Rêve #538

Posté par Durf667 le 11 janvier 2016

J’ai rêvé, épuisé, de souvenirs futurs

J’ai rampé dans mon sang en attendant tes bras

J’ai creusé ma douleur, su ce qui me perdra

J’ai souhaité être là. J’ai souhaité être sûr…

.

J’ai rêvé de ta peau qui dansait sous mes lèvres

J’ai rêvé de tes larmes où se noyaient les miennes

Et mes plaies s’épanchaient sur l’épaule des tiennes

J’ai rếvé d’un combat dont tu étais la trêve

.

J’ai senti ta douleur se nourrir de mon sang

J’ai senti ton espoir s’insinuer sous mes draps

Déchirant ma raison, réchauffant le climat

De mon coeur assoupi, fatigué des tourments

.

J’ai intégré ce doute à mon schéma mental

Ce que je ne sais pas et ne saurai jamais

J’ai rêvé de ta bouche qui soufflait l’air de Mai

J’ai rêvé d’un printemps de braises, espoir fatal !

.

C’est toutes mes névroses que je dépose ici

Sur l’autel, sur la pierre, en vue du sacrifice

Je voudrais sans douter venir entre tes cuisses…

Mon cerveau est trop sale, trop usé, trop rassis.

.

Alors que l’on me laisse me glisser contre toi

Oublier dans ta sueur les promesses de l’ombre

Qui m’ont promis le rien, qui m’ont promis la tombe

Si je veux vivre encore, c’est un peu grâce à toi

.

J’ai rêvé de connaître le parfum de ta fièvre

J’ai rêvé de nos corps éreintés l’un par l’autre

J’ai rêvé de la paix qui un jour sera nôtre

J’ai rêvé de ta peau qui dansait sous mes lèvres.

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Vivant

Posté par Durf667 le 8 novembre 2015

Quand l’horizon au loin

Est caché par ces murs

Que j’ai construit moi-même dans l’erreur, dans l’absence

Il faut prendre le chemin

Où l’on pleure et danse

 

Là-bas, l’air n’est pas pur

Pas plus qu’ici, je crois

Le fil que cette Ariane a lâché, je le cache

Au sein de mes blessures

Car, que je sache

 

Je suis vivant

 

Et si je perds la foi

Si je sombre, en silence

Si la lutte est trop dure, si la chute me guette

Seras-tu avec moi

Pour sauvez ma tête ?

 

C’est pas une question de chance

C’est un combat sans fin

C’est un fardeau, un poids que l’on mène au cimetière

Et je peine, et je pense

Je fais la guerre

 

Je suis vivant

 

Souris-moi, prend ma main

Souffle encore sur les braises

Ne me laisse pas mourir car ce coeur bat encore

Tout est clair, tout est bien

Je ne suis pas mort

 

Je suis vivant

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8 auto-portraits

Posté par Durf667 le 15 septembre 2015

 

 

Dans les sombres enfers

Un homme est écorché,

Repoussé dans la mer.

Feu, eau, sel sur les plaies.

 

 

Dur est le fer qui perce l’âme,

Unique trésor de cet être

Refusant bonheur et tempêtes.

Fier comme un pou, il refuse tout.

 

 

Dotons-le d’un esprit de conquête, il lui manque

Une force intérieure qui l’amènera où

Réside l’arme ultime qui pourrait tuer ce loup

Féroce qui détruit, qui s’enfuit et se planque

 

 

Doux et

Urticant comme l’ortie

Rocher dur mais friable entre les doigts du

Faux prophète

 

 

Dis-moi ce que tu vois, mon cher !

Un homme ? En es-tu sûre ? Car moi,

Riche d’espoir, je le perçois

Fou. Un enfant doué de vieux nerfs.

 

 

Diablement grand est son orgueil. Mais il faut dire

Uniquement dans son sommeil, il le concède.

Ridicule est sa confiance, pourtant ! Le pire :

Fausse noblesse : il attends mais refuse toute aide.

 

 

Durablement incriminé

Utilement désespéré

Rarement enthousiasmé

Fidèlement abandonné

 

 

Dites-moi si je suis dur avec moi-même

Un idiot ? Un paumé ? Un fou ? Un

Rêveur ?

Faut croire que je suis tout ça, et rien de ça, et autre chose que je ne connais pas.

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Lettre à toi, Société, ou : Le génocide invisible.

Posté par Durf667 le 25 mai 2015

 

Je suis le témoin muet, impuissant, atterré

D’un génocide invisible que l’on cache au monde.

Tu nous vends du bonheur cellophané, immonde.

Tu nous tues, tu le nies, tu crois vraiment. Tu rêves…

 

Tu nous refuses paix, repos, il n’y a pas de trêve

Autorisé à ceux pour qui vivre est une lutte.

Tu nous dis : « Envole-toi ! », mais nous sommes en pleine chute…

Si nous osons crier, tu nous dis : « C’est pas moi !

 

C’est quand même pas ma faute si tu ne comprends pas

Que je veille sur toi aussi bien que je peux ! »

Et bien, tu t’en sors mal, sale connasse de mes deux !

Rends-moi mon RSA et va taxer la vieille

 

Héritière L’Oréal, ou Dassault. Au soleil

Ils en ont de la thune. Et j’ai un scoop pour toi :

Un petit millions en moins, ils le sentiront pas,

Les cinquante balles en moins, pour moi, un pauvre con,

 

Que tu m’as retiré pour cette simple raison

Que j’ai un peu bossé il y a deux ou trois mois,

Que j’ai viré mon mec, que je n’ai pas d’emploi

Depuis trop longtemps à ton goût de merde,

 

Et ben il me les faut. Pour mon toit, pour manger.

Mais tout ça, tu t’en fous, tu as bonne conscience…

La froid, tu connais pas, elle est pleine, ta panse…

Nous crevons de tes erreurs… De ta nullité.

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Sans titre n° #667 v.12.3.456.7

Posté par Durf667 le 17 mars 2015

 

Je voudrais le poser, ce poids sur mes épaules,

Le partager un peu, le porter sur deux dos,

Mais il est fait de nerfs, de chairs, d’ombres et puis d’os,

Et tu t’effondres au sol quand c’est moi qui le pose.

 

Je voudrais m’abreuver aux sources des héros ;

Me reposer à l’ombre, dormir, faire une pause.

Et tu brûles au soleil ausitôt que moi, j’ose

Abandonner la lutte, espérer le repos.

 

Car mon boulet me traine , me freine, me fuit depuis

Trop longtemps. La chaîne est solide et je prie.

Sisyphe est solitaire, et le Christ perds la foi.

 

Nous buvons la poussière et le reprends ce poids

Que je porte depuis si longtemps. C’est ma vie,

Ma douleur, mon combat, mes écorchures, ma croix.

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