Crash-test #29

Posté par Durf667 le 22 janvier 2015

 

 

Haïku :

Elle n’entend pas bien

C’est pourquoi elle imagine,

Elle pense qu’on la hait.

 

Il n’y a, finalement, pas de matin plus triste que celui de Noël quand on n’est plus un enfant.

 

Quoi que tu fasses pour la première fois, dis-toi aussi que c’est la dernière fois que c’est une première.

 

Je suis PAS parano ! Je suis PRUDENT ! C’est pas parce que mon colloc paie le loyer que je le laisserai faire tout ce qu’il veux chez MOI. C’est pour ça…. Ouais, c’est pour ça que j’ai planqué toutes ces caméras partout dans l’appart. Une figurine en résine Gundam sur une étagère du salon, dans le salon. Une caméra dans le socle. J’ai détourné la kinect, aussi. Un faux briquet posé sur la table basse. Il fume pas. ET quelques autres… dans le salon, la salle de bain, l’entrée, la cuisine. Sa piaule. Le tout émettant en HF vers mon PC. Comme ça, il peut pas me la faire à l’envers. C’est qu’il ramène du monde à l’appart, en plus ! Des copains à lui, son dealer, ses parents. Des filles, aussi. Ouais… Des filles…

 

La viande avait le goût d’un meurtre. Le vin celui de cendres.

 

Tu n’es rien d’autre qu’une magnifique et inutile cathédrale de carbone.

 

La nuit fut longue et l’aube naissante se fige dans la fraicheur bleue d’un air nettoyé par une pluie intermittente. J’ai soif. Le soleil arrive. J’attends, sur le toit de cet immeuble, le cul sur le béton, le regard à l’ouest. Premier rayon de soleil. Caresse ma peau. Odeur de brulé. Ça fait mal. Ma joue exhale une fumée noire. Carbonisation en cours. Enfin, le soleil. La fin d’une nuit de 300 ans.

 

La douleur est parfois la seule façon de se rappeler qu’on est vivant.

 

« Le monde est injuste !

- Qui a dit qu’il était sensé l’être ? »

 

Et ainsi le mentor devint l’élève.

 

Alors, il reprend ce vieux texte, le relit, le corrige. Sans but. Il voit les failles. Il respire des mots venus de son passé. Ce n’est pas ce qu’il raconte dans ce texte qui compte. C’est ce que le texte lui raconte de lui-même.

 

Ils défendent la liberté d’expression en prenant des mesures liberticides…

 

Un rassemblement, ce n’est rien d’autre qu’un carrefour engorgé, ce n’est rien que le croisement des chemins personnels des membres d’une foule qui cherche sa destination.

 

Une vie, c’est juste la somme des mensonges que celui à qui elle appartient se raconte.

 

C’est pas moi qui suis désespéré, c’est le monde qui est désespérant. Et je suis lâche, aussi.

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Le cloitre, chapitre 3

Posté par Durf667 le 30 novembre 2014

Une nouvelle collaboration avec Ardonau est disponible en cliquant n’importe où sur cette phrase. Les photos sont donc d’Ardonau, le modèle, c’est ma gueule et le texte également. Enjoy !

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Bunker

Posté par Durf667 le 22 novembre 2014

Trop à l’étroit dans le bunker

Trop éreinté pour avoir peur

Tu rampes et manges la poussière

Tu t’demandes où est passé l’air

 

Et tout l’monde crie, et tout l’monde saigne

Personne écoute. Fin de règne

Pour les anges et pour les démons

Ne restent qu’les aveugles et les cons

 

Alors tu cries, oui toi aussi

Tu veux qu’on t’entendes et tu ris

Hystériquement quand tu t’rends compte

Que toujours tu seras seul au monde.

 

Mais si la vie n’a aucun sens

Pourquoi encore tenter la chance ?

Autant tout de suite se barrer

Dans ta camisole, te cacher

 

Tu voudrais vivre un peu plus fort

Un peu plus loin, oui, mais, d’abord

Il faudra marcher les pieds nus

Sur du verre pilé, et fourbu

 

Tu sauras jamais où tu vas

Personne le sais, oui, c’est comme ça

Mais vas-y quand même, la seule chose

À savoir, c’est qu’y a pas de pause

 

Dans cette course imbécile

Qui nous paraît si difficile

Alors rêve-pas, tu vas crever

Un jour, une nuit, p’t'être cette année

 

Peut-être dans cent ans ? Tu sauras

Alors qu’il n’y a que toi

Pour te sauver de la souffrance

Qui est livrée avec la naissance.

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Petit poème stupide ayant pour principal but de casser l’ambiance carrément glauque qui règne dans ce blog ces derniers temps, contenant un jeu de mot horrible et dont le titre est presque plus long que le texte.

Posté par Durf667 le 19 octobre 2014

Un soir après le taf, Homer alla chez Moe.

C’est pas trop une surprise, on l’y voit tous les soirs.

Un client inconnu commanda donc à boire,

Il paya sa tournée. Homer trouva ça beau.

 Moe

Plus tard dans la soirée, ivre-mort fut Homer.

Moe dit à l’autre : « Mon pote, peux-tu le ramener ?

  • Mais bien sûr mon ami, je ne peux que t’aider !
  • Suis mon poto, Homer, c’est le dieu du tonnerre. »

 

Ainsi, Thor prit Homer sous le bras et partit

Le ramener à Marge qui l’attendait, inquiète.

Elle remercia Thor, à Homer fit sa fête.

Thor, serviable, revint chez Moe, son bon ami.

 

Moralité : L’ami de Moe, Thor, aide.

 

 

 

lemmy

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Poème sans doute écrit il y a 2 ou 3 ans dans le but de sonner comme un slam et retrouvé dans un vieux cahier

Posté par Durf667 le 17 octobre 2014

J’aurais dû finir par m’y faire,

Je devrais arrêter de m’en faire

Pour ce qui me pourrit l’atmosphère.

Je devrais crever par terre,

C’est pas mon millénaire.

 

Je devrais embrasser mon flingue

Avant de devenir vraiment dingue,

De me noyer dans une seringue

Dans ce caniveau où je valdingue,

Cradingue

 

Comme tout ses bâtards silencieux

Qui ont du mépris plein les yeux…

Ils se croient mieux.

Les affreux.

J’y foutrais le feu

 

Si j’étais plus perdu que ça,

Plus violent que ça,

Plus sûr de moi.

 

Mais je suis une loque.

Je vaux pas le prix d’une breloque.

Sale époque…

 

Ouais, je suis un gros loser,

Le king des perdants, sale chômeur

Trop niqué pour se donner le cœur

D’arrêter les erreurs,

De me faire la faveur

D’arrêter d’avoir peur,

De créer les couleurs

Dans ma vie monochrome et sans chaleur.

 

Mais j’ai le courage de rien.

Chaque jour je m’abstiens

D’essayer chaque matin

 

De commencer quelque chose.

De continuer quelque chose.

De faire quelque chose.

 

Mais non tout ce que je fais c’est de broyer ma prose,

Jamais rose.

Et je cause,

Et je cause,

Et je cause.

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