Saint-Macron Premier, Sauveur de La France, Prince de l’Europe, Pourfendeur de la Belette de Winchester, Inventeur de l’Appareil à Raclette, Grand Architecte de l’Opulence En Carton, Que Son Saint Nom Soit Loué Pour les Siècles des Siècles, Amen. Ou pas.

Pour ceux qui connaisse pas le morceau, je cale la vidéo du clip après le texte.

Des bisous, vils sacripans.

 

I don’t need to be a normal citizen
Because I’m blessed by superiority
I’m a member of the Elite ruling class
We enforce our popularity
There are things that seem to pull us under
And the populace that drag us down
But I’m the power and the vital presence
That’s lurking all around

 

I am the European Jesus
I’m the leader of my state
I am the European Jesus
Help me save you from your-stupid-selves

 

I feel sorry for the earth’s population
Gotta care first for Europe and France
At least the foreigners can copy our economy
They can visit but they cannot stay
Only precious few can garner the prosperity
It makes us walk with renewed confidence
We’ll make Europe a paradise just for us
The architect lives in Élysée Palace

 

I am the European Jesus
Fighting for the Elite’s wealth
I am the European Jesus
Overwhelming millions every day

 

I’m the bankers locked money
The force the army wields
The expression in the faces of the dying migrants
The power’s in my hand

I’m the fuel that drives the land
I’m the motive and conscience of the media servants
I’m the preacher on t.v.

Praise God Economy
His orders that’s written by the big computers
The nuclear bombs

Everyone else is wrong
And I’m hopeful that you’ll vote for me

 

I am the European Jesus
I’m the leader of my state
I am the European Jesus
Exercising my authority

I am the European Jesus
Fighting for the Elite’s wealth
I am the European Jesus
Overwhelming millions every day

 

One Leader, one God…

Image de prévisualisation YouTube

La lutte

2 janvier 2018

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Des mois sans rien penser

Ou alors, beaucoup trop.

Des neurones agacés,

Des mois sans dire un mot.

Les histoires qui sont tues,

Un cerveau trop blasé

Qui mène une battue,

Poursuivant mes idées.

Ce que j’ai trop vécu,

Ou bien, soit ! Pas assez !

Je l’ai bien assez lu,

Je l’ai trop vu passer…

Et je l’ai trop écrit,

Du moins, oui, je le crois :

Les même avanies,

Les joies, les rêves, l’effroi

D’encore tout foutre en l’air

De peur de réussir.

Car plutôt ne rien faire

Plutôt que d’en souffrir ?

Mais le démon me pousse,

Il existe un moyen

De vaincre cette frousse

De n’aboutir à rien.

Et je m’y remets donc,

Désir inassouvi…

De l’arbre j’ai le tronc,

Les branches, je les écris.

Google translate experience #4

29 décembre 2016

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Comme il y a longtemps que je n’ai pas posté ici, je vous propose le retour de ces petits délire littéraro-débile que sont les google translate experiences. Pour rappel, je prends un texte existant (dans le cas qui nous occupe, Fragments d’étoile ou : La complainte de Samaël pour son amour perdu), et je le passe aux filtres successifs de la traduction automatique de notre ami google. Et donc, aujourd’hui, les traductions successives sont Français/Turc/Arabe/Hindi/Grec/Gallois/Azeri/Anglais/Retour au français. Et donc voilà :

 

 

Souvenirs d’un millier d’années

Il semble trop petit.

Je ne me facture pas pour le crime

Vous savez pourquoi je respecte

Mais une chose est claire

Comme il n’y a rien de demi-teinte

Mes raisons sont les battements

Je sais que l’un.

Je pensais que jongler avec quinze.

Je suis calme.

Les rêves sont des traîtres,

Laissez-moi savoir.

Je suis la cause du mal

Et des antibiotiques.

droit

Si vous avez perdu le cœur.

Je ne sais pas son nom,

Mon seul vrai

Je l’aime.

Il vient de mourir, et ses yeux Thule

Pourtant, à venir.

Juste entre mes lèvres sont encore en vie, la respiration

J’ai utilisé

Toujours.

objectifs

Je me sens vivant

qui a célébré

peur de perdre

Toujours.

Samael, Lucifer, Orphée, Ulysse et autres

Nom de l’école.

Ce qui reste de la boîte et je

Que quitter Pandora.

Espérons.

toujours

Je sais.

J’entends les mots,

Fils et fille Faith

étoiles Trailers.

Il est de notre hymne national.

Grande imagination,

Dans une très courte laisse.

Des milliers pied arrière.

Nous Boundary mur

névroses,

Sacrifice obligatoire.

D’autres dorment.

vouée à l’échec, essayez à nouveau,

Murs nous ont frappés,

Mais les puces.

Je suis l’Archange Michel, je ne suis pas le diable

Début et fin

machine.

Espérons.

Je suis toujours là, et s’il y a une certaine fatigue.

Et je suis toujours vivant

Je suis resté.

Rêve #538

11 janvier 2016

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J’ai rêvé, épuisé, de souvenirs futurs

J’ai rampé dans mon sang en attendant tes bras

J’ai creusé ma douleur, su ce qui me perdra

J’ai souhaité être là. J’ai souhaité être sûr…

.

J’ai rêvé de ta peau qui dansait sous mes lèvres

J’ai rêvé de tes larmes où se noyaient les miennes

Et mes plaies s’épanchaient sur l’épaule des tiennes

J’ai rếvé d’un combat dont tu étais la trêve

.

J’ai senti ta douleur se nourrir de mon sang

J’ai senti ton espoir s’insinuer sous mes draps

Déchirant ma raison, réchauffant le climat

De mon coeur assoupi, fatigué des tourments

.

J’ai intégré ce doute à mon schéma mental

Ce que je ne sais pas et ne saurai jamais

J’ai rêvé de ta bouche qui soufflait l’air de Mai

J’ai rêvé d’un printemps de braises, espoir fatal !

.

C’est toutes mes névroses que je dépose ici

Sur l’autel, sur la pierre, en vue du sacrifice

Je voudrais sans douter venir entre tes cuisses…

Mon cerveau est trop sale, trop usé, trop rassis.

.

Alors que l’on me laisse me glisser contre toi

Oublier dans ta sueur les promesses de l’ombre

Qui m’ont promis le rien, qui m’ont promis la tombe

Si je veux vivre encore, c’est un peu grâce à toi

.

J’ai rêvé de connaître le parfum de ta fièvre

J’ai rêvé de nos corps éreintés l’un par l’autre

J’ai rêvé de la paix qui un jour sera nôtre

J’ai rêvé de ta peau qui dansait sous mes lèvres.

Vivant

8 novembre 2015

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Quand l’horizon au loin

Est caché par ces murs

Que j’ai construit moi-même dans l’erreur, dans l’absence

Il faut prendre le chemin

Où l’on pleure et danse

 

Là-bas, l’air n’est pas pur

Pas plus qu’ici, je crois

Le fil que cette Ariane a lâché, je le cache

Au sein de mes blessures

Car, que je sache

 

Je suis vivant

 

Et si je perds la foi

Si je sombre, en silence

Si la lutte est trop dure, si la chute me guette

Seras-tu avec moi

Pour sauvez ma tête ?

 

C’est pas une question de chance

C’est un combat sans fin

C’est un fardeau, un poids que l’on mène au cimetière

Et je peine, et je pense

Je fais la guerre

 

Je suis vivant

 

Souris-moi, prend ma main

Souffle encore sur les braises

Ne me laisse pas mourir car ce coeur bat encore

Tout est clair, tout est bien

Je ne suis pas mort

 

Je suis vivant

8 auto-portraits

15 septembre 2015

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Dans les sombres enfers

Un homme est écorché,

Repoussé dans la mer.

Feu, eau, sel sur les plaies.

 

 

Dur est le fer qui perce l’âme,

Unique trésor de cet être

Refusant bonheur et tempêtes.

Fier comme un pou, il refuse tout.

 

 

Dotons-le d’un esprit de conquête, il lui manque

Une force intérieure qui l’amènera où

Réside l’arme ultime qui pourrait tuer ce loup

Féroce qui détruit, qui s’enfuit et se planque

 

 

Doux et

Urticant comme l’ortie

Rocher dur mais friable entre les doigts du

Faux prophète

 

 

Dis-moi ce que tu vois, mon cher !

Un homme ? En es-tu sûre ? Car moi,

Riche d’espoir, je le perçois

Fou. Un enfant doué de vieux nerfs.

 

 

Diablement grand est son orgueil. Mais il faut dire

Uniquement dans son sommeil, il le concède.

Ridicule est sa confiance, pourtant ! Le pire :

Fausse noblesse : il attends mais refuse toute aide.

 

 

Durablement incriminé

Utilement désespéré

Rarement enthousiasmé

Fidèlement abandonné

 

 

Dites-moi si je suis dur avec moi-même

Un idiot ? Un paumé ? Un fou ? Un

Rêveur ?

Faut croire que je suis tout ça, et rien de ça, et autre chose que je ne connais pas.

Bunker

22 novembre 2014

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Trop à l’étroit dans le bunker

Trop éreinté pour avoir peur

Tu rampes et manges la poussière

Tu t’demandes où est passé l’air

 

Et tout l’monde crie, et tout l’monde saigne

Personne écoute. Fin de règne

Pour les anges et pour les démons

Ne restent qu’les aveugles et les cons

 

Alors tu cries, oui toi aussi

Tu veux qu’on t’entendes et tu ris

Hystériquement quand tu t’rends compte

Que toujours tu seras seul au monde.

 

Mais si la vie n’a aucun sens

Pourquoi encore tenter la chance ?

Autant tout de suite se barrer

Dans ta camisole, te cacher

 

Tu voudrais vivre un peu plus fort

Un peu plus loin, oui, mais, d’abord

Il faudra marcher les pieds nus

Sur du verre pilé, et fourbu

 

Tu sauras jamais où tu vas

Personne le sais, oui, c’est comme ça

Mais vas-y quand même, la seule chose

À savoir, c’est qu’y a pas de pause

 

Dans cette course imbécile

Qui nous paraît si difficile

Alors rêve-pas, tu vas crever

Un jour, une nuit, p’t'être cette année

 

Peut-être dans cent ans ? Tu sauras

Alors qu’il n’y a que toi

Pour te sauver de la souffrance

Qui est livrée avec la naissance.

Petit poème stupide ayant pour principal but de casser l’ambiance carrément glauque qui règne dans ce blog ces derniers temps, contenant un jeu de mot horrible et dont le titre est presque plus long que le texte.

19 octobre 2014

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Un soir après le taf, Homer alla chez Moe.

C’est pas trop une surprise, on l’y voit tous les soirs.

Un client inconnu commanda donc à boire,

Il paya sa tournée. Homer trouva ça beau.

 Moe

Plus tard dans la soirée, ivre-mort fut Homer.

Moe dit à l’autre : « Mon pote, peux-tu le ramener ?

  • Mais bien sûr mon ami, je ne peux que t’aider !
  • Suis mon poto, Homer, c’est le dieu du tonnerre. »

 

Ainsi, Thor prit Homer sous le bras et partit

Le ramener à Marge qui l’attendait, inquiète.

Elle remercia Thor, à Homer fit sa fête.

Thor, serviable, revint chez Moe, son bon ami.

 

Moralité : L’ami de Moe, Thor, aide.

 

 

 

lemmy

Poème sans doute écrit il y a 2 ou 3 ans dans le but de sonner comme un slam et retrouvé dans un vieux cahier

17 octobre 2014

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J’aurais dû finir par m’y faire,

Je devrais arrêter de m’en faire

Pour ce qui me pourrit l’atmosphère.

Je devrais crever par terre,

C’est pas mon millénaire.

 

Je devrais embrasser mon flingue

Avant de devenir vraiment dingue,

De me noyer dans une seringue

Dans ce caniveau où je valdingue,

Cradingue

 

Comme tout ses bâtards silencieux

Qui ont du mépris plein les yeux…

Ils se croient mieux.

Les affreux.

J’y foutrais le feu

 

Si j’étais plus perdu que ça,

Plus violent que ça,

Plus sûr de moi.

 

Mais je suis une loque.

Je vaux pas le prix d’une breloque.

Sale époque…

 

Ouais, je suis un gros loser,

Le king des perdants, sale chômeur

Trop niqué pour se donner le cœur

D’arrêter les erreurs,

De me faire la faveur

D’arrêter d’avoir peur,

De créer les couleurs

Dans ma vie monochrome et sans chaleur.

 

Mais j’ai le courage de rien.

Chaque jour je m’abstiens

D’essayer chaque matin

 

De commencer quelque chose.

De continuer quelque chose.

De faire quelque chose.

 

Mais non tout ce que je fais c’est de broyer ma prose,

Jamais rose.

Et je cause,

Et je cause,

Et je cause.

Fragments d’étoile ou : La complainte de Samaël pour son amour perdu.

9 octobre 2014

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Ceci est un vieux texte que j’avais fini par oublier. Je viens de le retravailler quelque peu et vous le propose donc dans la foulée. Des poutous.

 

 

Mille ans de souvenirs,

Cela paraît bien peu.

Je sais le crime dont on m’accuse,

Je sais pourquoi on me vénère,

Mais rien n’est aussi pur,

Rien n’est aussi glacial,

Rien ne vaut mes raisons,

Je suis seul à savoir.

 

Je suis le dix-septième arcane, je suis celui qui crût.

Je suis celui qui chut.

Les rêves sont des traîtres,

Ils sont tout ce qu’il me reste.

Je suis la raison du mal

Et l’antibiotique.

Car pour rester vivant,

Il faut bien que le cœur batte.

 

Je ne sais plus ton nom,

Mon seul et véritable

Amour.

Tu es morte à Thülé, et seul tes yeux

Demeurent face aux miens.

Seul ton souffle survit encore entre mes lèvres,

Et je t’attends

Toujours.

 

Je n’aspire à rien d’autre

Qu’à me sentir en vie,

Célébrer ce qui reste

De peur de le perdre

Encore.

 

Samaël, Lucifer, Orphée, Ulysse, et tant d’autres

Noms.

Je suis ce qui restait dans la boîte,

Ce que Pandore laissa.

Espoir.

Toujours je me relève,

Je ne sais faire que ça.

Entendez mes paroles,

Fils et filles de la foi,

Fragments d’étoile.

Ceci est notre hymne.

 

Ne rêvons pas trop loin,

La laisse est bien trop courte.

Des milliers de visages se retournent sur nos pas.

Nous sommes le rempart enfermant

Les névroses,

Le sacrifice obligatoire.

Nous rêvons pour les autres.

Condamnés à faillir, à encore essayer,

A nous cogner aux murs,

Mais à les ébrécher.

 

Je suis archange et diable,

Le début et la fin,

Le moteur de vos vies.

Espoir.

La fatigue n’est rien si je suis encore là.

Et je resterai vivant

Car moi aussi j’espère.

La chasse est ouverte.

29 septembre 2014

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Les ordres sont donnés,

Les mesures sont prises.

La glande est terminée,

L’inquiétude est de mise.

Car la chasse est ouverte,

Les chômeurs comme gibier.

Car des cervelles expertes

Ont décidé de nier

 

Que l’argent qui leur manque

Dort aux îles Caïmans,

Que les thunes qu’ils planquent,

Ces richards dégoutants,

Devraient remplir les caisses

Qu’ils nous assurent vides.

Chômeurs tenus en laisse,

Les sanctions sont rapides.

 

Il est bien plus facile

De montrer les sans-voix,

Car le peuple docile

Ne croit que ce qu’il voit.

Pauvres boucs émissaires !

Crève de faim, et tais-toi !

Ils nous déclarent la guerre !

Ils nous laissent aux abois !

 

Ils nous disent parasites,

Profiteurs du système

Qui nous tue, pas trop vite.

C’est la misère qu’ils sèment.

Sache que la vraie vermine,

Dans ses palaces de rêve,

Elle ne crie pas famine.

Elle rit quand toi, tu crèves.

Encore facile.

10 août 2014

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Je suis la balle

Dans ma tête, celle

Qui allait trop lentement. Je ne l’ai

Pas sentie.

Je suis mort

Bien souvent, déjà.

Si souvent

Que je ne m’en souvient pas.

Et des alexandrins glissent de mes phalanges.

Des façons de pensées toutes faites s’y rangent.

Comme si j’étais con.

Comme si, en fait,

Je ne savais penser.

Et je ne le sais pas, je le fais, et c’est tout.

Rien ne sert de chercher, toute réponse est bonne.

Il y a tant de questions.

Et s’il faut les poser, il ne faut pas

Y répondre.

Ne même pas chercher.

Les réponses sont vraies. Mais personne

Ne pose les bonnes questions.

Il demandent « Pourquoi ? »

Il devraient dire : « Comment.

Dernières volontés d’un nihiliste

10 juillet 2014

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Quand, les années passées, mon corps aura péri,

Ne viens pas sur ma tombe, ne viens pas pleurer là.

Si mes os y seront, moi, je serai parti.

Non, il ne restera rien de ce qui fut Moi.

 

Je serai dans les yeux de ceux qui m’ont connu,

Je serai dans les cœurs de ceux qui m’ont aimé.

Je serai les regrets de celles que j’ai déçues,

Je serai dans l’écho de mes jeunes années

 

Qui résonnera quand tu verras ces photos,

Déchirées et jaunies, poussiéreuses et vivantes.

Je serai dans ces lignes que je tire de mes maux…

Non, je ne serai rien qu’une présence absente.

 

Je serai dans les murs de ma maison d’enfance,

Je serai dans les présents que je t’aurai fait,

Je serai dans le rire qui te vient quand tu penses

Aux conneries anciennes, aux délires, et jamais

 

Je ne disparaitrai tant que tu survivras.

Car mon corps sera mort, et je ne crois en rien.

Quand tous seront partis, tout de nous périra :

Tout le mal infligé, mais aussi tout le bien.

 

Ne pleurons rien, alors, d’ici quelques décades

Nous serons oubliés, et c’est bien. Car enfin,

Vouloir laisser sa trace, ce n’est là que bravade,

Vanité imbécile. Que laisser ? Et bien, Rien.

 

Quand, les années passées, nos corps auront péri,

Quand nous serons enfin oubliés des Terriens,

Nous auront la paix car rien de nous ne survit.

Quand la tombe nous appelle, que laisser ? Et bien, Rien.

 

rip.php

Poe – Update

4 juin 2014

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J’avais déjà publié un lien vers ce texte, mais l’adresse du blog d’Ardonau a changé, alors le revoici : il s’agit d’une collaboration entre Ardonau, talentueux photographe et moi-même, misérable scribouillard, et c’est disponible sur son blog, sur le thème d’Edgar Allan Poe. J’espère que ça vous plaira.

Le tribunal des corbeaux

28 janvier 2014

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Dans un ciel sans nuage, l’air danse sous le soleil

Un vieil arbre noueux, seul au milieu du champs

Et la terre est brûlée, et le vent est absent

Et une sombre masse descend soudain du ciel

 

Un à un, les corbeaux se posent lourdement

Sur les branches allongées comme les doigts d’une vieille

Puis elle ouvre son bec, cette armée de corneilles

Et le pré se remplit d’un hurlement strident.

 

L’un d’eux attend au sol, se tait, attend son heure

Écoute les reproches, les accusations, sait

Que tout est vrai. Qu’il n’a rien à défendre. La peur

 

Ne lui sert à rien. Il se sait prit dans les rêts

De ses propres lâchetés, de ses propres erreurs

Et ses crimes, il les paie quand ses pairs enragés

 

Tombent telle une nuée de rasoirs et d’enclumes

Et il ne reste rien que du sang et des plumes

Une vie – 2ème tentative de poésie concrète

27 décembre 2013

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Naître

Grandir

Aprandre

Apprendre

(ctrl+c)

Devenir soi-même

Se trouver

Essayer et échouer

Souffrir

Parler

CRIER

….

Reparler

VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVRE

Aimer, travailler, s’émerveiller, avoir mal, guérir, rencontrer

VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIVRE

Vieillir

Mouri…

Big Bro’ – tentative de poésie concrète

23 décembre 2013

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Pour plus d’info sur la poésie concrète, je trouve cet article pas mal. Mais là, je dois reconnaitre que je suis pas sûr de pas être à côté de la plaque.

 

 

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

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Nos dirigeants vous inculquent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Ons rigindeats suov firmonten equ tuto av nebi snad el rapdipas picachu kiki légo playmobil.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

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Je devrais pas.

4 décembre 2013

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Je t’aime tellement. Je t’aime tellement

Qu’j't’ai pas sautée dessus, j’sais pas si.

Je t’aime tellement que j’t'ai rien dit

De peur que peut-être tu dise : « oui »

Alors que moi je suis tellement

Perdu qu’j'sais même pas si il faut

Que j’oublie tout ça, si il faut

Qu’j'essaye ou qu’j'arrête. C’est trop tôt.

J’sais rien, tu vas me détester

De poster ces mots, d’les penser

J’devrais fermer ma gueule. Oui, je

Devrais m’poser et réfléchir.

J’devrais savoir que c’est un jeu

J’devrais fermer ma gueule, souffrir.

J’devrais savoir qu’ça sert à rien

D’balancer tout ça sur le net.

Tu vas m’détester de dire ça

Tu vas m’en vouloir. T’as le droit.

J’veux pas qu’tu t’sentes mal. T’as le droit

De penser que je suis qu’un connard

Qui a pas su gérer. Mon cauchemar

Serait qu’tu me détestes sans savoir

Que je m’en veux de pas avoir

Essayé de changer ma tête.

Je suis qu’un con. J’devrais me taire.

Je devrais pas écrire tout ça.

Mais merde. Je t’aime. C’est comme ça.

 

Un jour peut-être j’aurais géré

Toutes ces merdes dans mon pauvr’cerveau.

Et alors, là, et alors là

S’il est encore temps. Si jamais

T’es pas encore trop dégoutée.

Peut-être que…

Peut-être.

 

Je peux pas t’demander m’attendre.

Je peux pas rêver que ces cendres

Brûlent à nouveau. Mais bon voilà,

Je rêve qu’un jour, ben… Ce soit le cas.

 

Je suis un con, car j’aurais dû…

 

Fermer ma gueule.

C’est encore moi

22 novembre 2013

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C’est encore embrumé que je rampais chez moi

Les yeux fixes et tournés vers mes orbites en marbre

Un repas de famille, une Cène, un combat

Et le corps du pendu se balance à cet Arbre

Une ménagerie de dingues, de Loups, et d’anges

Se déchirent et s’unissent au son des barricades

Ils cherchent à me comprendre en plongeant dans le Gange

Ils me baptisent, me cherchent dans les tréfonds d’un rade.

 

C’est encore épuisé par un sommeil de plomb

Qu’on m’a donné enfin de quoi ne pas penser

En arrêtant un train rempli de guêpes et d’ombres

J’ai glissé sous le trottoir, je m’y suis caché

J’ai revécu encore la fin d’une autre vie

J’ai trouvé la chaleur quand elle fuyait ma main

Je cherche à me connaître en marchant sous la pluie

Tout en espérant le voir, ce soleil, enfin.

 

C’est encore écorché que je m’en suis allé

Tournant autour des donjons et des fariboles

Je sais que j’ai passé des années à creuser

Cherchant l’or et le miel tout en creusant le sol

Je réalise enfin que ce que je cherchais

C’était toucher le ciel et brûler au soleil

Et mes mains saignent encore, et mes nerfs, comme la craie

Sur le grand tableau noir gémissent à mes oreilles.

 

C’est encore apeuré que j’y suis retourné

C’est encore avec eux que je m’y suis perdu

Les anges me l’ont dit d’essayer d’avancer

Dans les veines coulent le sang d’un passé révolu

C’est encore un Eden qu’ils m’ont inséminé

Encore quelques questions sans réponse et sans voix

Pourquoi ne pas partir et se laisser porter ?

Pourquoi toujours chercher ? Et d’ailleurs, chercher quoi ?

Sonnet improvisé en 10 minutes.

14 octobre 2013

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Je me souviens de tout, j’en ai encore le goût

Au bord des lèvres, et quand, la nuit se fait trop froide,

Quand l’oreiller est bouée, quand le songe est noyade,

J’embrasse ce fantôme qui me paraît si doux.

 

Au plus loin dans les limbes, mon Ombre, qui sait tout,

Écoute les questions, brise les barricades

De mon aveuglement. Et là, elle me taillade

Le cœur. Je voudrais tant savoir, je suis à bout.

 

Il n’est pas de réponse qui me fasse plaisir,

Qui me console ou qui fasse taire mes soupirs.

Il n’y a que la nuit qui me glace le sang,

 

Il n’y a que le froid, qui engourdit mon corps

Il n’y a que les souvenirs de ces moments

Que je garde avec moi, je ne les veux pas morts.

Sans-titre

30 septembre 2013

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En ces jours écorchés

En ces heures désarmées

Je lance un bref appel, je murmure à l’oreille

À mon corps éreinté

À mon cœur épuisé

Qu’ils dorment s’ils le peuvent, qu’ils saignent s’il le veulent

Mais qu’ils restent accrochés à mon âme

 

C’est quand tout est cassé

Quand le ciel s’est baissé

C’est quand rien n’a de sens, dans le vide et l’absence

Qu’on se doit de crier

De pleurer, de chanter

Tout est vain, tout est mort, tout est bien. Vivre encore

C’est tout ce qui reste sous les larmes

 

J’ai tenté, j’ai raté

Je suis las et muet

Mais j’ai vécu si fort que j’ai aimé mon sort

Même si je suis usé

Le meilleur, je l’ai gardé

Dans cet endroit caché, adoré et secret

Où je garde mes trésors et la Flamme

 

À mon corps éreinté

À mon cœur épuisé

Qu’ils dorment s’il le peuvent

Le rêve d’exister

7 septembre 2013

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Aujourd’hui, petit jeu : je vous propose ce petit poème étrange qui possèdent une certaine particularité. Je me demande si quelqu’un découvrira laquelle. Je me demande si quelqu’un me lit vraiment, en fait, ceci est un TEST VOUS VOUS ÊTES FAIT PIEEEEEEEEEEGEEEEEEEEEEEEEEEEEER ! MOUHAAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!

 

 

 

Aimez le, allez-y, ce rêve toujours légal

Qui heurte leurs bienséances, leurs morales imposées.

Ils exècrent nos dévorants désirs de vivre

Sans leurs fers. Ils voudraient nous piéger, nous stocker

Dans leurs wagons sordides de moutons apeurés.

Google translate expérience 3 – Le récif

30 juin 2013

0 Commentaire

Comme d’habitude, il s’agit ici d’un poème (celui-ci), passé à travers le traducteur de google dans cet ordre : français, espagnol, grec moderne, catalan, gallois, allemand et retour au français. Comme d’habitude, je trouve ça à la fois complètement débile mais aussi, étrangement, assez fascinant. Et, non, je n’ai pas passé le texte par l’anglais, je ne sais pas d’où sortent les quelques mots d’anglais ressortis au final.

 

 

Le reflux acide, petit, mâché, os du crâne

Opinion, caressant la peau

Larmes

Les morceaux de peau sous ses ongles

L’oeil dans la paume

Alarmé par la lune, qui ressemble à de l’ironie sur le dessus du podium

Oh! Comment belle est également mis sur le piédestal de la statue!

Ajouter une impulsion lumineuse

Mocha Dusty et électriques

Il est surprenant que tous les

Étaler la fourrure de chat

Le violon a été brisé, liberté du sans fil

Puce audio Esprit

Chansons jouées

The Untold Story

Mais ce qui est

L’os est consommé, arraché

Des loups et de l’ombre

Câble genou course

Worm Scarlet

Dark Side of coral

Dormir sous la pluie

Les changements sont attendus dans le vent

Et quand les derniers baisers de nuit et le confort

Non seulement dormir

Mais l’oubli.

Il pleut des pierres

3 juin 2013

0 Commentaire

Il pleut des pierres

.

Les rues sont pleines, ils ignorent tout

Les poings serrés, la vision floue

Courir pour pas tomber à genoux

 .

Il pleut des pierres

 .

Il faut se préparer au pire

Espérer le meilleur, se dire

Qu’on laisse une empreinte dans la cire

 .

Il pleut des pierres

.

Les yeux brûlé, la gueule en sang

Plus rien ne sera comme avant

Un jour ou l’autre, tout fout le camps

 .

Il pleut des pierres

 .

Il pleut des pierres dans Chanson parapluie

Il pleut des pierres

Et les abris sont occupés

Il pleut des pierres

Mais on trouve des boucliers

Il pleut des pierres

On danse dessous

On court pour pas tomber à genoux

Il pleut des pierres

Il pleut des pierres

 .

Il pleut des pierres

 .

C’est aujourd’hui que tout commence

Faut pas tirer sur l’ambulance

Même si ta peine est immense

 .

Il pleut des pierres

 .

Faut bien s’armer pour pas sombrer

Protégé et être protégé

Faut persister sans oublier

 .

Courir pour pas tomber à genoux, il pleut des pierres

Il faut se préparer au pire, il pleut des pierres

Un jour ou l’autre, tout fout le camps, il pleut des pierres

C’est aujourd’hui que tout commence, il pleut des pierres

Faut persister sans oublier, il pleut des pierres

Il pleut des pierres

Il pleut des pierres

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