Vivant

Posté par Durf667 le 8 novembre 2015

Quand l’horizon au loin

Est caché par ces murs

Que j’ai construit moi-même dans l’erreur, dans l’absence

Il faut prendre le chemin

Où l’on pleure et danse

 

Là-bas, l’air n’est pas pur

Pas plus qu’ici, je crois

Le fil que cette Ariane a lâché, je le cache

Au sein de mes blessures

Car, que je sache

 

Je suis vivant

 

Et si je perds la foi

Si je sombre, en silence

Si la lutte est trop dure, si la chute me guette

Seras-tu avec moi

Pour sauvez ma tête ?

 

C’est pas une question de chance

C’est un combat sans fin

C’est un fardeau, un poids que l’on mène au cimetière

Et je peine, et je pense

Je fais la guerre

 

Je suis vivant

 

Souris-moi, prend ma main

Souffle encore sur les braises

Ne me laisse pas mourir car ce coeur bat encore

Tout est clair, tout est bien

Je ne suis pas mort

 

Je suis vivant

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8 auto-portraits

Posté par Durf667 le 15 septembre 2015

 

 

Dans les sombres enfers

Un homme est écorché,

Repoussé dans la mer.

Feu, eau, sel sur les plaies.

 

 

Dur est le fer qui perce l’âme,

Unique trésor de cet être

Refusant bonheur et tempêtes.

Fier comme un pou, il refuse tout.

 

 

Dotons-le d’un esprit de conquête, il lui manque

Une force intérieure qui l’amènera où

Réside l’arme ultime qui pourrait tuer ce loup

Féroce qui détruit, qui s’enfuit et se planque

 

 

Doux et

Urticant comme l’ortie

Rocher dur mais friable entre les doigts du

Faux prophète

 

 

Dis-moi ce que tu vois, mon cher !

Un homme ? En es-tu sûre ? Car moi,

Riche d’espoir, je le perçois

Fou. Un enfant doué de vieux nerfs.

 

 

Diablement grand est son orgueil. Mais il faut dire

Uniquement dans son sommeil, il le concède.

Ridicule est sa confiance, pourtant ! Le pire :

Fausse noblesse : il attends mais refuse toute aide.

 

 

Durablement incriminé

Utilement désespéré

Rarement enthousiasmé

Fidèlement abandonné

 

 

Dites-moi si je suis dur avec moi-même

Un idiot ? Un paumé ? Un fou ? Un

Rêveur ?

Faut croire que je suis tout ça, et rien de ça, et autre chose que je ne connais pas.

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Bunker

Posté par Durf667 le 22 novembre 2014

Trop à l’étroit dans le bunker

Trop éreinté pour avoir peur

Tu rampes et manges la poussière

Tu t’demandes où est passé l’air

 

Et tout l’monde crie, et tout l’monde saigne

Personne écoute. Fin de règne

Pour les anges et pour les démons

Ne restent qu’les aveugles et les cons

 

Alors tu cries, oui toi aussi

Tu veux qu’on t’entendes et tu ris

Hystériquement quand tu t’rends compte

Que toujours tu seras seul au monde.

 

Mais si la vie n’a aucun sens

Pourquoi encore tenter la chance ?

Autant tout de suite se barrer

Dans ta camisole, te cacher

 

Tu voudrais vivre un peu plus fort

Un peu plus loin, oui, mais, d’abord

Il faudra marcher les pieds nus

Sur du verre pilé, et fourbu

 

Tu sauras jamais où tu vas

Personne le sais, oui, c’est comme ça

Mais vas-y quand même, la seule chose

À savoir, c’est qu’y a pas de pause

 

Dans cette course imbécile

Qui nous paraît si difficile

Alors rêve-pas, tu vas crever

Un jour, une nuit, p’t'être cette année

 

Peut-être dans cent ans ? Tu sauras

Alors qu’il n’y a que toi

Pour te sauver de la souffrance

Qui est livrée avec la naissance.

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Petit poème stupide ayant pour principal but de casser l’ambiance carrément glauque qui règne dans ce blog ces derniers temps, contenant un jeu de mot horrible et dont le titre est presque plus long que le texte.

Posté par Durf667 le 19 octobre 2014

Un soir après le taf, Homer alla chez Moe.

C’est pas trop une surprise, on l’y voit tous les soirs.

Un client inconnu commanda donc à boire,

Il paya sa tournée. Homer trouva ça beau.

 Moe

Plus tard dans la soirée, ivre-mort fut Homer.

Moe dit à l’autre : « Mon pote, peux-tu le ramener ?

  • Mais bien sûr mon ami, je ne peux que t’aider !
  • Suis mon poto, Homer, c’est le dieu du tonnerre. »

 

Ainsi, Thor prit Homer sous le bras et partit

Le ramener à Marge qui l’attendait, inquiète.

Elle remercia Thor, à Homer fit sa fête.

Thor, serviable, revint chez Moe, son bon ami.

 

Moralité : L’ami de Moe, Thor, aide.

 

 

 

lemmy

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Poème sans doute écrit il y a 2 ou 3 ans dans le but de sonner comme un slam et retrouvé dans un vieux cahier

Posté par Durf667 le 17 octobre 2014

J’aurais dû finir par m’y faire,

Je devrais arrêter de m’en faire

Pour ce qui me pourrit l’atmosphère.

Je devrais crever par terre,

C’est pas mon millénaire.

 

Je devrais embrasser mon flingue

Avant de devenir vraiment dingue,

De me noyer dans une seringue

Dans ce caniveau où je valdingue,

Cradingue

 

Comme tout ses bâtards silencieux

Qui ont du mépris plein les yeux…

Ils se croient mieux.

Les affreux.

J’y foutrais le feu

 

Si j’étais plus perdu que ça,

Plus violent que ça,

Plus sûr de moi.

 

Mais je suis une loque.

Je vaux pas le prix d’une breloque.

Sale époque…

 

Ouais, je suis un gros loser,

Le king des perdants, sale chômeur

Trop niqué pour se donner le cœur

D’arrêter les erreurs,

De me faire la faveur

D’arrêter d’avoir peur,

De créer les couleurs

Dans ma vie monochrome et sans chaleur.

 

Mais j’ai le courage de rien.

Chaque jour je m’abstiens

D’essayer chaque matin

 

De commencer quelque chose.

De continuer quelque chose.

De faire quelque chose.

 

Mais non tout ce que je fais c’est de broyer ma prose,

Jamais rose.

Et je cause,

Et je cause,

Et je cause.

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