Archive | Poemes Flux RSS de cette section

À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

Il pleut des pierres

3 juin 2013

0 Commentaire

Il pleut des pierres

.

Les rues sont pleines, ils ignorent tout

Les poings serrés, la vision floue

Courir pour pas tomber à genoux

 .

Il pleut des pierres

 .

Il faut se préparer au pire

Espérer le meilleur, se dire

Qu’on laisse une empreinte dans la cire

 .

Il pleut des pierres

.

Les yeux brûlé, la gueule en sang

Plus rien ne sera comme avant

Un jour ou l’autre, tout fout le camps

 .

Il pleut des pierres

 .

Il pleut des pierres dans Chanson parapluie

Il pleut des pierres

Et les abris sont occupés

Il pleut des pierres

Mais on trouve des boucliers

Il pleut des pierres

On danse dessous

On court pour pas tomber à genoux

Il pleut des pierres

Il pleut des pierres

 .

Il pleut des pierres

 .

C’est aujourd’hui que tout commence

Faut pas tirer sur l’ambulance

Même si ta peine est immense

 .

Il pleut des pierres

 .

Faut bien s’armer pour pas sombrer

Protégé et être protégé

Faut persister sans oublier

 .

Courir pour pas tomber à genoux, il pleut des pierres

Il faut se préparer au pire, il pleut des pierres

Un jour ou l’autre, tout fout le camps, il pleut des pierres

C’est aujourd’hui que tout commence, il pleut des pierres

Faut persister sans oublier, il pleut des pierres

Il pleut des pierres

Il pleut des pierres

Le récif

7 janvier 2013

0 Commentaire

De petits reflux acides lui rongent les os du crâne

Un larsen inaudible caresse le cuir

Le déchire

Des lambeaux de peau sous les ongles

Les yeux dans les paumes

Effrayé par la lune ironique qui le scrute du haut de son estrade

Ah ! Qu’elle est belle la statue bien posée sur son socle !

La lumière est chargée de poussière

Poussiéreuse aussi, la caboche électrique

C’est d’un rien qu’il s’étonne

Il s’étire comme un chat écorché

Le violon sans corde s’éclate sur le lino

Copeaux de sons fantômes

De chansons non jouées

D’histoire non racontées

Tout continue pourtant

L’os est rongé, strié

Par les loups et les ombres

La moelle coule sur ses genoux à vif

Des limaces écarlates

Le visage caché par les coraux

Il s’endort sous la pluie

Il attend que le vent change

Et quand enfin la nuit l’embrasse et le console

Ce n’est pas le sommeil qui vient

Mais l’oubli.

Sonnet sans titre.

18 décembre 2012

0 Commentaire

La vie est un marais où les âmes s’enfoncent,

Où, toujours, le chemin se perd dans les branchages,

Et on erre dans la nuit, on redoute l’orage,

Griffé par les buissons, le brouillard et les ronces.

 

L’atmosphère est obscure, et les sourcils se froncent

Devant les trous d’eau, où l’on tombe, et où l’on nage

Contre un courant nerveux qui inspire la rage.

Continuer à lutter, c’est la seule réponse

 

Possible. Les bêtes rôdent et la pluie nous glace.

Mais toujours nous luttons, toujours nous faisons face.

Personne ne nous aide, nous serons toujours seuls

 

À vivre cette vie, c’est la nôtre, elle nous lasse

Parfois. Mais malgré les chutes, les embûches et les crasses,

Nous nous battrons jusqu’à dormir dans nos linceuls.

 

La nuit

23 octobre 2012

0 Commentaire

La nuit,

La rue est vide et plus remplie

Que d’habitude.

Un seul cri d’ivrogne fait plus de bruit que mille pas à l’heure.

 

La nuit,

Les secondes se retourne contre elles-mêmes.

Parfois l’horloge tourne à l’envers.

 

La nuit,

Il n’y plus personne sur terre que moi.

Si je le décide.

Si je me laisse aller.

 

La nuit,

Je suis libre.

 

La nuit,

Des couples qui se déferont demain

S’étreignent sans savoir

Que c’est la dernière fois.

 

La nuit,

La gueule de bois de demain

N’est pas encore là.

 

La nuit,

L’idée même du matin est interdite.

 

La nuit,

Les fourmi diurne ne regardent plus les cigales.

 

La nuit,

On ne voit plus le sol

Quand on tombe.

 

La nuit,

On ne me voit plus.

Je n’existe plus.

Je suis bien.

 

La nuit,

L’atmosphère est tout aussi polluée.

Mais l’air est plus frais.

Moins étouffant.

 

La nuit,

Derrière mes fenêtres,

Je me fous que d’autres vivent à l’extérieur.

 

La nuit,

Il n’y a plus d’extérieur.

 

La nuit,

Le sommeil me fuit parfois,

Mais ce n’est pas grave.

 

La nuit,

Il n’y a que la nuit qui importe.

L’Imposteur

16 octobre 2012

4 Commentaires

L’Imposteur, c’est toi. C’est moi.

Nous voulons être.

Nous voulons être ce que nous ne sommes pas.

Nous voulons être ce que nous devrions vouloir devenir.

Nous faisons semblant.

Nous faisons semblant d’y être arrivé.

Nous faisons semblant d’avoir entamé le chemin.

Mais nous avons peur.

L’Imposteur, c’est celui qui sait.

Nous, nous croyons.

Nous espérons.

L’Imposteur croit déjà savoir.

Il a tort.

Nous essayons.

Nous échouons.

L’Imposteur dit avoir déjà réussi.

L’Imposteur ne supporte pas d’être démasqué.

L’Imposteur se présente comme il n’est pas.

L’Imposteur nous empêche de devenir ce qu’il dit être.

L’Imposteur est une des cause de nos échecs.

Il faut être, pas vouloir être.

L’Imposteur nous ment.

L’Imposteur tient la lame sur nos poignets.

L’Imposteur attend nos échecs.

« Essaie, tu l’es déjà ! Essaie ! Échoue ! Meurt ! »

N’essaie pas. Soit.

Soucoupe.

10 septembre 2012

0 Commentaire

 

Vautré dans mes postures, dans le feu d’un blasphème,

Je suis debout et fier, quand, soudain, tout s’efface :

Arrive devant moi le vrai, le bon, la grâce…

Et ma colère s’efface sous le vent d’un « je t’aime ».

.

En guerre, je me soumets, vaincu par toi. Ta face

Qui ne demande rien… Mes blessures elles-même

Se referment sous tes yeux. Mes couleurs virent au blême,

Mes batailles sont vaines. Ma douleur, à sa place

.

Se tient enfin la paix, un sommeil qui n’est pas

Une fuite. Plutôt un répit, une trêve.

Je dors mieux. Et soudain, quand j’écoute mes rêves,

.

Un chemin se fait jour. Je laisse enfin mes pas

Me mener où je dois aller. Tu es l’appât

Qui m’attire à l’arbre de vie et à sa sève.

Le passager, rêverie à partir d’une chanson d’Iggy Pop

14 août 2012

0 Commentaire

Je suis un passager.

Les roues arrachent le bitume,

Les lumières de la ville éclaboussent la vitre.

Je regarde les trottoirs qui mènent les passants nulle part.

 

Je suis un passager.

La voiture se conduit toute seule,

Elle ne va nulle part non plus.

Elle roule car elle ne sait faire que ça.

 

Je suis un passager.

J’écoute les nouvelles à la radio,

La carrosserie est mon armure.

Dehors attire et repousse.

 

Je suis un passager.

Le moteur est un bruit blanc.

Tous mes bagages sont sur le siège arrière.

Je ne sais plus ce qu’il y a dans le coffre.

 

Je suis un passager,

Je peux baisser la vitre,

Sourire aux inconnus,

Je peux aussi m’assoupir.

 

Je suis un passager.

Parfois, il y a des feux rouges.

Je ne descends pas, la portière est bloquée.

Elle l’est ?

 

Je suis un passager.

Aux arrêts, j’observe les autres passagers.

J’observe les autres voitures.

Parfois des regards se croisent.

 

Je suis un passager.

Je voudrais monter dans une autre bagnole, mais il y a déjà un passager dedans.

Les images défilent à la fenêtre,

Mais je n’en fais pas partie.

 

Je suis un passager,

La ceinture bien accrochée.

Parfois nous roulons de concert,

Sur la même route.

 

Je suis un passager.

Quand la nuit tombe,

Je ne vois plus que ma propre route,

Enchainée par les phares.

 

Je suis un passager.

Je peux regarder les étoiles.

Je peux me noyer dans les néons.

Je peux m’enivrer, si je veux.

 

Je suis un passager.

Tout le monde en est un.

Nous croyons changer, mais c’est juste le véhicule qui change.

Nous attendons juste le crash ultime.

Sonnet (qu’un au revoir).

3 juillet 2012

0 Commentaire

Je poste ce texte juste au cas où je ne pourrais pas vous en livrer d’autres d’ici la réalisation de l’évènement ci-dessous évoqué. Mais il est tout de même possible que je vous balance deux ou trois merdouilles d’ici-là, on sait jamais. Enfin, au cas où, des bisous et à bientôt, je vous aime tous, sauf toi, là-bas.

(Et s’il y en a qui se pose la question, oui, j’ai écrit ce texte uniquement parce que son titre s’est imposé à moi comme ça, pim, j’avais rien demandé. Laaaalaaaaalaaaaaaaaa.)

 

 

Je m’assois à mon poste, écris ces quelques lignes

Afin que vous sachiez si tant est que, parfois,

Vous veniez sur ce blog me faire l’honneur insigne

De lire ce que j’écris. C’est pour quoi je me dois

 

De vous informer. Il est temps de vous le dire :

Je déménage, et donc, je ne sais quand la vie

Me ramènera là où vous mène l’envie

De lire ce que je laisse. Je reviendrai écrire

 

Quand mon cher FAI, m’offrira, une digne

Connexion, qui j’espère, me permettra, ma foi,

De vous livrer mes lignes, de nous faire réfléchir,

 

Ensemble, si vous me laissez presser les vignes

De mon cerveau malade, leur vin est, je le crois,

Sinon d’un très bon cru, loin d’en être des pires.

Ils

28 juin 2012

0 Commentaire

Perdus dans un chaos de sentiments agglomérés à leurs égos et si suintants qu’ils glissent dessus, ils se fendent les os et appellent ça la vie.

Ils réclament un dû virtuel, imaginaire et vain.

Aucun effort n’est consenti, tout fut promis, tout fut trahi, mais qui a dit que quoi que ce soit devait être juste ?

Ils pensent vivre, mais ils consomment,

Ils croient jouir, mais ils empruntent, pour une nuit, une heure, ces corps fébriles trouvés au fond d’un verre.

Ils croient aimer, mais ils s’imposent les illusions et les modèles trouvés au fonds des rêves d’autres qu’eux.

Ils veulent tout, exigent tout, ordonnent qu’on leur cède, sans prendre le temps de prendre des coups.

Sans prendre le temps d’apprendre des coups.

Ils confondent révolte et provocation, ils réclament le respect, ils croient qu’on le leur doit.

Tout doit leur être donné, leurs blessures leur semblent plus profondes. Il n’apprennent plus, ils coulent, ils se noient dans les néons, les écrans, les fosses communes de l’information, les autoroutes remplies de milliards de véhicules vides.

Ils baisent en croyant faire l’amour.

S’ils le pouvaient, ils achèteraient des émotions sous cellophane, saines et inoffensives.

Aimer sans prendre le risque d’un coeur piétiné, se souler sans gueule de bois.

Ils ne comprennent pas que la valeur de toute chose est aussi dans son prix.

Le monde est remplis de contraintes et leurs révoltes indignées se cachent dans les replis de ce qui leur résiste.

Ce qui les insupporte.

Comment le monde ose-t-il ne pas se plier à leurs volontés ?

Alors, ils boivent, alors ils dansent, alors ils se jettent les uns sur les autres, se carambolent, se télescopent, chacun est la blessure de l’autre.

Alors ils votent non pas pour un candidat, mais contre la terre entière, ulcéré par l’idée de ne pas être tyrans eux-même.

Alors ils se gavent de molécules, ils se masturbent sur leurs salaires, ils font des gosses comme on joue au sims.

Ils n’ont pas à évoluer, on leur a toujours dit qu’ils étaient déjà parfaits. Du moins, c’est ce qu’ils ont compris.

Ils sont, comme nous tous, des flocons de neiges uniques et merveilleux. Mais ils n’ont rien à foutre des autres flocons.

Alors ils fondent, seuls, et laissent dans leur tombe une flaque négligeable qui n’arrose qu’une boite vide.

Alors, ils reviennent au néant, et le court épisode de leur vie n’aura servi à rien.

Elle ne fut importante que pour eux-même.

Une vie n’a de sens que celui qu’on lui donne.

Et ils n’ont jamais rien donné.

Petit poème subtil et d’une rare intelligence, chanson en trois temps.

3 juin 2012

0 Commentaire

Comme le texte précédent (celui-ci) a eu pas mal de succès en peu de temps, j’ai décidé de vous remercier en vous proposant cette guillerette petite chansonnette toute emplie de poésie et d’une ambiance primesautière de bon aloi. Et, non, je ne m’excuserai pas.

 

 

Sur le parking du supermarché,

Dans un vieux caddy abandonné,

Une abeille tranquillement se repait

***

De deux oeufs d’un poids considérable,

Oubliés par un client instable.

Derechef, l’abeille s’est mise à table,

***

Savourant ces deux oeufs colossaux

Qu’un jeune veau a pondu tantôt

Elle n’en reverra plus d’aussi tôt !

***

Moralité : L’abeille de caddy a des oeufs de veau lourds.

Pas dupe. Un sonnet

11 mai 2012

0 Commentaire

Dans les cerveaux blasés remplis d’un air putride,

Eteints par trop d’infos, trompés par des yeux morts,

On écoute celui qui parait le plus fort.

Et l’urne est envahie par des pensées acides.

Masquant leur impuissance, ils récoltent, bien à tort,

Le droit de gouverner des foules aux têtes vides.

Plus personne ne pense, c’est la peur qui nous bride,

Terrifiés à l’idée d’espérer plus encore.

Ils ont invalidé les lendemains qui chantent.

Ils ne voient pas monter la colère, le dégoût

Qu’ils inspirent. Alors, là, montant du fond du trou,

La haine se substitue à l’espérance absente.

Le soir de leur victoire, un vain espoir nous hante.

Ils se voient grands mais c’est nous qui sommes à genoux.

Improvisation 29/3/12, 3:21

29 mars 2012

0 Commentaire

Petit poème de circonstance.

Les yeux brûlés, les tempes enflées

Le cœur battant dans les oreilles

Insomnie

Encore une fois te retourner

Couché ou debout, c’est pareil

Insomnie

L’esprit qui part, puis qui revient

Flux et reflux de pensées vaines

Insomnie

Manger un bout, s’allonger, rien

Le néant assiste à la scène

Insomnie

Te recoucher, recommencer

Et t’efforcer de pas penser

La liste de ce que t’as à faire

Personne pour t’écouter, te taire

Avoir ou trop chaud, ou trop froid

Se retourner, froisser les draps

Insomnie

Trop fatigué pour t’endormir

Attendre, ne plus attendre, attendre

Trop désœuvré, bâillement, soupir

S’y faire et se dire qu’à tout prendre…

Insomnie

Insomnie

Insomnie

Insomnie

Fable : L’homme qui boyait trop.

21 février 2012

0 Commentaire

De rebours, mal en ligne, il boyait beaucoup trop.

De gros gargouillons brûrulaients dans ses tripouilles.

C’était son arbitrude d’abusager de chouille,

D’éthyler son cerchef. Mais là, entred’eux rots

Il pensistait à croiver en son contrôlage,

En sa gestitution de ses activultures.

Encore, il certitait que ses palabratures

Gardaient la sensition que proveut le langage.

À la Lune, il crilait : « Qu’obgardes-tu, blancasse ? »,

« Parcusez-moi, meugle homme ! » en trébuscant un arbre.

« Vous, garmante choiselle, vous êtes accorte aimarbre »,

Tenstant d’enlanguer le flicier qui l’embarcasse

Pour qu’il termisse sa nuitude en dégrision,

Une bossine en prisme sur sa testimage.

Alors, jeunitude, écoutend ces palabrages :

Quand le con va au vin, et ben, il reste con.

PS : Je tiens à remercier pour ce texte Lewis Caroll et l’ensemble de la poésie Vogone, qui m’ont bien inspiré, sur ce coup. En vous remerciant, z’êtes fort aimables.

Un sonnet. Hommage à Baudelaire (encore un…)

10 février 2012

0 Commentaire

La nuit fait ressembler le plus sordide rade

Au palais d’un sultan, à la chambre au trésor

Cachée dans la montagne. Si j’y réside encore

C’est que le jour atroce a des couleurs si fades

.

Qu’elles agressent mon œil. Dehors tout est si crade

Que j’en vomis parfois quand m’observe l’aurore

Méprisante. Il est vrai que tout s’habille d’or

Sous le voile éthylique. Le bar n’est qu’ambassade

.

De Dionysos là où Apollon règne en maître,

Impitoyable et fier, il nous refuse d’être

Plus qu’un instant incontrôlables mais damnés.

.

Il tient la laisse, la lâche pour une nuit de dingue,

Jusqu’à la suivante, il tolère que la bringue

Ne soit qu’un passage, un délire déjà mort-né.

 

La ballade du loup

30 janvier 2012

0 Commentaire

Accueilli par la nuit, fuyant le Noir
Du dehors, je suis seul, crevé et fou,
Comme toujours. Enfin, je suis mon miroir.
Face à moi, en moi, hors de moi, un loup
À visage d’homme m’enserre le cou
D’une main solide. « Qui crois-tu donc fuir ? »
Me souffle-t-il à l’oreille. « Je veux rire
Encore de mes douces blessures. Mon cœur
Crève d’exploser encore et souffrir.
Je veux sombrer ! Crois-donc en ton malheur ! »

Connaissant mon goût pour le Grand, la Gloire,
Pour les hauts sommets, je tombe à genoux.
« Laisse-moi », lui dis-je, « laisse-moi, ce soir,
Notre combat cesse. Je n’ai plus le goût
De risquer le gouffre en tentant, j’avoue,
D’atteindre les cîmes. » La Bête, un sourire
Méprisant aux lèvres, vient et me soutire,
Un croc dans l’échine, un frisson de peur.
Un instant mon âme se laisse trahir :
« Je veux sombrer ! Crois-donc en ton malheur !

Lui-seul garantit les plus grands espoirs !
Lui-seul crée les sommets, creusant le trou
Où tu t’enterres, il te permet de croire
Que tu peux grimper, triompher, car nous
Forgeons nos grandeurs, acceptant les coups. »
Reprenant mon souffle, je gémis, transpire
« Mais chercher la chute, aspirer au pire… »
Lui dis-je, « La défaite et la sueur
N’assurent pas la victoire. » « Tu prêtes à rire,
Je veux sombrer ! Crois-donc en ton malheur ! »

À toi, le sombre Moi, oui, toi qui tire
En plein cœur, qui tente de me séduire,
Je suis fatigué de fuir le bonheur
Pour une promesse, je ne veux plus dire :
« Je veux sombrer ! Crois-donc en ton malheur ! »

Haïkus automatiques.

5 janvier 2012

0 Commentaire

L’ogre meurt de faim,

L’ondin réclame de l’eau,

De gros vers attendent.

 

 

Hier sera cloué

Sur un mur. Les yeux se ferment,

La photo est floue.

 

 

Le miroir est une

Frontière, une orée, un sas.

Gardé par soi-même.

 

 

Fuir est une idée

Appliquée par tous, souvent

Sans s’en rendre compte.

 

 

Le sommeil me fuit,

Trop terrifié, non par lui,

Par l’odieux éveil.

 

 

Une odeur s’imprègne,

Se love, s’insinue. Riche

Est celui qui sent.

 

 

Respirer fait mal.

Expirer, bien plus encore.

Mais arrêter tue.

 

 

Un haïku n’est rien

Qu’un jeu auquel l’auteur triche.

Orgueil et snobisme.

5 – Google translate experience

24 novembre 2011

0 Commentaire

Petite explication préliminaire : Ce texte est le résultat d’une expérience dadaïste menée sous le traducteur de Google. Le poème « 5  » (dont vous trouverez l’original ici) a été passé successivement par le filtre du traducteur dans cet ordre : du français à l’anglais, puis de l’anglais à l’allemand, de l’allemand au danois, et enfin du danois au russe, avant de terminer par la traduction google du texte obtenu du russe au français. Je dois dire que je trouve le résultat non dénué d’une certaine beauté étrange, assez poétique par moment, du fait des limitation propre au traducteur.

Ou alors, c’est juste une grosse connerie.

 

 

Je vois les lemmings sauté son rocher.
Je vois des images couleurs de la décoloration.
Je vois que disparaître de la vue les rend beaux.
Je vois encore tous les jours, les rides autour des yeux dans le monde.
Je vois des jeunes se saouler, ne sachant pas pourquoi je pense que pour vivre, de penser qu’elle connaît.
Je vois la division des esprits sont rigides, des plaies ouvertes.
Je vois le sang qui coule.
Je peux voir la nuit tombe.

J’entends les cris dans la nuit des fous ivres dans leur brume perdu dans la région.
J’entends le murmure de crainte que personne ne les écoute.
Je vous entends pleurer parfois.
J’entends les gémissements de l’amant temporaires inutiles.
J’entends des déclarations au sujet des personnes vaines qui ne s’attendaient pas qu’ils vont se rencontrer.
Je veux dire la certitude, où seul doute n’est pas permis.
Je peux entendre mon coeur battre, mais chacun à son propre rythme.
J’entends tomber la pluie.
J’entends les cris étouffés de chacun: «Mais écoutez-moi! »

Je peux sentir l’asphalte après la tempête.
Je me sens draps sales sur le diplôme le dimanche matin.
Je me sens le festival de sueur, de sang et de bière dans les arcades ouvertes impitoyable.
Je sens la poudre de voler dans les airs.
Je sens que je suis sur le plancher d’un étranger avant qu’elle se réveille, restant après le rasage.
Je me sens une pizza froide dans la boîte sous le canapé oublié.
Je peux sentir l’odeur de l’arrière foulard dans l’armoire.
Je sens la cendre froide.
J’ai l’impression que l’odeur de moisi d’une pièce vide.

Je goûte le sel des larmes.
Je goûte la sueur de deux corps nus.
Je goûte l’oubli dans les deux feuilles de papier à cigarette.
J’aime la paix et la tranquillité dans mon souffle nouveau à travers mâche.
Je goûte la salive pour la nicotine et autre chose.
Je goûte l’euphorie de malt.
J’aime le chaos, le fer, l’hémoglobine.
Je suis gré de la seconde peau.
J’ai du sable de l’autre côté.

Je touche une nouvelle cicatrice, gratter l’écorce.
Je touche le doigt sur la racine du problème.
Je touche le bac en feu.
Je me sens, mais ne s’applique pas aux chocs.
Je touche, ou du moins j’essaye.
Je touche, mais mes doigts dans ma fuite.
Je touche et qui ont été mordus, meurtris, coupés, brûler.
Je reçois trop de plaies ouvertes.
Je touche l’eau bénite.

Je vois ce que c’est.
Je n’entends rien.
Je sens l’odeur familière.
J’aime l’ironie de la situation.
Je touche au but.

La complainte anhédoniste de l’anti-philosophe

19 novembre 2011

0 Commentaire

Je ne reçois plus les mails de

Dieu, que la chair me manque, avilie par

ce qui reste de ton image a été floutée par le

photoshop mental d’un masque ébréché qui ne cache plus

rien du néant interne, explosé par

l’envie d’être quelque chose l’a quitté

avec elle.

Rassembler les brisures du miroir

éclaté sur le sol boueux, fantasmes de faciales.

Un autre visage, un autre

masque mon visage du soleil,

voulez-vous bien le faire taire ? Sa voix

m’éblouit, j’ai trop de chose à faire, par

exemple, le train est en retard

de paiement. Le ticket paraît trop cher

pour ce qui reste d’énergie dans

le corps démembré du loup bouge encore, je crois

que je ne crois plus en

la Foi reste une idée intéressante en

ces temps jaunissent comme

les photos mentent, je ne ressemble

plus à

ça m’interpelle.

L’interrogation le saisit, l’appelle et

les oiseaux s’enfuient à son

approche-toi de ce qui s’

éloigne-toi de moi, c’est pour ton

bien que tout le monde finisse par s’en

aller de là à de là.

Ce n’est pas de la douleur si tu la

partage le pain et le vin.

Et je ne reçois plus les mails de

Dieu merci !

Petites morts

15 octobre 2011

0 Commentaire

Ça aurait pu être différent,

Ça aurait dû.

Mais ce qui peut ou doit être n’est pas forcément.

Les choses sont

Ou ne sont pas, rien de plus,

Rien de moins

Ce n’est la fin que parce que tu le décides

Ou le désires.

Ce qui revient au même.

Je suis le deuil,

La mort,

La résurrection.

Je suis le choix

Et l’absence de choix.

Je suis la chute qui précède l’ascension

Et inversement.

Je suis le coût.

Je suis le printemps,

Je suis l’hiver.

Je suis les petites morts dans vos vies.

Je suis l’Éros de Psyché,

L’Eurydice d’Orphée.

Je suis dans le premier regard,

Je suis dans la dernière étreinte.

Je suis dans les baisers, je suis dans les griffures,

Je suis dans tous les cris.

Je suis le désespoir.

Je suis les larmes d’hier

Et le rire de demain.

Je suis la raison

Pour laquelle tu es vivant.

Je suis les petites morts

Qui engendrent ta vie.

 

Je continue à faire les fonds de tiroirs. Ce texte a quelques années, mais il résonne d’un écho particulier dans ma tête en ce moment.

Debout et seul

12 septembre 2011

0 Commentaire

Dans la lumière, en face

Dans la joie d’un silence

En arrière, en retrait, caché, pourtant là

Dans la foi portée haut

Si loin, mais si proche


Debout mais seul


Dans la gêne ou la grâce

Dans le manque et l’absence

Cette peine, en secret portée, cache-la

Tu la planques, il le faut

Un refus s’accroche


Debout mais seul


Ne laisse aucune trace

Ne crois pas en la chance

Prend ta plume et, ancré dans ta fierté, combat !

Blessé, las, vivant, beau

Le destin s’approche


Seul, mais debout

Réveil

16 août 2011

0 Commentaire

Ceci est une tentative d’écriture de sonnet réalisé il y a un peu plus d’un an. J’en ai écrit quelques uns à l’époque, mais le résultat ne s’est pas avéré très probant. Sauf pour celui-ci, que je viens de relire et qu’en fait j’aime bien. Enjoy !

 

Réveil

 

C’était une évidence, une escale, un ancrage

J’en ai rêvé souvent, l’ai vécu d’autant moins

Que le rêve en question, dont j’étais le témoin

Je vis d’autre le vivre et j’en pleurais de rage.


Mais la nuit fut bien courte et le réveil est lent

Mon âme libérée, de retour dans sa cage

Confortable et connue, étriquée et sans âge

Me laisse fatigué, déçu par le présent.


Il est plus difficile de survivre au bonheur

Que de vivre sans lui, mais, malgré tout, la peur

De ne l’avoir connu me paralyse encore


Mes yeux encore froissés par le rêve éveillé

D’un destin enviable, de chemins pavés d’or

Refusent de s’ouvrir pour encore essayer.

Dans l’oeil du cyclone

13 août 2011

0 Commentaire

Au centre du cyclone, au cœur de son œil, il n’y a plus de vent.


Les vents de la confusion rugissent. Rien n’est sûr, rien n’est garanti.

Tout est mouvant, en devenir, tout se construit puis pourrit.

La voix d’une femme m’enjoint de ne pas confondre bonheur et plaisir.

Le corps d’une autre échappe à mes doigts mais s’accroche à ma testostérone.

Des bonheurs qui s’imposent, des joies qui m’insupportent.

Une infinité de « moi » potentiels se disputent les uns les autres le droit d’exister.

Rien n’est réel. Tout est vrai.


Une ballade irlandaise résonne. La voix porte en elle mille ans de solitude. La guitare est désaccordée et le violoniste n’est pas très juste, mais qu’importe ?


Des corps tatoués. Des besoins impérieux. Des jeux interdits. Des regrets. Des larmes. Des râles de plaisir. Une femme aux milles visages.


Le signe de Caïn sur son front, es-tu sûr de l’avoir vu ? Parfois, on se trompe. L’erreur est humaine, indispensable, douloureuse.


Gâche tout, gamin, gâche tout et soit en fier. Porte ça comme un drapeau à la gloire de la Grande Inutilité Métaphysique de nos Êtres.


Dans l’œil du cyclone, les images et les sons se déforment. On entends des odeurs, on touche la saveur du café. On goûte l’image des amants enfuis.


Tout arrêter. Recommencer. Reboot. Nettoyage du disque.


Une maison à la campagne se prélasse au soleil comme un lézard géant. Un jardin sauvage descend de la terrasse jusqu’au bord d’un ruisseau. Je lis au soleil, allongé dans un hamac, une canette pas bien loin. Le vent emporte tout.


Quel but ? Avoir un but est arrogance.

Quel plan ? Avoir un plan est puéril.

Quel idéal ? Pour quoi faire ?

Quelle raison ? Il n’y en a pas.


JE trouve un sens. Il n’y a pas d’autre sens que celui que JE trouve. Encore faut-il savoir ce que JE veux en faire.


Et ça bouge, et ça rampe, et ça court. Partout, dans les rues sales comme dans les avenues chics, dans les maisons usées par la pollution, dans les placards, dans les temples.


Certains meurent. D’autres naissent. Certains sont juste en vie. Allez trouver un sens à tout ça !


Au centre de l’ouragan, les visages se succèdent et se mêlent.

Les futurs avortés s’envolent avec les débris de souvenirs perdus, d’histoires non-racontées.

Dans l’œil du cyclone, je ne sais plus rien.

Et c’est reposant.

Arcane VIIII : L’Hermite

5 juillet 2011

1 Commentaire

lhermite.jpg

 

 

Parfois

L’extérieur agresse.

Je suis tellement mieux chez moi.

Le soleil tape, le ciel est bleu, mais je ne le sais pas.

Les stores resteront fermés.

Dehors blesse.

Ici, à l’intérieur, il n’y a que moi,

Et c’est bien suffisant.


J’étais loin. Ailleurs.

On ne peux pas rester loin longtemps,

C’est comme un phénomène de marée.

Ça va, ça vient, ça avance, ça reflue.

Là-bas, rien n’attaque, mais on peux quand même s’y blesser.

On ne sait jamais ce qu’on va y trouver.

C’est là,

Ou pas.

Et il faut faire avec.



* *

*


Elle se dit que le ciel est le même partout, qu’il suffit de le regarder pour se rapprocher spirituellement de ceux qui nous manquent, pour se dire qu’ils regardent peut-être le même ciel. Après tout, il n’y en a qu’un, de ciel.

Son corps reste assis dans fauteuil, un rayon de soleil lui cuit l’épaule, mais peu lui importe. Le ciel appelle son esprit, là où ce qu’elle n’a pas se trouve. L’odeur du café, la fumée de sa gauloise, la chaleur sur son épaule, le bleu dans la fenêtre l’entraine ailleurs, vers un lieu peut-être imaginaire, mais pourtant bel et bien réel.



* *

*


Je cherche qui ? Quoi ? Est-ce que je cherche, d’ailleurs ? Qui suis-je ? Que suis-je ? Suis-je quelque chose ? Pourquoi ? Comment ? Est-on sensé être quelque chose ? Quelles sont les réponses ? Suis-je prêt à les entendre ? Est-ce que ça servira à quelque chose ? Que faire d’autre ?



* *

*


Il y a une lumière, loin, là-bas, à l’intérieur. Elle éclaire tout. Elle dit tout.

Certains l’ignorent, et passe à coté, ne sauront jamais, le royaume des cieux leur appartient.

Certains la voient, et cherchent à l’atteindre.

Certains ne la trouvent jamais.

Certains ne supportent pas ce qu’elle met en évidence.

Certains ont peur de voir.

Certains sont aveugles.

Et moi, je ne sais plus si mes rétines sont brûlées ou si je n’ai jamais vu.



* *

*


Parfois

L’extérieur agresse, mais le dehors existe pourtant.

Je suis mieux chez moi, pour l’instant, mais ça ne durera pas.

On ne fuit pas éternellement.

Dehors blesse, parfois, mais dehors apporte bien d’autre chose que la douleur.

Ici, à l’intérieur, il n’y a que moi,

Et c’est suffisant, pour l’instant.

Mais « moi » n’est intéressant que face ou aux cotés des autres.


J’étais loin. Ailleurs.

Et je reviens.

On ne peux pas rester loin longtemps,

C’est comme un phénomène de marée.

Ça va, ça vient, ça avance, ça reflue.

Là-bas, rien n’attaque, mais on peux quand même s’y blesser.

Je ne suis pas sûr de ce que j’y ai trouvé.

C’est là.

Et il me faut faire avec.


Le combat reprend.

J’en sais plus.

Je crois.

En tout cas ce qui fait « moi »,

Aussi confus que ce soit,

Je l’ai entraperçu.

Je serai toujours « ça », « moi ».

Quoi que ce soit.

La lanterne éclaire le chemin.

L’Hermite sait, mais ne dis rien.

Il indique le chemin.

C’est déjà ça.



* *

*


Ce n’est pas une source constante de lumière. Plus un flash qui éclaire ce qui est dans l’obscurité. Il faut être attentif pour bien saisir ce qu’il dévoile. Il faut le chérir, ce que tu vois, car c’est « toi ». ou du moins une partie. À présent, je ne suis pas certain de ce que j’ai vu cette fois-ci.

Je ne suis pas sûr que ça me plaise.

Mais c’est là.

Mon chemin est moins sombre.

Je suis de retour.

5

11 avril 2011

3 Commentaires

Don Nihil Apsarà

 

Je vois les lemmings se précipiter du haut de leur falaise.

Je vois s’étioler les couleurs des photos.

Je vois s’effacer des regards ce qui les rendait beaux.

Je vois une ride de plus chaque jour aux coins des yeux du monde.

Je vois la jeunesse s’enivrer sans savoir pourquoi, croire que c’est ça, vivre, croire que c’est ça, jouir.

Je vois les corps se séparer, les esprits s’ankyloser, les plaies s’ouvrir.

Je vois le sang couler.

Je vois la nuit tomber.


J’entends les cris, la nuit, des ivrognes imbéciles, perdus dans leur brouillards intimes.

J’entends les murmures inquiets que plus personne n’écoute.

J’entends pleurer parfois.

J’entends les râles inutiles d’amants provisoires.

J’entends les affirmations vaines de gens qui n’attendent pas qu’on leur réponde.

J’entends des certitudes là où le doute seul est permis.

J’entends des cœurs battre, mais chacun à son rythme propre.

J’entends tomber la pluie.

J’entends crier chaque sourd : « Mais écoutez-moi donc ! »


Je sens l’odeur du bitume après l’orage.

Je sens le sperme sur des draps sales un dimanche matin.

Je sens la sueur, la bière et le sang sur l’arcade ouverte d’un fêtard imprudent.

Je sens la poudre voler dans l’air.

Je sens sur l’oreiller l’après-rasage d’un inconnu qui est parti avant qu’elle ne s’éveille.

Je sens la pizza froide oubliée dans sa boite sous le canapé.

Je sens le parfum de celle qui est partie sur une écharpe oubliée sur le porte-manteau.

Je sens le cendrier froid.

Je sens l’odeur de renfermé dans une chambre vide.


Je goute le sel des larmes.

Je goute la transpiration de deux corps nus.

Je goute l’oubli dans deux feuilles de papier à cigarette.

Je goute le repos dans mon souffle renvoyé par un drap sur ma bouche.

Je goute une salive chargée de nicotine, et d’autre chose encore.

Je goute l’euphorie pur malt.

Je goute le chaos, le fer, l’hémoglobine.

Je goute une autre peau.

Je mords une autre main.


Je touche une nouvelle cicatrice, gratte la croute.

Je touche du doigt le nœud du problème.

Je touche un front brûlant.

Je touche mais ne caresse ni ne frappe.

Je touche, ou du moins, j’essaie.

Je touche, mais tout s’échappe entre mes doigts.

Je touche et suis mordu, blessé, coupé, brûlé.

Je touche trop de plaies à vif.

Je touche l’eau du bénitier.


Je vois ce qu’il en est.

J’entends mais ne dis rien.

Je sens un parfum connu.

Je goute l’ironie de la situation.

Je touche au but.

Truth is a myth : A patchwork

5 avril 2011

0 Commentaire

Demian S. Coyote et M. Pantomime (2002 / 2006)

 

They arrested her for giving me a kiss / Give me one night then you can die / Tell me something I don’t know /We’re animals after all / I won’t be drinking anymore / I ate the lotus anymay / It blurred my soul and made me wanna go / I’m down with another sad song / You just want more but you can’t / I’m stoned.

 

Hit me now / The crowd doesn’t care / You know I need to kneel / The danger in the dream / It’s not what you did, it’s not what you said / Cause everything you lost was worth the pain / I don’t walk I run, I stumble and fall / The match burnt fast, I can’t control my hand / The ghosts are dancing all around.

 

Now you can nail me / You’re so beautiful when you’re smiling / You come to me and we scream « fuck off » / You can’t refuse the headache / Been done before, been done before / If you were my medecine, I sure would take this pill / I don’t think I can handle the truth alone / So fight and still fight and don’t forget to die / Could I come, if you still want some news ?

12

lepoetesolidaire |
Mots ecrit pour apaiser les... |
Mes poèmes qui retrace ma vie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Le cercle des mots disparus
| vivre et souffrir pour écrire
| histoireentoutgenre