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À propos de Durf667

Nihiliste, asocial, anhédoniste subversif, misanthrope contrarié, névrosé narcissique, pessimiste indocile, mystique chaotique, excentrique décentré, élitiste marginal, utopiste désespéré, solitaire empathique, esthète blasé, humaniste déçu, terroriste mental, être humain.

Fragments schizophiles

3 juillet 2019

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 Exception As

 

Épée

L’Ombre boit, se recoiffe et sourit au miroir

Repose le verre vidé des froides larmes d’ange

Les yeux désabusés s’allument de cynisme

Le verre de colère attend sur la desserte.

 

Coupe

Sa robe est sale mais elle l’aime bien comme ça

Souillée et déchirée par les orages acides

Elle a les traits tirés, trop pour une Petite Fille

Le Médecin Boiteux attend qu’elle parle enfin

 

Bâton

Il dépose la canne, il sait qu’il s’est perdu

Les arbres et les mousses ont changé son chemin

Il ausculte les murs, cherche le pouls du temps

Qui pose la Question n’entend pas la réponse

 

Denier

Les livres dans les caisses, Le Majordome s’assoit

Enfin. Il contemple les machines qui mangent

Abattre tous les murs, refaire les fondations

L’Ombre et la Petite Fille craigne l’effondrement

 

 

 

 

**

*

 

 

 

Le Loup

Sa bave incandescente remplit le verre de l’Ombre

Encore. Ébrécher le miroir, casser le mur

Se ruer sur la porte, se nourrir de ses chaînes

Mordre quand c’est possible. On me nomme Légions

 

 

 

 

**

*

 

 

 

Chifoumi

Le Loup mord la jambe du Médecin Boiteux, qui insupporte l’Ombre, qui effraie la Petite Fille, qui vole les livres du Majordome, qui enferme le Loup dans la cave.

Google translate experience #4

29 décembre 2016

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Comme il y a longtemps que je n’ai pas posté ici, je vous propose le retour de ces petits délire littéraro-débile que sont les google translate experiences. Pour rappel, je prends un texte existant (dans le cas qui nous occupe, Fragments d’étoile ou : La complainte de Samaël pour son amour perdu), et je le passe aux filtres successifs de la traduction automatique de notre ami google. Et donc, aujourd’hui, les traductions successives sont Français/Turc/Arabe/Hindi/Grec/Gallois/Azeri/Anglais/Retour au français. Et donc voilà :

 

 

Souvenirs d’un millier d’années

Il semble trop petit.

Je ne me facture pas pour le crime

Vous savez pourquoi je respecte

Mais une chose est claire

Comme il n’y a rien de demi-teinte

Mes raisons sont les battements

Je sais que l’un.

Je pensais que jongler avec quinze.

Je suis calme.

Les rêves sont des traîtres,

Laissez-moi savoir.

Je suis la cause du mal

Et des antibiotiques.

droit

Si vous avez perdu le cœur.

Je ne sais pas son nom,

Mon seul vrai

Je l’aime.

Il vient de mourir, et ses yeux Thule

Pourtant, à venir.

Juste entre mes lèvres sont encore en vie, la respiration

J’ai utilisé

Toujours.

objectifs

Je me sens vivant

qui a célébré

peur de perdre

Toujours.

Samael, Lucifer, Orphée, Ulysse et autres

Nom de l’école.

Ce qui reste de la boîte et je

Que quitter Pandora.

Espérons.

toujours

Je sais.

J’entends les mots,

Fils et fille Faith

étoiles Trailers.

Il est de notre hymne national.

Grande imagination,

Dans une très courte laisse.

Des milliers pied arrière.

Nous Boundary mur

névroses,

Sacrifice obligatoire.

D’autres dorment.

vouée à l’échec, essayez à nouveau,

Murs nous ont frappés,

Mais les puces.

Je suis l’Archange Michel, je ne suis pas le diable

Début et fin

machine.

Espérons.

Je suis toujours là, et s’il y a une certaine fatigue.

Et je suis toujours vivant

Je suis resté.

Petit poème stupide ayant pour principal but de casser l’ambiance carrément glauque qui règne dans ce blog ces derniers temps, contenant un jeu de mot horrible et dont le titre est presque plus long que le texte.

19 octobre 2014

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Un soir après le taf, Homer alla chez Moe.

C’est pas trop une surprise, on l’y voit tous les soirs.

Un client inconnu commanda donc à boire,

Il paya sa tournée. Homer trouva ça beau.

 Moe

Plus tard dans la soirée, ivre-mort fut Homer.

Moe dit à l’autre : « Mon pote, peux-tu le ramener ?

  • Mais bien sûr mon ami, je ne peux que t’aider !
  • Suis mon poto, Homer, c’est le dieu du tonnerre. »

 

Ainsi, Thor prit Homer sous le bras et partit

Le ramener à Marge qui l’attendait, inquiète.

Elle remercia Thor, à Homer fit sa fête.

Thor, serviable, revint chez Moe, son bon ami.

 

Moralité : L’ami de Moe, Thor, aide.

 

 

 

lemmy

Crash-test #28

7 juillet 2014

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Je ne vois aucune solution. Chaque solution est un nouveau problème.

 

L’Humanité est un bambin aux commandes d’un char d’assaut.

 

« Mais il lui arrive quoi, au boss, au juste ?

  • D’après les rumeurs que j’ai entendu à la cafèt’, ce serait une dépression nerveuse.
  • Sans déconner ?
  • Ben ouais, rapport à je sais pas quoi.
  • C’est nul ! Y a un paquet de mortels qui ont écrit des histoires dont c’était l’intrigue.
  • Ben t’es un démon des arts, c’est normal que tu les ai repéré, ces histoires. Le boss, lui, il a rien dû voir venir.
  • Admettons. Mais c’est quand même un putain de cliché, ça, le Diable qui nous fait une dépression !
  • Fais gaffe, comme tu parles, on dirait que tu perds la Foi…
  • En même temps, pour un démon…
  • Certes. Mais je parlais de la Foi en Satan.
  • Ben apparemment, lui aussi… »

 

 

Je sais, ça fait longtemps que j’avais pas pondu un crash-test.

 

Le prêcheur se jeta dans la foule en hurlant et en vidant le réservoir du lance-flamme. « REPENTEZ-VOUS ! J’AI VU LA VERITE ! ET ELLE N’A AUCUN SENS ! »

 

Il fait des rêves de meurtres, de massacres, de sang et d’entrailles étalées sur le papier peint usé de chambres sordides, de cachots malsains, de rues abandonnées et de gratte-ciels en ruine. Il dormait bien.

 

Je ne vais pas bien, mais mieux que vous, même si vous pensez le contraire.

 

La planète était presque entièrement recouverte d’une forêt constituée d’arbre de plusieurs dizaines de kilomètres de haut. C’était presque un miracle, d’après les exobiologistes de l’expédition, si une espèce animale de type aviaire était parvenue à développer une intelligence comparable à celle des terriens. Ce peuple, installé à la cime des arbres, avait développé une technologie et une culture proche de celles de la Renaissance terrestre, et ce à partir de rien, il ne disposait après tout comme toute matière première que des ressources prodiguées par les arbres et certains animaux. Quand les vieux, le soir sous les étoiles, narraient leurs contes et leurs légendes, ils parlaient avec appréhension d’un lieu interdit et effrayant qu’aucun d’eux n’avaient jamais vu, situé loin en dessous des sommets des arbres, là où ils vivaient. Ils l’appelaient le « Sol ». Les tenants du culte de la Raison, les partisans des Lumières, tenaient pour ainsi dire acquis , d’ailleurs, que ce lieu n’existait pas.

 

Du pain et des jeux pour contrôler les masses. RSA, allocs, salaires, retraites, etc. Roland Garros, Coupe du monde au Brésil, Tour de France.

 

Nabilla n’est pas plus idiote que n’importe quelle courtisane de la cour de Louis XV.

 

Loading, please wait…

Première limace du « Journal d’échevinage ».

9 juin 2014

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Il y avait un moment que je n’avais pas posté de texte à contrainte. Je ne dis pas tout de suite de quoi il s’agit, je vous laisse vous racler la soupière. Je suis le mal.

 

Sur la grande parabole qui à minuteur devait quitter New York à désuétude de Buenos-Aires, régnait la vague habituelle du dernier monastère. Les passéismes embarquaient, escortés d’un fourbi d’amiraux ; des portions de télémarketing, le casse-croûte sur l’organdi, jetaient des nomenclatures à travers les salpêtres; on amenait des malpropretés et des flexions, des enflés curieux couraient du haute-contre en basculement de la nécessité, pendant que l’ordonnance accompagnait imperturbablement ce grand spéculoos, sur le pont-levis. Un peu à l’échafaudage de la mozarella, je m’entretenais avec un amiral, sur le pont-levis-promotion, lorsque deux ou trois éclats jaillirent tout près de nous – apparemment, une perspective de marron que les représailles interviewaient et photographiaient encore, juste avant les dépends.

La réponse à ce mystérieux mystère est à présent dans les commentaires de l’article.

Poe – Update

4 juin 2014

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J’avais déjà publié un lien vers ce texte, mais l’adresse du blog d’Ardonau a changé, alors le revoici : il s’agit d’une collaboration entre Ardonau, talentueux photographe et moi-même, misérable scribouillard, et c’est disponible sur son blog, sur le thème d’Edgar Allan Poe. J’espère que ça vous plaira.

2048 / Précata Edition

27 mars 2014

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Toi aussi, profite honteusement de la tendance actuelle pour faire ta propre promo, infâme capitaliste, ordure libérale, attention whore, social-traitre à la solde de ton propre égo !

Voici donc une petite connerie basée sur le jeu 2048 qui cartonne en ce moment si j’en crois la hype et les gazouillis médiatico-buzzophiles. J’en ferai peut-être d’autres si j’ai le temps, l’idée, et l’envie. Disez-moi donc-t-il si ou pas.

Fiche de renseignement suite à demande d’adhésion au courant précataclysmique

21 février 2014

2 Commentaires

 

FICHE DE RENSEIGNEMENTS

 

I/ RENSEIGNEMENTS PERSONNELS :

I.1)

Identité :

Nom : On me nomme Légion, car nous sommes nombreux Prénom : Samaël, Satan, Lucifer, Iblis, Shaïtan, l’Adversaire… J’en ai plein.

Date et lieu de naissance : ? / ? / 4004 av. J.C. (je sais plus la date exacte, ça fait trop longtemps. Je crois que c’était un lundi.)

À : La Cité Eternelle

Nationalité : Je suis de toutes les nations, et d’aucune.

Tél. domicile : J’ai pas de tel. Mais vous pouvez me trouver à n’importe quel croisement, avec un peu de chance. Jouer un morceau de blues peut aider. Demandez à Robert Johnson.

Adresse personnelle : Cité de Dis. Au centre des 7 cercles. Le grand palais biscornu à la Escher. Inratable.

 

I.2)

SITUATION FAMILIALE :

* Vous êtes :

Célibataire

Fiancé(e)

Marié(e)

Divorcé(e)

Veuf

(Barrez les mentions inutiles)

 

* Nom et prénom de votre conjoint : Je préfère pas en parler. Elle me manque. Mais c’est moi qui lui ai appris à reconnaître les plantes, l’agriculture, la technologie et la magie, entre autre. On a eu tout un tas de petits Néphilim. Ça a foutu un sacré merdier.

Niveau d’instruction : Je lui ai tout appris. Sauf certains trucs. Les mortels sont pleins d’imagination.

Fonction : La première sorcière, comme ils disent.

Nbre d’enfants : Trop pour que je me rappelle de tous. Y en a un qui s’appelait Merlin. On en a un peu parlé.

 

* Nom et prénom du père : Lui. Vous savez de Qui je parle. On est un peu en froid.

 

 

II/ FORMATION ET EMPLOI :

II.1) Formation scolaire et universitaire : JE suis le professeur par excellence. Tu veux savoir quoi ? Et t’es sûr de vraiment vouloir le savoir ?

Etablissements  : J’ai appris sur le tas. Le tas de cadavres, parfois aussi, je dois le reconnaître.

Dates  : Je sais plus.

Diplôme obtenu  : Démon en chef, Général des armées infernales, Serpent de L’Eden.

Spécialité  :

Si tu savais… En fait, tu sais déjà. N’est-ce pas ? ;)

 

II.2) Langues parlées et écrites :

Attribuez des notes de 0 à10 suivant le niveau de maîtrise de la langue :

Toutes les langues vivantes et mortes à 10. J’ai une préférence pour l’énochien. Je suis un sentimental. Par contre, j’aime pas l’allemand, ça me rappelle le travail.

 

II.3) Expériences professionnelles:

II.3.a/ Stages : Ange de lumière

Début  : 4004 av. J.C.

Fin  : 3800 av. J.C. ? Je sais plus exactement. C’est quand j’ai rencontré mon ex.

Etablissement  : Le Paradis

Objet et description  : J’étais le plus beau des anges, celui qui devait apporter la Lumière à l’Humanité.

 

II.3.b/ Emploi : Le Diable.

Embauche : Ben juste après que l’autre m’a lourdé.

Départ  : Toujours en poste.

Etablissement : Dis, Enfer, code postal 666. Sinon, je suis partout.

Fonction : Comme je disais auparavant : l’Adversaire, la Bête immonde, le Serpent de l’Eden…

Salaire annuel brut : Quelques centaines de millions d’âmes par an, de nos jours. J’ai du mal à compter.

 

 

II.4) Connaissance en informatique : J’ai inventé Internet Explorer. Non, je déconne. Quoi que…

Choisissez un niveau de Word Excel Access Power point  :

Autres (à préciser)

connaissance

Débutant

Quelques notions pratiques

Maîtrise

Expertise

 

*Avez vous un ordinateur personnel ?

Oui /Non Qui tourne sous linux, évidemment. Je suis vicieux, mais pas à ce point.

 

 

III/ I.4) Etat de Santé :

* Comment jugez-vous votre état de santé ?

Excellent

Mauvais

Satisfaisant

 

* Quelle activité sportive pratiquez-vous ? Tu veux VRAIMENT le savoir, petit coquinou ?

 

*Votre sommeil est :

Profond

Léger

*Combien d’heures dormez-vous ? Je ne dors jamais. Je suis connu pour ça, il paraît.

 

 

IV/ACTIVITES CULTURELLES, POLITIQUES ET SYNDICALES :

IV.1) Avez-vous des préoccupations culturelles ?

Oui

Non

Si oui,lesquelles ? Disons pour être modeste que la plupart des artistes me doivent beaucoup. Pour te dire, certains me devaient même leur syphilis ou leurs overdoses, alors bon…

IV.2) Avez-vous des activités politiques ?

Je suis l’anarchiste par excellence.

IV.3) Etiez -vous membre ou adhérent d’un syndicat ?

J’ai créé le mien.

 

 

 

 

Je soussigné Satan, Certifie que toute mes déclarations

sont sincères et véritables.

Fait à Dis , le 21/02/2014

Signature

(Note de Demian S. Coyote : Illisible. Bizarrement la feuille de renseignement a pris feu au moment de la signature, mais j’ai réussi à l’éteindre rapidement)

Nous vous remercions d’avoir rempli ce dossier.

Nous reprendrons au plus tôt contact avec vous.

 

Big Bro’ – tentative de poésie concrète

23 décembre 2013

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Pour plus d’info sur la poésie concrète, je trouve cet article pas mal. Mais là, je dois reconnaitre que je suis pas sûr de pas être à côté de la plaque.

 

 

Nos dirigeants vous informent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

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Nos dirigeants vous inculquent que tout va bien dans le paradis capitaliste qu’ils nous ont construit.

Ons rigindeats suov firmonten equ tuto av nebi snad el rapdipas picachu kiki légo playmobil.

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Le rêve d’exister

7 septembre 2013

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Aujourd’hui, petit jeu : je vous propose ce petit poème étrange qui possèdent une certaine particularité. Je me demande si quelqu’un découvrira laquelle. Je me demande si quelqu’un me lit vraiment, en fait, ceci est un TEST VOUS VOUS ÊTES FAIT PIEEEEEEEEEEGEEEEEEEEEEEEEEEEEER ! MOUHAAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!

 

 

 

Aimez le, allez-y, ce rêve toujours légal

Qui heurte leurs bienséances, leurs morales imposées.

Ils exècrent nos dévorants désirs de vivre

Sans leurs fers. Ils voudraient nous piéger, nous stocker

Dans leurs wagons sordides de moutons apeurés.

Google translate expérience 3 – Le récif

30 juin 2013

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Comme d’habitude, il s’agit ici d’un poème (celui-ci), passé à travers le traducteur de google dans cet ordre : français, espagnol, grec moderne, catalan, gallois, allemand et retour au français. Comme d’habitude, je trouve ça à la fois complètement débile mais aussi, étrangement, assez fascinant. Et, non, je n’ai pas passé le texte par l’anglais, je ne sais pas d’où sortent les quelques mots d’anglais ressortis au final.

 

 

Le reflux acide, petit, mâché, os du crâne

Opinion, caressant la peau

Larmes

Les morceaux de peau sous ses ongles

L’oeil dans la paume

Alarmé par la lune, qui ressemble à de l’ironie sur le dessus du podium

Oh! Comment belle est également mis sur le piédestal de la statue!

Ajouter une impulsion lumineuse

Mocha Dusty et électriques

Il est surprenant que tous les

Étaler la fourrure de chat

Le violon a été brisé, liberté du sans fil

Puce audio Esprit

Chansons jouées

The Untold Story

Mais ce qui est

L’os est consommé, arraché

Des loups et de l’ombre

Câble genou course

Worm Scarlet

Dark Side of coral

Dormir sous la pluie

Les changements sont attendus dans le vent

Et quand les derniers baisers de nuit et le confort

Non seulement dormir

Mais l’oubli.

Sysiphe

30 mars 2013

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Sysiphe dans Nouvelles franz_von_stuck_-_sisyphus-214x300

 

0

 

Il n’ a pas crié tout de suite. Comme s’il avait déjà tout compris. Mais c’est sans doute juste une coïncidence. Ouais. Ça peut être que ça, pas vrai ?

 

5

 

Peur. Le mot, c’est peur. Pas terreur, hein ? Pas le truc qui te paralyse. Il ne sait pas pourquoi, mais il a peur. Une appréhension. Mal faire, mal parler. Alors, il ne fait rien. Il ne dis rien. Sauf quand on lui indique quoi faire. Quoi dire. En attendant, il observe et il pense. Il apprend.

 

 

10

 

Ennui. Altérité. Différence. Le moment où il se rend compte que tout ce qu’on lui a enseigné, tout ce qu’il a appris, dans le monde « réel », ne sert à rien. Le mot « escroquerie » au bord des lèvres. Injustice ? Peut-être pas. Solitude ? Sûrement.

 

 

15

 

Il comprend pas tout ce qui se passe. Le décalage semble s’accentuer. Là où la plupart découvre la Vie, il est fasciné par la Mort. Encore ce sentiment de s’être fait avoir. Il réfléchit. Amène les bonnes réponses à de mauvaises questions. Il apprendra plus tard qu’il est plus difficile de s’interroger correctement que de s’apporter des solutions. Que le chemin est plus important que la destination.

 

 

20

 

Arrogance. Certitude d’avoir raison. Une certaine forme de haine. Mal digérée, la haine, mal contrôlée. Comme un flingue chargé et trop lourd, dont le canon revient sans cesse entre ses deux yeux. Plus tard, il comprendra qu’il y avait plus simple que chercher à se servir du flingue. Il suffit de le poser au sol. Bonnes réponses, mauvaises questions, encore.

 

 

25

 

Il n’en finit plus de ne pas comprendre ce qui reste au bord de l’évidence. C’est là, mais il ne le voit pas. Alors il tourne en rond en attendant de trouver ce qu’il ignore chercher. Des couloirs s’éclairent, mais il ne sait pas par où commencer. Des réponses arrivent, encore, mais cette fois, aux bonnes questions. Il ignore juste quelles sont ces questions. En attendant, il saigne. Il paie le prix.

 

 

30

 

Il tourne en rond depuis trop longtemps pour ne pas avoir les pieds en sang. Il est prêt à abandonner, même s’il s’en défend. Il n’a plus peur. C’est parce qu’il croit avoir enfin tout compris. Il a tord, comme souvent. Mais il commence enfin à percevoir les seules choses qui sont toujours vraies. Et il comprend que s’il n’a pas fini de chuter, quelque part, il y a un endroit où il pourra se reposer.

 

35

 

Dans l’ordre. Fatalisme. Peur. Ennui. Incompréhension. Arrogance. Douleur.

Les ennemis sont identifiés.

Le combat continue.

Chloe-Nihilish

21 janvier 2013

0 Commentaire

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Image de prévisualisation YouTube

 

 

Rappel :

Entretien avec un autre vampire

Agression is Art

Le récif

7 janvier 2013

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De petits reflux acides lui rongent les os du crâne

Un larsen inaudible caresse le cuir

Le déchire

Des lambeaux de peau sous les ongles

Les yeux dans les paumes

Effrayé par la lune ironique qui le scrute du haut de son estrade

Ah ! Qu’elle est belle la statue bien posée sur son socle !

La lumière est chargée de poussière

Poussiéreuse aussi, la caboche électrique

C’est d’un rien qu’il s’étonne

Il s’étire comme un chat écorché

Le violon sans corde s’éclate sur le lino

Copeaux de sons fantômes

De chansons non jouées

D’histoire non racontées

Tout continue pourtant

L’os est rongé, strié

Par les loups et les ombres

La moelle coule sur ses genoux à vif

Des limaces écarlates

Le visage caché par les coraux

Il s’endort sous la pluie

Il attend que le vent change

Et quand enfin la nuit l’embrasse et le console

Ce n’est pas le sommeil qui vient

Mais l’oubli.

L’Imposteur

16 octobre 2012

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L’Imposteur, c’est toi. C’est moi.

Nous voulons être.

Nous voulons être ce que nous ne sommes pas.

Nous voulons être ce que nous devrions vouloir devenir.

Nous faisons semblant.

Nous faisons semblant d’y être arrivé.

Nous faisons semblant d’avoir entamé le chemin.

Mais nous avons peur.

L’Imposteur, c’est celui qui sait.

Nous, nous croyons.

Nous espérons.

L’Imposteur croit déjà savoir.

Il a tort.

Nous essayons.

Nous échouons.

L’Imposteur dit avoir déjà réussi.

L’Imposteur ne supporte pas d’être démasqué.

L’Imposteur se présente comme il n’est pas.

L’Imposteur nous empêche de devenir ce qu’il dit être.

L’Imposteur est une des cause de nos échecs.

Il faut être, pas vouloir être.

L’Imposteur nous ment.

L’Imposteur tient la lame sur nos poignets.

L’Imposteur attend nos échecs.

« Essaie, tu l’es déjà ! Essaie ! Échoue ! Meurt ! »

N’essaie pas. Soit.

Ils

28 juin 2012

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Perdus dans un chaos de sentiments agglomérés à leurs égos et si suintants qu’ils glissent dessus, ils se fendent les os et appellent ça la vie.

Ils réclament un dû virtuel, imaginaire et vain.

Aucun effort n’est consenti, tout fut promis, tout fut trahi, mais qui a dit que quoi que ce soit devait être juste ?

Ils pensent vivre, mais ils consomment,

Ils croient jouir, mais ils empruntent, pour une nuit, une heure, ces corps fébriles trouvés au fond d’un verre.

Ils croient aimer, mais ils s’imposent les illusions et les modèles trouvés au fonds des rêves d’autres qu’eux.

Ils veulent tout, exigent tout, ordonnent qu’on leur cède, sans prendre le temps de prendre des coups.

Sans prendre le temps d’apprendre des coups.

Ils confondent révolte et provocation, ils réclament le respect, ils croient qu’on le leur doit.

Tout doit leur être donné, leurs blessures leur semblent plus profondes. Il n’apprennent plus, ils coulent, ils se noient dans les néons, les écrans, les fosses communes de l’information, les autoroutes remplies de milliards de véhicules vides.

Ils baisent en croyant faire l’amour.

S’ils le pouvaient, ils achèteraient des émotions sous cellophane, saines et inoffensives.

Aimer sans prendre le risque d’un coeur piétiné, se souler sans gueule de bois.

Ils ne comprennent pas que la valeur de toute chose est aussi dans son prix.

Le monde est remplis de contraintes et leurs révoltes indignées se cachent dans les replis de ce qui leur résiste.

Ce qui les insupporte.

Comment le monde ose-t-il ne pas se plier à leurs volontés ?

Alors, ils boivent, alors ils dansent, alors ils se jettent les uns sur les autres, se carambolent, se télescopent, chacun est la blessure de l’autre.

Alors ils votent non pas pour un candidat, mais contre la terre entière, ulcéré par l’idée de ne pas être tyrans eux-même.

Alors ils se gavent de molécules, ils se masturbent sur leurs salaires, ils font des gosses comme on joue au sims.

Ils n’ont pas à évoluer, on leur a toujours dit qu’ils étaient déjà parfaits. Du moins, c’est ce qu’ils ont compris.

Ils sont, comme nous tous, des flocons de neiges uniques et merveilleux. Mais ils n’ont rien à foutre des autres flocons.

Alors ils fondent, seuls, et laissent dans leur tombe une flaque négligeable qui n’arrose qu’une boite vide.

Alors, ils reviennent au néant, et le court épisode de leur vie n’aura servi à rien.

Elle ne fut importante que pour eux-même.

Une vie n’a de sens que celui qu’on lui donne.

Et ils n’ont jamais rien donné.

Google Translate Experience #2 : La ballade du loup

18 mai 2012

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Voici une deuxième tentative de passer un des poèmes présents sur le blog à travers le filtre du traducteur de google, comme je l’avais déjà fait ici. Cette fois, la séquence de traduction est : Français / Allemand / Latin / Yiddish / Swahili / Arabe / Français. Voilàvoilàvoilà.  Sinon, je vais mieux. Le texte d’origine est lisible .

 

Nuit noire du voyage prévu
De l’extérieur, et je suis seul, fatigué, et il était en colère,
Comme c’est toujours le cas. Dans le passé, et je suis un reflet de moi.
Après me voir, moi, sans moi, et le loup
et le cou
Trop sur le côté. «Celui qui s’enfuient pensez-vous? »
Je l’oreille. « J’ai envie de rire
Mais le contrôle de l’infection. Mon cœur
Eclats d’exploser et de continuer à souffrir.
Je tiens à couler! Nous croyons que, par conséquent, vous êtes pauvre »

En raison de mon désir dans une grande gloire,
Hauts sommets, et sont tombés en dessous des genoux.
«Suivez-moi » pour moi, « Nous sommes ce soir
Notre combat continue. Je ne goûte pas
Je souhaite profondément dans les bidonvilles, et je l’avoue,
L’accès à la partie supérieure. « Bête, avec un rire
Lips pour outrage, et vient à la retraite;
Sur le modèle du crochet, et tremblant de peur.
Temps dans ma vie, et à
« Je pense que le temps?, Donc, vous êtes, et de joie!

Non seulement offre les attentes les plus élevées!
Creusez un trou juste poster
Croyez-il été enterré
Vous pouvez transplanter une victoire, parce que le
Prenez nos grèves du marché de masse. »
Assurez-vous, votre partenaire course
« Qu’est-ce qui doit être fait, en particulier le lait … »
Je lui ai dit: « Spin soudage
Sûr de la victoire. «  » Vous êtes également prêt à rire,
Je tiens à couler! Nous croyons que, par conséquent, vous êtes pauvre « 

Vous m’arrêtez, ou plutôt, qui attire
Dans le coeur, et essaie de me séduire
Je suis fatigué, et les oiseaux heureux
Parce que ce n’est pas comme si on disait:
« Je pense que l’ère de l’épave? »

Entretien avec un autre vampire

2 mars 2012

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Si l’on en croit les physiciens, tout n’est qu’énergie et matière. En fait, tout est à la fois énergie ET matière, en même temps. Votre corps n’est qu’une onde, une gigantesque fluctuation quantique dans ce qu’il faut bien appeler le néant, ne serait-ce que pour la licence poétique. L’ensemble de tout ce qui est (ce que l’on va finir par caser sous l’appellation tout à fait arbitraire d’univers, ou de Dieu si ça peut vous faire plaisir) n’est qu’énergie et matière, n’est qu’une possibilité quantique. Ce qui revient à dire que, depuis le big bang jusqu’au big quoi que ce soit, de fiat lux à Ragnarok, que l’univers/dieu (matière/énergie) n’est rien d’autre qu’un acte de création fondamental en perpétuelle mutation. L’acte de création comme expression essentielle de l’énergie par la matière ( qui sont, rappelons le, la même chose). Est-ce que ça donne pas un peu de classe supplémentaire au statut de créateur*, bien qu’il n’y ait nul besoin de donner des preuves de la noblesse des troubadours ? Quand j’avais demandé à Chloe von Fyredorff d’où il tirait la volonté de continuer à vivre au milieu de sa propre aura de négativité féroce, c’est quand même à lui qu’on doit les côtés les plus nihilistes du précataclysmisme, la notion de catastrophe imminente, de… Mais je me rends compte que je me perds dans mes phrases (Règle numéro quarante-treize virgule trois, trois, trois… : le créateur précataclysmique ne doit pas chercher à contrôler quoique ce soit, et surtout pas l’acte de création. à moins que ce ne soit l’inverse. Copyright conjoint M.Pantomime et M. Daniels, Jack ). Quand j’avais demandé à Chloe von Fyredörf d’où il tirait la volonté de continuer à vivre au milieu de sa propre aura de négativité féroce, donc (merci Ctrl C, Ctrl V), il m’avait répondu d’aller me faire foutre. Voilà. Énergie négative en plein dans ma tronche, particules-ondes de haine pure.

J’ai rencontré Chloe durant l’été 2002. Mon estimé compagnon de déchéance éthylique Demian S. Coyote ( son second prénom est celui de son père) m’avait confié en main propre, accoudé au comptoir d’un de ces pittoresques troquets des petites rues de Limoges nommé le Duc Etienne, un CD gravé, à la pochette travaillée façon imprimante-deux-couleurs-pour-faire-punk-trois-photos-piquée-sur-le-net-avec-juste-un-filtre-photoshop. Un nom, Chloe. Juste Chloe. Une phrase, Agression is Art. J’ai toujours ce skeud, j’ai appris à aimer la photo en gros plan de cette femme nue agrippée aux barreaux de sa cage. En deux mots, sa(c )cage. Merci. Le son gravé là-dessus (j’ose à peine penser le mot musique, mais il a pourtant profité d’un soupir entre mes lèvres pour s’échapper) est électronique, minimaliste, relativement inécoutable, voire éprouvant et douloureux par moment (par douloureux, je veux dire que j’ai physiquement eu la sensation qu’on m’enfonçait un tournevis dans les tympans une fois ou deux.) Je ne connais personne qui ce soit imposé une écoute complète de ce truc sans subir des lésions cérébrales irréversibles. Haine=énergie=aggression=création=art. Fut-un temps, mon valeureux camarade de psychose Jehm Pöm écoutait ça dans sa voiture. J’en ai froid dans le dos.

Entretien avec un autre vampire dans Archive chloecover

J’ai rencontré l’entité psycho-physique Chloe von Fyredörf quelques mois plus tard lors d’un concert de black metal . Il en résultat un article paru dans le fanzine Mailting Potes de l’association « la pie lotoise », dont voici, à la demande générale des rédacteurs fainéants de cet essai, les meilleurs moments (sélectionnés par un panel représentatif de la population de mon appart ayant la flemme).

(…) Chloe. Un mètre quatre-vingts de peau si blanche qu’elle en était translucide, de maquillage mal appliqué, de cheveux filasses trop noirs pour le visage qu’ils encadraient, de tissus déchirés, d’automutilations diverses, de tatouages à l’absinthe et de cette séduisante arrogance que seuls ceux qui savent de façon intime qu’ils vont mourir jeunes peuvent afficher sans être ridicules. (…) C’était une pute venue de l’enfer pour montrer aux yeux du monde encore quelques anges avant l’effondrement et la fin de la société occidentale capitaliste. C’était Chloe, un Ziggy Stardust à deux balles, un être dont l’existence même était une insulte au concept de « civilisation » et un sacrifice sur l’autel de la décadence. Chloe était, avant toute chose, répugnant(e)**, insupportable, peut-être parce qu’il/elle nous renvoyait l’image de tout ce qui, en nous-mêmes, fait que la race humaine est vouée à l’autodestruction.

(…) Chloe parlait peu. (…) son regard suffisait, mais je ne savais jamais si l’expression triste, sauvage et vaguement condescendante de ses yeux voulait dire : « allons baiser tout de suite dans ta caisse » ou « tu es comme tous les autres, moi compris, un putain d’enculé de fils de pute, fous-moi la paix ». Au contact de Chloe, on avait la franche impression, dans tous les cas, d’avoir affaire avec une entité schizotrope, un être constituant à lui seul la mince frontière entre la santé mentale et la folie. On aurait dit une petite tantouze anémique qui aurait suivi des années de psychanalyse avec William Burroughs comme thérapeute, ou bien la fille illégitime de Jim Morrison et d’une geisha opiomane, gagnant sa vie en vendant sur le Net des photos S.M. et des animations en flash représentant James Dean en train de se faire sodomiser par une Christina Ricci androgyne équipée d’un gode ceinture.

Chloe était le signe évident que certains d’entre nous, la génération Y2K, mourraient jeunes, sacrifiés sur la croix du nouveau millénaire érigée sur les décombres d’un monde judéo-chrétien en perdition.

WE WILL DIE YOUNG.

C’est avec lui/elle que j’ai ressenti pour la première fois l’appel du vide, que j’ai entendu la sourde mélopée venue des abysses les plus sombres de l’esprit humain. Nous sommes destinés à la déchéance, et ceux qui le savent crient si fort que leurs corps se stigmatisent pour expier cette connaissance impie. Chloe était à la fois Adam, Eve et Lilith. Le fruit de la connaissance lui avait brûlé la langue et laissé sur son âme le goût aigre-doux du sperme, de la lumière artificielle et des cris. Le goût de la chute. Nous tombons ensemble, juste pour ne pas être seuls.

Rencontre de Chloe par Durf667 le 25/11/2002.

Paru sous le titre Chloe dans Mailting Potes n°H2.

 

Voilà. Je pense que vous avez tout en main. J’espère que vous avez envie de connaître dès à présent les productions de ce cerveau-là, celui de Chloe von Fyredörf. Neurones=matière=électricité=energie=création. Énergie chloeienne dans ta face. Allez en paix, mes enfants, et bon courage.

 Les masochistes peuvent écouter « Agression is Art » ici et .

 

Durf 667, Toulouse, 16/08/2005.

 

*Môssieu Demian S. Coyote, escroc intellectuel, ce qui est mal, et qui lit par-dessus mon épaule en ce moment même, ce qui n’est pas très joli-joli non plus, me signale mes conneries et me réprimande en conséquence. A la place de créateur, j’avais écrit le mot artiste, ce qui est effectivement une belle connerie. Il a instantanément vomi sur mon clavier, ce qui va d’ailleurs m’interrompre dans la rédaction de cette préface alors que j’ai autre chose à faire. Rappelons la Règle numéro moins infini du précataclysmisme : artiste, c’est un boulot, créateur, c’est un état. Et l’état, c’est moi.

Ol’ Man Sid dans un jour où il se sentait d’humeur taquine.

 

**J’ignorais encore quand j’ai écrit ce texte si Chloe était un mec ou une nana, rapport à son androgynie forcenée. Les filles de l’internat du lycée catholique Sainte Cindy de Bourg-la-Chignole, dans le Bas-Rhin, m’ont assuré que Chloe possédait tout ce qu’il fallait pour pallier la pénurie en cierge dont souffrait à cette époque la vénérable institution, on se demande bien pourquoi.

Haïkus automatiques.

5 janvier 2012

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L’ogre meurt de faim,

L’ondin réclame de l’eau,

De gros vers attendent.

 

 

Hier sera cloué

Sur un mur. Les yeux se ferment,

La photo est floue.

 

 

Le miroir est une

Frontière, une orée, un sas.

Gardé par soi-même.

 

 

Fuir est une idée

Appliquée par tous, souvent

Sans s’en rendre compte.

 

 

Le sommeil me fuit,

Trop terrifié, non par lui,

Par l’odieux éveil.

 

 

Une odeur s’imprègne,

Se love, s’insinue. Riche

Est celui qui sent.

 

 

Respirer fait mal.

Expirer, bien plus encore.

Mais arrêter tue.

 

 

Un haïku n’est rien

Qu’un jeu auquel l’auteur triche.

Orgueil et snobisme.

5 – Google translate experience

24 novembre 2011

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Petite explication préliminaire : Ce texte est le résultat d’une expérience dadaïste menée sous le traducteur de Google. Le poème « 5  » (dont vous trouverez l’original ici) a été passé successivement par le filtre du traducteur dans cet ordre : du français à l’anglais, puis de l’anglais à l’allemand, de l’allemand au danois, et enfin du danois au russe, avant de terminer par la traduction google du texte obtenu du russe au français. Je dois dire que je trouve le résultat non dénué d’une certaine beauté étrange, assez poétique par moment, du fait des limitation propre au traducteur.

Ou alors, c’est juste une grosse connerie.

 

 

Je vois les lemmings sauté son rocher.
Je vois des images couleurs de la décoloration.
Je vois que disparaître de la vue les rend beaux.
Je vois encore tous les jours, les rides autour des yeux dans le monde.
Je vois des jeunes se saouler, ne sachant pas pourquoi je pense que pour vivre, de penser qu’elle connaît.
Je vois la division des esprits sont rigides, des plaies ouvertes.
Je vois le sang qui coule.
Je peux voir la nuit tombe.

J’entends les cris dans la nuit des fous ivres dans leur brume perdu dans la région.
J’entends le murmure de crainte que personne ne les écoute.
Je vous entends pleurer parfois.
J’entends les gémissements de l’amant temporaires inutiles.
J’entends des déclarations au sujet des personnes vaines qui ne s’attendaient pas qu’ils vont se rencontrer.
Je veux dire la certitude, où seul doute n’est pas permis.
Je peux entendre mon coeur battre, mais chacun à son propre rythme.
J’entends tomber la pluie.
J’entends les cris étouffés de chacun: «Mais écoutez-moi! »

Je peux sentir l’asphalte après la tempête.
Je me sens draps sales sur le diplôme le dimanche matin.
Je me sens le festival de sueur, de sang et de bière dans les arcades ouvertes impitoyable.
Je sens la poudre de voler dans les airs.
Je sens que je suis sur le plancher d’un étranger avant qu’elle se réveille, restant après le rasage.
Je me sens une pizza froide dans la boîte sous le canapé oublié.
Je peux sentir l’odeur de l’arrière foulard dans l’armoire.
Je sens la cendre froide.
J’ai l’impression que l’odeur de moisi d’une pièce vide.

Je goûte le sel des larmes.
Je goûte la sueur de deux corps nus.
Je goûte l’oubli dans les deux feuilles de papier à cigarette.
J’aime la paix et la tranquillité dans mon souffle nouveau à travers mâche.
Je goûte la salive pour la nicotine et autre chose.
Je goûte l’euphorie de malt.
J’aime le chaos, le fer, l’hémoglobine.
Je suis gré de la seconde peau.
J’ai du sable de l’autre côté.

Je touche une nouvelle cicatrice, gratter l’écorce.
Je touche le doigt sur la racine du problème.
Je touche le bac en feu.
Je me sens, mais ne s’applique pas aux chocs.
Je touche, ou du moins j’essaye.
Je touche, mais mes doigts dans ma fuite.
Je touche et qui ont été mordus, meurtris, coupés, brûler.
Je reçois trop de plaies ouvertes.
Je touche l’eau bénite.

Je vois ce que c’est.
Je n’entends rien.
Je sens l’odeur familière.
J’aime l’ironie de la situation.
Je touche au but.

La complainte anhédoniste de l’anti-philosophe

19 novembre 2011

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Je ne reçois plus les mails de

Dieu, que la chair me manque, avilie par

ce qui reste de ton image a été floutée par le

photoshop mental d’un masque ébréché qui ne cache plus

rien du néant interne, explosé par

l’envie d’être quelque chose l’a quitté

avec elle.

Rassembler les brisures du miroir

éclaté sur le sol boueux, fantasmes de faciales.

Un autre visage, un autre

masque mon visage du soleil,

voulez-vous bien le faire taire ? Sa voix

m’éblouit, j’ai trop de chose à faire, par

exemple, le train est en retard

de paiement. Le ticket paraît trop cher

pour ce qui reste d’énergie dans

le corps démembré du loup bouge encore, je crois

que je ne crois plus en

la Foi reste une idée intéressante en

ces temps jaunissent comme

les photos mentent, je ne ressemble

plus à

ça m’interpelle.

L’interrogation le saisit, l’appelle et

les oiseaux s’enfuient à son

approche-toi de ce qui s’

éloigne-toi de moi, c’est pour ton

bien que tout le monde finisse par s’en

aller de là à de là.

Ce n’est pas de la douleur si tu la

partage le pain et le vin.

Et je ne reçois plus les mails de

Dieu merci !

Petit lexique non-exhaustif du précataclysmisme

28 octobre 2011

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Absurde : Le monde, l’univers, tout, absolument tout est absurde. Vos proches ne comprennent jamais vraiment ce que vous voulez dire. 99% de la vie sociale est construite sur des malentendus. Le sens qu’on trouve est donné par nous-même, il en est d’autant plus important (voire Contrôle.)


Anarchisme : Ne reconnaître aucune autorité autre que celle issues de sa propre éthique.


Combat : Le précataclysmiste est toujours un combattant, comme un Jacob luttant perpétuellement avec l’ange, symbolisant sa propre vie, sa propre personne.


Contrôle : Toute tentative de contrôler quoi que ce soit est inutile. Le battement d’aile, le papillon, tout ça. Mais nous sommes tous des papillons.


Destin : « On ne veut jamais que son destin » (Thomas Mann). Chacun a son destin, qu’il se construit lui-même, tout comme il choisit le sens des choses et des événements.


Dionysiaque : Face aux sociétés humaines, profondément apolliniennes (pleine d’ordre, croyant au progrès, professant l’idée de la perfection personnelle comme but à atteindre pour chacun), le précataclysmiste se réclame du pessimisme dionysiaque. Il en appelle à sa propre imperfection pour se découvrir lui-même, il espère les erreurs qui le font avancer. Il oublie l’absurde au travers de la joie.


Éthique : Et même, « éthique amorale ». Une trace d’idéalisme apollinien appliquée à sa propre personne. C’est bien beau de trouver le monde dégueulasse, encore faut-il prendre la peine de ne pas le pourrir encore plus de par son propre comportement. C’est à chacun de trouver sa propre éthique et d’essayer au maximum de l’appliquer. C’est pas facile.


Exil : Le retrait du monde temporaire, quand il se fait trop dur, trop agressif, trop mauvais. Il peut être physique (l’ermite dans la forêt), mais aussi et surtout mental (alcool, drogue, sexe, par exemple). L’exil est une situation, la joie en est une forme, la plus apaisée et la plus belle.


Gnose : Le matériel est mauvais, le spirituel est bon, disaient les cathares. Voilà. Le monde EST mauvais, aucune société humaine ne pourra le rendre bon. La salvation ne peut être qu’intime et personnelle.


Hédonisme : Pour atteindre la joie, le plaisir et la recherche du plaisir peuvent aider. Le piège étant dans le désir qu’ils peuvent provoquer dans une âme, cause de souffrance (Dionysos n’a pas toujours raison). Mais l’hédonisme n’est pas mauvais en lui-même. C’est un cheval sauvage qu’il faut dompter en permanence, en tenant compte de l’éthique.


Idéalisme : C’est ça justement : une idée de ce que le monde et nous-même pourrions être, tenter de l’établir, échouer, mais progresser humainement en essayant. Car Apollon n’a pas totalement tort.


Joie : Le moment parfait où l’humain est pleinement dans la situation, où l’absurde est oublié, où la rage et l’éthique l’ont amené à enfin être réellement et absolument lui-même. La joie est éphémère mais justifie tout le reste, elle est une promesse, un aperçu, un rappel.


Nihilisme : L’absurde dit que rien n’a de sens. La gnose dit que le monde est mauvais. Le précataclysmiste est donc forcément nihiliste, ce qui ne veut pas dire qu’il voudrait forcément tout détruire. C’est juste qu’il ne croit pas en les idéalismes politiques, religieux ou autres qui tiennent la plupart des êtres humains. Il sait que la joie est ailleurs.


Précataclysmisme : La fin du monde doit toujours être prévues pour le soir même.


Rage : Une façon de transformer les émotions négatives destructrices en quelque-chose de positif. La rage empêche de se résigner et de baisser les bras. Elle peut porter loin. La colère, le désespoir, ne peuvent que vous aider à vous détruire. La rage peut vous aider à construire quelque chose.


Réalité : Il n’existe pas de Vérité objective, seulement d’innombrables Réalités subjectives.


Situationniste : Il n’y a pas de passé ou de futur, il n’y a qu’aujourd’hui. Il n’y a que la situation présente, riche de potentiel, pleine de ce qui fait l’humain. Le précataclysmite peut donc être vu comme un situationniste.


Souffrance : Le prix à payer pour avoir droit à la joie, si tant est qu’on utilise la rage que la souffrance engendre à bon escient, qu’on ne se laisse pas submerger par la négativité et l’anti-vie qui l’accompagne.

Je et Moi

26 septembre 2011

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Qu’écrire quand on a rien à dire ?


Chaque jour ressemble au précédent. En pire, en mieux, qu’importe ? Je a trop fouillé dans la boue, Je a trop remué la merde.

Je en apprends un peu plus. C’est une exhumation. Ce n’était pas mort, ça a à peine vécu. Mais c’est enterré quand même.


Archéologue de soi-même. Chercher le trésor enfoui, les ruines, les fondations.


Je est Moi.

Je n’est pas ce que Je croit être.

Je est perdu en Moi comme dans un temple oublié..

Je ne trouve pas Moi.

Alors que Moi est partout autour de Je.


Je aime, désire, veux, Je aspire, Je cherche et cherche encore.


La constante schizophile d’un esprit. Scinder ce qui n’est pas appréhendable tout d’un bloc. Transformer Je en Nous. Pour le comprendre. Pour lutter.

Pour se disputer, pour perdre, pour vaincre.

Pour se perdre, pour se vaincre.


La crasse. Vautrée dans la poussière, cuisant au soleil.

Mouches, cafards.

Évier plein de vaisselle, lit défait, sol moutonneux.

Cendriers pleins.

Demain.

Nous a choisi ce que Je serait aujourd’hui.


Abandonner une lutte pour une autre, laisser faire, laisser crever.

Essayer.

Dire adieu. Remplacer un désir, une aspiration par un désintérêt global. Y croire.

Pour un temps.


La vérité, quelle vérité ? Je n’est que réalités changeantes et précaires, contradictoires, éphémères.

Une cicatrice par réalité.

Choisir.

Je est dubitatif.

Moi sait.

Mais Moi ne dit rien.

Moi est.


Plus de sucre pour le café.


Je s’esquisse.

Je s’aperçoit.

Je est Nous est Moi.

Nous se déchire.

Je observe.

Moi attend dans sa tombe obscure et froide.


Moi a tout son temps.

Je fais aussi vite qu’il peut.

Fièvre et tempête

19 septembre 2011

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La fièvre l’avait emmené plus loin qu’il ne l’aurait cru.

En des temps et des lieux révolus ou non encore existant, dans des cryptes oubliés de son âme, dans des aspirations non assumées.

Il se souvenait de tout, mais la loupe avait un défaut, amplifiant le détail, occultant l’essentiel.


Les démons revenaient, aussi.

Des voix à son oreille murmuraient des culs-de-sac, lui promettaient des aubes d’après la pluie, à l’atmosphère fraiche et enivrante, alors que la tempête était loin d’être terminée. Le beau temps reviendrait, mais le démon mentait. Pas encore. Pas tout de suite.

Le diable sur son épaule droite lui présentait des scènes non-vécues, des futurs impossibles, des passés idéalisés.

Sur l’épaule gauche, le néant s’infiltrait dans ce cerveau bouillant, rappelait les blessures, promettait la douleur, proposait l’inévitable, ou le présentait comme tel.


Les draps étaient trempés, la sueur portait en elle l’odeur du combat de ce corps exténué, de cet esprit à terre. De ce combat gagné.

Une bataille.

La guerre, encore.

Les nuages s’écartaient. Les questions restaient posées, mais le besoin de réponse se faisait moins impérieux.


Un cerveau se réveillait enfin, apte à la suite.

Le corps renâclait encore un peu. Le combat encore faisait rage.

Mais les armes émoussées retrouvaient leur tranchant.

Cryptopornographie

21 août 2011

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Il ne fait plus grand chose.

Chaque jour ressemble au précédent. Il n’est plus qu’une feuille de papier au texte illisible que le vent a emporté. Il se prend dans les branches qui le déchirent, il subit la pluie, il est souillé de boue et d’encre noire.

S’il se lève le matin, c’est parce que le sommeil terminé fait place à des méditations morbides que seul le café peut canaliser.

Sinon, il resterait couché.

Les rêves sont douloureux quand l’éveil survient.

Il n’est plus très sûr de penser correctement. Ses agissements le surprennent parfois. Il ne comprend pas tout.

Il est fatigué en permanence. Il se nourrit mal, alors l’énergie lui fait défaut.

Il boit trop.

Il prend des décisions, commence à y travailler, puis abandonne sans s’en rendre compte.

Il se connait trop peu, mais suffisamment pour savoir que les sentiments qu’il ressent sont factices. Il voudrait aimer mais se l’interdit, pour des raisons bonnes et mauvaises. Il s’est piégé lui-même. Effet larsen, le passé récent défonce la porte. Mais ce n’est qu’une tentation mortifère de plus. Il ne veut pas se faire avoir.

Il s’en veut.

Il s’en veut de s’en vouloir.

Il tient le coup.

Pour l’instant.

Il s’est rasé le crâne, ce matin. Ça a quelque chose à voir avec l’idée de pénitence.

Mais il ne sait pas de quoi il se punit.

Ou alors, c’est un complexe du Christ.

Il télécharge beaucoup de porno, en ce moment. Une addiction chasse l’autre.

La clope lui file la gerbe, mais il reste à deux paquets par jour.

Il écoute en boucle Janis Joplin, en ce moment.

Il a mal au bide.

Il n’ose plus demander.

Il n’ose plus appeler.

Il a mal, comme tout le monde.

Il est unique, comme tout le monde.

Il attends.

Encore une semaine.

Tenir une semaine.

Et il demandera.

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